À 2h de la capitale, en Bourgogne, proche d'une cité historique,
un domaine pour séminaire, son étang et ses 8 ha de terres environ
Auxerre, YONNE bourgogne 89000 FR

Situation

La propriété est idéalement située entre Paris et Dijon dans un village non loin de la cité de caractère d'Auxerre, proche des commodités et à 15 min de la gare qui dessert Paris-Bercy en un peu moins de 2h. Établi sur la rive gauche de l'Yonne dès l'époque gallo-romaine, le village a conservé de son passé sa discrète église du 17e s. consacrée à Saint-Léger ainsi que son château. Elle renferme les armoiries de la famille Boulard de Vaucelles qui a occupé la propriété au 19e s. Le petit bourg où se trouve la grande demeure a gardé tout son caractère malgré la proximité d'une ville. Le logis demeure quant à lui l'un des monuments majeurs de la cité.

Description

Une allée de tilleuls conduit à un portail imposant qui révèle un parc où un pigeonnier fait face à plusieurs bâtiments alignés datant des 16e et 17e s., et aboutit à un bâtiment plus imposant du 19e s. Un chemin gravillonné est prévu pour le stationnement des véhicules au pied du manoir. Le lieu est à la fois verdoyant et varié, planté d'arbres centenaires d'essences rares tels hêtres pourpres, séquoias et vieux chênes. Une seconde allée de tilleuls longe les anciens bâtiments de la ferme qui font office de gîte aujourd'hui.
Un ensemble est ponctué d'un étang de presque 1 ha, tapissé de nénuphars de couleurs pastel où se côtoient carpes et esturgeons. Un chêne vieux de 400 ans est toujours plein de vigueur et de majesté. Un verger composé d'arbres fruitiers tels des poiriers, pommiers noisetiers, figuiers, est situé à proximité de la demeure, non loin de la fruitière. Enfin, un terrain de tennis fait face à l'orangerie.

Le manoir

Construit au 16e s., servant de refuge à la noblesse de l'Auxerrois, il fut le théâtre d'événements lors des guerres de la Ligue qui embrasèrent la région. Une famille illustre, originaire du Berry, devint pendant un siècle propriétaire, la famille d'Estampes. Claude d'Estampes, alors capitaine des gardes de François de France, opta pour le parti du roi Henry IV, en pleine guerre de religion. Il réunit dans la demeure, en 1589, l'ensemble de la noblesse afin de faire cesser les luttes locales et y définir les moyens d'un maintien de la paix.
La partie la plus ancienne du manoir est flanquée de deux pavillons couverts de tuiles plates artisanales. Les toits sont tantôt brisés, à deux pans et à croupe. Ils sont entrecoupés de fenêtres lucarnes. Les façades sont ponctuées d'ouvertures à petits carreaux ornées d'encadrements en pierre. Au centre, un châssis de tympan en éventail ornemente l'édifice. Le deuxième pavillon présente une architecture plus ouvragée. Deux œils-de-bœuf en brique et pierre de la région se placent de chaque côté d'une ouverture pourvue d'un arc-en-plein-cintre en pierre blanche.
À l'époque, le cheptel était très important. En effet, l'exploitation agricole était une ferme modèle, la plus importante de la région au 19e s. En témoignent certaines représentations animales qui décorent la façade. Les couleurs de cette dernière sont en harmonie avec le pigeonnier qui trône au cœur de la propriété. La seconde partie, plus récente, est d'une architecture à la Mansard et les toitures sont couvertes d'ardoises. Les fenêtres à petits carreaux, à double ventaux, s'accompagnent de volets à lamelles en bois. Au centre, une véranda en métal et verre précède l'entrée principale de l'édifice. Cette dernière se démarque par une frise très ouvragée et délicate placée en hauteur. Côté sud, au premier étage, deux grandes doubles-fenêtres sont agrémentées de garde-corps ouvragés en fer forgé et ponctués de dorures avec en leur centre deux huppes au bec doré.


Rez-de-chaussée
Le château se compose de deux bâtiments : l'un du 19e s. qui comporte une véranda et le second plus ancien qui date du 17e s. Pour le premier, l'accès se fait par une double porte qui donne sur une véranda où la lumière naturelle se reflète sur la pierre de Bourgogne qui couvre le sol. Une seconde ouverture donne sur le vestibule avec un dallage à cabochons. D'un côté, un office marqué par des placards en bois foncé en demi-lune et des lambris d'appuis. Face au vestibule, une double porte en bois donne dans un bureau entouré d'une bibliothèque importante, lieu très lumineux avec une perspective sur le parc. Une chambre lui est attenante. De l'autre côté de l'entrée, plusieurs pièces en enfilade avec de grandes baies ont leur plafond voûté. Dans la salle de séjour, se tient une cheminée en pierre avec un insert. Les dalles du foyer en pierre prolongent la surface de l'âtre. La salle à manger se situe à proximité d'une cuisine parfaitement équipée où apparaît une crédence de Delphes. Une autre pièce fait écho à une seconde cuisine, et une buanderie où le sol est couvert de tomettes anciennes. Ici aussi, un plafond voûté. Le vestibule est également le départ d'un escalier en bois menant aux deux étages. Il comporte une marche de repos. La rampe est en fer forgé.
Premier étage
Un palier imposant ouvre, par une porte moulurée à double battant, sur un salon d'apparat avec une immense cheminée en marbre surmontée d'un trumeau doré à l'or fin. À l'opposé, une salle est rendue particulièrement lumineuse grâce aux baies qui donnent sur le parc. Sa décoration est caractéristique du 19e s. avec lambris d'appuis dorés, panneaux à grands cadres, et aussi une cimaise qui court le long du mur. De l'autre côté du palier, un couloir distribue plusieurs chambres qui gardent pour la plupart des cheminées à foyer ouvert surmontées d'une glace dorée ouvragée en trumeau. Les teintes sont douces et apaisantes, laissant apparaître un parquet de couleur miel. Certaines pièces ont un sol recouvert de moquette. Les salles de bains ont été refaites au goût du jour. Le couloir débouche sur une grande salle de billard qui a conservé une cheminée à foyer ouvert en pierre au centre de la pièce. Une salle originale où coexistent un petit salon, un lieu pour le repos et un autre pour la lecture.
Deuxième étage
En cours de restauration, il se compose de huit chambres spacieuses et lumineuses. Elles sont toutes parquetées et ont pour la plupart une cheminée à foyer ouvert en marbre. Plusieurs pièces comportent des poutres en chêne au plafond et des placards en bois. Il existe plusieurs points d'eau, lavabos, douche ou baignoire.

La deuxième partie du manoir

La partie la plus ancienne date de 1650. L'architecture reflète son âge par ses ouvertures à meneau et son enduit à la chaux d'un ton clair.


Rez-de-chaussée
Une baie avec un arc-en-plein-cintre donne dans une grande et haute d'environ 4 m salle de bal. Le sol est couvert de grandes dalles de Bourgogne alors que le plafond est parcouru de poutres en chêne. Les ouvertures ont toutes un encadrement en pierre. Attenante à la salle de bal, une cuisine toute équipée pour traiteur a une porte de service donnant à l'extérieur. Deux marches en pierre accèdent à un palier qui distribue une seconde salle un peu moins grande, avec cheminée en pierre et brique. Fenêtres à petits carreaux et volets intérieurs en bois. Un salon en enfilade avec cheminée en pierre et insert de la traditionnelle marque Godin. Un escalier droit en bois à balustres accède au premier étage.
Premier étage
Deux salles de réception se suivent en enfilade. Le sol est ici couvert de tomettes anciennes et le plafond a ses solives apparentes. De grandes baies à meneaux donnent sur le parc et plus particulièrement sur l'étang.

Le pigeonnier

Il compte parmi les éléments remarquables de l'ancienne construction. D'une surface d'environ de 60 m², il abrite des convives pour des réunions festives. Sa charpente est formée d'une colonne centrale et de plusieurs potences réunissant le poteau à une échelle tournante qui permet d'atteindre les boulins. Lumineux par de petites ouvertures à petits carreaux en bois qui éclairent un sol aux tomettes anciennes en parfait état, le pigeonnier renferme 780 boulins - le nombre de boulins étant proportionnel à la surface des terres exploitées. Il s'agissait ici comme ailleurs d'un signe extérieur de richesse. Certains propriétaires ajoutaient de faux boulins pour laisser croire qu'ils possédaient beaucoup de terres d'où, parait-il, l'expression "se faire pigeonner".

La fruitière

Située face à l'ancien verger du château, nul ne sait au juste s'il s'agissait d'un lieu destiné à conserver les fruits ou les fromages. En effet, au 19e s., attenant au château, se tenait une ferme modèle qui pratiquait l'élevage.

Le petit gîte

Aménagé dans le bâtiment de l'ancienne ferme du château, le bâtiment a été transformé en un petit gîte de 60 m² environ : une grande salle de séjour avec une cuisine à l'américaine, solives au plafond et tomettes anciennes au sol. Deux chambres spacieuses à l'étage.

Ce que nous en pensons

D'est en ouest, d'Histoire en histoires, s'alignent des bâtiments de styles et d'époques différents, exemples parfaits de moments architecturaux à jamais inscrits dans une continuité logique. Le manoir est en parfait état : les toitures ont été refaites dans les règles de l'art, le double vitrage est de rigueur, et la majorité des pièces a été restaurée. La propriété est ouverte au public : tout est aux normes pour les chambres d'hôtes, le gîte, des organisations d'événements comme des mariages, ou des séminaires de formation.
L'intérieur des bâtiments reflète une ambiance monacale qui incite au retrait du tumulte du monde moderne, loin de la vie citadine pourtant proche.

1 315 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 331912

Surface cadastrale 8 ha 45 a 51 ca
Surface du bâtiment principal 1128 m2
Nombre de chambres 15
Surface des dépendances 1000 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Conseiller
Autour de Saint-Fargeau


Isabelle Ponelle +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus