Entre Nantes et l’océan, au milieu de son parc de 5 hectares,
un château du 17ème siècle à restaurer, sa chapelle et ses dépendances
Nantes, LOIRE-ATLANTIQUE pays-de-loire 44000 FR

Situation

À 40 minutes au sud de Nantes, proche de la Vendée, le château est situé non loin d'un axe routier qui permet de rejoindre les plages du littoral Atlantique, la gare TGV et l'aéroport qui dispose d'une liaison quotidienne avec la capitale. Le domaine est rattaché à une petite commune d'environ 4500 habitants, bien dotée en commerces et services. Traversé par une rivière, c'est un paysage verdoyant et bocager, partagé entre agriculture et viticulture (appellation muscadet).

Description

Depuis la route, un portail en fer forgé soutenu par des piles et cerné de hauts murs en pierre ouvre sur l'allée qui mène au château. Les portes charretière et piétonne percent un mur de pierre de taille et donnent sur une vaste cour pavée bordée sur trois côtés par le bâti et ceinte à l'ouest par une douve en demi-cercle.
Ancienne seigneurie des marches communes du Poitou et de Bretagne, elle constituait une place forte sur la frontière entre ces deux provinces. Le château, complété et remanié au fil des siècles, présente aujourd’hui une belle unité architecturale, datée de la seconde moitié du 17ème siècle. Les bâtiments nécessitent des travaux de restauration conséquents et sont partiellement inscrits aux Monuments historiques.
L'ensemble forme un U et se compose, au centre, de la façade, de l'ancien logis seigneurial, au sud des communs et au nord des pièces pour le service. Les bras de chaque aile se terminent par un pavillon au toit pentu, couvert d'ardoise, tandis que le reste est habillé de tuiles. Une tour ronde, surmontée d’un toit conique, est isolée du reste de la bâtisse.
La chapelle du 15ème siècle est située un peu plus loin, à côté de l’ancienne ferme. Accessible depuis un porche, avec une porte piétonne et un guichet, son faîte est orné de cinq boules de pierre avec leur piédouche.
Les anciens jardins se trouvent au nord de la maison. Longtemps exploités en tenue maraîchère, ils comportent deux parties : celle aux abords de la maison est traversée par un canal qu’alimente un ru. En partie supérieure, il s'agit d'une vaste étendue d’un hectare, entourée de murs.
À l’ouest, le jardin est en herbe et ménage une vue imprenable sur un paysage bucolique de prairies et de plaines qui s’embrasent le soir à la lumière du soleil couchant.

Le château

Ce modeste et authentique logis poitevin, fermé autour d’une cour bordée d’un pavage remarquable, devint au 17ème siècle, après transformations, une agréable maison de plaisance.
De ce qui fut la partie centrale de cet « hôtel noble », ne reste aujourd'hui que la façade, par ailleurs inscrite aux Monuments historiques. Ses trois portes sont surmontées de frontons : triangulaires à droite et à gauche et semi-circulaire au centre. Un couronnement pyramidé orne la partie supérieure.
Le bâtiment central était encadré par deux gros pavillons de deux niveaux sous comble. Seul celui du nord est encore en état. Il est prolongé par un bâtiment qui abritait les pièces de service et un pavillon cubique percé au 20ème siècle de deux chiens assis.
Les trois corps de bâtiments contigus constituent l’aile nord et concentrent les pièces d’habitation actuelles.

L'aile nord

Les 440 m² habitables se répartissent, au rez-de-chaussée, en deux cuisines, une salle de séjour, une salle à manger, un salon et une bibliothèque avec de grandes cheminées. L’une d'elles est typique des châteaux de Gilles de Rais. S'y trouve aussi une ouverture en forme de meurtrière, ainsi que les traces d'un incendie daté des guerres de religion. Le sol est à ce niveau recouvert de tomettes en terre crue.
Huit chambres et des pièces d’eau sont situées au premier étage. Un grand nombre des éléments architecturaux y ont été conservés : poutres, parquets et fenêtres à recouvrement avec gueules de loup.
Les combles sont accessibles depuis le grand escalier. Il s'agit à proprement parler de greniers qui couvrent à l’est le grand salon et la salle à manger : un vaste espace de 80 m² environ traversé par de larges poutres, complété par un grenier plus modeste et une chambre agrémentée d’une lucarne cintrée.
Dans le pavillon à l’ouest, un second escalier donne accès à une pièce aménageable, avec une charpente remarquable et ses solives d’origine.
Trois caves ont conservé un pavage ancien et se partagent une partie du sous-sol.

L’aile de dépendance sud

L’aile sud, datée des 14ème et 17ème siècles, s'étend sur 250 m² environ et affiche des volumes prometteurs. Elle comprend, dans le pavillon, une boulangerie avec deux fours à pain ainsi que l’écurie, pavée de grandes pierres striées.
À l’étage, outre le grenier à fourrage, se trouve une petite pièce aux murs de torchis avec une belle poutre en arrondi.

Remise

Accolé à la façade de l’ancien logis, l’ancien pressoir à pommes fait office d’atelier.

La tour poivrière

Il s’agit d’une des rares transformations datée du 20ème siècle. À l’origine, cette tour d’angle était rattachée au logis seigneurial et était couverte d’un toit plat en tuiles. Au début du siècle dernier, elle a été isolée du reste du bâtiment, arrondie et coiffée d’un toit en poivrière.

La chapelle

La construction de la chapelle remonte à 1490. Dédiée à la Vierge Marie, elle a depuis perdu son clocher, dont la présence ancienne est attestée par quatre montants de chêne situés dans la charpente.
La façade comprend une porte d’entrée, avec deux pilastres surmontés d’un chapiteau de chaque côté, qui supportent un entablement servant de base à un fronton en anse de panier.
L’état primitif intérieur de la chapelle est bien conservé. L’autel est surmonté d’une fenêtre double de style gothique flamboyant, dont le bas est caché par un retable du 17ème siècle, qui comporte quatre colonnes de marbre et une arcature ornée de trois têtes d’angelots.
Le tableau central est un portrait de la Vierge à l’Enfant, de belle facture.
Les douze croix de consécration et deux bénitiers, chacun à côté des deux portes, attestent de l’ancienneté de l’édifice.
Les murs nord et sud sont percés de trous derrière lesquels se trouvent des vases en terre, appelés vases phoniques, qui donnent à l'ensemble une excellente acoustique.
À noter aussi la remarquable statue de la Vierge, en bois doré, datée du 17ème siècle, qui se trouvait à l’origine sur le retable et les sépultures de plusieurs membres des familles propriétaires du château. Une pierre tombale située au sol signale ainsi l'inhumation du dernier seigneur de Bretagne.
L’édifice est classé et protégé, tant pour l’intérieur que pour l’extérieur.

Le canal

Il traverse les jardins et est entièrement muré. Large de 6 mètres, il comporte deux bras en T d’environ 40 mètres de long chacun. L’un de ceux-ci se termine par la partie circulaire qui ferme la cour. L'ensemble comporte au moins cinq escaliers, qui permettent de descendre à mi-hauteur et des petites écluses. Il pouvait donc servir à l’irrigation mais aussi comme réserve de poissons. Trouvaille ingénieuse pour l'époque, lorsque les températures s’annonçaient négatives au cœur de l'hiver, les écluses étaient ouvertes. L’eau se déversait alors sur le terrain et gelait pendant la nuit. Au matin, la glace formée était chargée sur des charrettes et stockée dans la « glacière », une pièce proche de l’entrée de la cour et identifiée comme telle au cadastre.

Ce que nous en pensons

Aux Marches des Provinces de Bretagne et du Poitou, le château attend un nouvel élan pour le siècle à venir. De la chapelle au canal, chaque pierre peut ici raconter une histoire, de celles qui évoquent le temps des seigneurs et d'une terre cultivée au rythme des saisons. Si l'ensemble est aujourd'hui à rénover, il présente un état de conservation remarquable, qui justifierait une extension de la protection des Monuments historiques et des dispositions fiscales accordées à ce titre. Le lieu ouvre un large champ de possibilités et présente autant d'espaces pour accueillir que pour créer. La vue sur le paysage alentour est imprenable et l'air iodé qui balaie doucement les vignes à l'horizon vient rappeler que l'Atlantique et ses plages ne sont qu'à quelques encablures.

595 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 699011

Surface cadastrale 5 ha 32 a
Surface du bâtiment principal 444 m2
Nombre de chambres 7
Surface des dépendances 250 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Conseiller
Sud Loire-Atlantique


Nelly Richardeau +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus