Dans 11 ha de parc à la lisière du marais Poitevin,
un des rares château de France typiquement Restauration, IMH
Niort, DEUX-SEVRES poitou-charentes 79000 FR

Situation

Avec le parc du château commence la partie sud du marais Poitevin et un paysage enchanteur. Une petite rivière alimente un "grand canal" décoratif qui donne un axe au domaine. Le site est Natura 2000. Le hameau proche ne compte que quelques maisons. Les commerces de proximité sont à 2 km, le TER se prend à moins de 8 km. Les gares TGV de La Rochelle et de Niort sont respectivement à 35 et 25 min de voiture. Intérêt patrimonial, vie culturelle, hôpitaux, boutiques : chacune des deux villes offre toute la palette des besoins. L'aéroport de La Rochelle-Ile de Ré dessert plusieurs destinations européennes. Aller se baigner dans l'Atlantique est l'affaire d'une après-midi.

Description

Le château a été construit dans le premier quart du 19e s. à l'emplacement d'une place forte que son propriétaire venait de faire raser et dont il reste une tour devenue pigeonnier. Il est inscrit en totalité à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1992. Sa forme en U enserre une cour d'honneur fermée, sur le quatrième côté, par un muret en arc de cercle de part et d'autre de la grille. La façade sud est tournée vers la majeure partie du parc de 11 ha, traversé d'un "grand canal" alimenté par une rivière. L'architecture est parfaitement néo-classique, toute de noble simplicité : grandes fenêtres sur deux niveaux sous combles de cinq travées, avant-corps surmontés de frontons triangulaires au centre des deux façades avec balcon sur colonnes toscanes au sud, corniches à modillons. Les deux ailes, plus basses, se terminent par des pavillons cubiques. Les toitures sont en tuiles canal et revisées tous les ans. Les 537 m2 habitables se répartissent, au rez-de-chaussée, en trois salons, une salle de billard (en rotonde), une chambre, un bureau, deux salles à manger, deux cuisines, une lingerie, deux salles de bains dont une avec toilettes, des toilettes. L'étage est celui des cinq autres chambres et d'une bibliothèque qui occupe la travée centrale et s'ouvre sur le balcon dans l'axe duquel s'étire au loin le canal du parc. A l'étage de l'un des deux pavillons se trouvent deux autres chambres toutes simples. L'autre pavillon, à l'est, a abrité un appartement, maintenant à restaurer. Dans cette même aile ont pris place la buanderie-chaufferie et un atelier. Le château est équipé de la fibre optique. Les radiateurs sont alimentés par deux pompes à chaleur air-eau tandis que deux autres pompes à chaleur, air-air, ajustent la température au confort recherché, été comme hiver. La consommation de fioul est limitée à la chaudière-relais. Les ballons d'eau chaude sont au nombre de six. La piscine (12 x 4 m) est sécurisée, dotée d'une lame d'eau déclenchable, entourée d'une plage en pin, éloignée des arbres qui pourraient la salir. Son système de filtration est puissant. Les dépendances comprennent un garage pour quatre voitures, une remise, deux écuries, un hangar.

Le château

Il y a deux entrées dans le parc : celle qui, par une longue allée, conduit à la cour d'honneur; et celle qui, à proximité de l'aile ouest, est fermée par une grille qu'interrompent piliers et colonnes. Le château a été édifié à la fin du règne de Louis XVIII, au début de celui de Charles X. La place forte qui le précédait avait été disputée au moment des Guerres de religion du 16e siècle. Dans un pays si bouleversé par la Révolution française, le goût esthétique témoigne d'une étonnante continuité : le classicisme se taille la part du lion de la fin de l'Ancien Régime à la Restauration. En voici un bel exemple, au tracé pur, immédiatement lisible. Un corps central et deux ailes plus basses terminées par des pavillons dessinent un U. Du côté de la cour d'honneur, deux murets en arc-de-cercle convergent vers une grille et viennent ainsi adoucir la rigidité des lignes. Le décor est sobre : deux légers avant-corps, à fronton triangulaire contenant un oculus, marquent les travées centrales des façades. A celui du sud a été ajouté un balcon porté par deux colonnes toscanes. De discrètes moulures encadrent les fenêtres : seules celles de l'étage au sud et celle du centre au nord sont surmontées d'une corniche linéaire. Quant à la corniche du toit et des frontons, elle est ornée de modillons réguliers. Cette retenue générale se lit aussi dans le toit à quatre pans faiblement inclinés sur le corps central. Comme pour rappeler le motif décoratif ancien des arcatures aveugles, certaines des fenêtres des pavillons le sont : à l'étage sur la cour d'honneur et du côté opposé, au rez-de-chaussée quand on regarde la façade. C'est un parti osé, qui crée un curieux jeu d'yeux ouverts et fermés. A l'ouest, dans l'aile, les huisseries des anciennes pièces de service n'occupent pas toute l'ouverture faite dans le mur et une porte permet d'accéder directement au gîte qui ne désemplit pas de tout l'été.


Rez-de-chaussée
La porte de la cour d'honneur est encadrée de pilastres qui soutiennent un entablement épuré. Le sol des pièces est constitué de dalles de pierre dès le vestibule en face duquel, le couloir central une fois traversé, la rotonde déploie son ovale comme une introduction à la vue sur le grand canal qui donne son axe au parc. De part et d'autre de la rotonde, deux grands salons sur parquet, à cheminée, sont particulièrement lumineux grâce à leurs deux grandes fenêtres au sud. Les trumeaux qui accueillent les miroirs sont d'origine. Dans ces trois pièces de réception les corniches du plafond, différentes, ont été profilées et ornementées avec soin. En face d'un des salons : l'escalier de service en pierre qui monte jusqu'aux greniers, un bureau et une lingerie et, du même côté que lui, une troisième entrée dans le logis, celle de tous les jours. La salle à manger principale est la première pièce de l'aile ouest et communique avec la cuisine par une porte et une tour passe-plat semi-circulaire de bois mouluré. Des cabochons noirs enrichissent les dalles du sol. Une haute niche décorative à cul-de-four est encadrée de pilastres ioniques. Dans la cuisine - fenêtre à l'ouest et fenêtre à l'est sur la cour d'honneur -, l'isolation du plafond a été renforcée comme dans le couloir qui y mène sans passer par la salle à manger. L'autre moitié de l'aile ouest est occupée par le gîte, totalement autonome grâce à deux accès, l'un à l'ouest et l'autre sur la cour d'honneur. Il comprend une salle à manger traversante ornée d'une cheminée monumentale, une cuisine, une arrière-cuisine où une tablette de pierre sur consoles est la plus originale des étagères, un salon avec cheminée, une grande salle de bains avec toilettes et deux chambres communicantes à l'étage. Le parti adopté par l'architecte a été de loger le grand escalier à côté du vestibule de l'entrée par la cour d'honneur. Au-delà de grand escalier, vers l'est, se trouvent une chambre sur parquet - bien utile au rez-de-chaussée -, donnant sur la cour d'honneur, des toilettes et une grande salle de bains. Les espaces de l'aile orientale sont accessibles par la cour d'honneur. Le premier doit son nom à la présence de ponnes - les cuves à lessive traditionnelles, en pierre -, sur une estrade du même matériau sous laquelle le feu permettait de faire bouillir le linge. La pièce, au sol pavé, garde sa cheminée et son four à pain. Elle abrite maintenant le ballon d'eau du chauffage central, la cuve à fioul, la chaudière de relevage - d'une très bonne marque -, et les armoires de commande des pompes air-eau qui sont installées de l'autre côté du mur, à l'est. Après la buanderie vient l'atelier et le local technique de la piscine au chlore. C'est là que se trouvent les ballons remplis par des forages qui alimentent la piscine et fournissent l'eau pour l'arrosage. Enfin l'extrémité de l'aile était dévolue à un appartement de quatre pièces dont la réfection présenterait un grand intérêt. Un grenier court sur toute la longueur de l'aile.
Premier étage
C'est celui, sur parquet, des chambres, de part et d'autre du couloir central. Trois d'entre elles - dont une à cheminée et alcôve -, et la salle de bains regardent la cour d'honneur. Deux autres, très grandes, à alcôve et cheminée, sont tournées vers le sud. L'une de ces deux-là est dotée de sa propre salle d'eau et de toilettes. S'ouvrant sur le balcon central, à la belle ferronnerie, de la façade méridionale, la bibliothèque, ornée d'une cheminée, a le privilège d'être parfaitement dans l'axe du "grand canal". Les panneaux de boiserie des murs, comme la bibliothèque elle-même, sont rythmés de pilastres à chapiteau composite. Plusieurs d'entre eux cachent des placards. Les pièces à cheminée de l'étage semblent se livrer à un concours de trumeaux, tous différents et tous dans le goût néo-classique.
Combles
Il s'agit à proprement parler de greniers, vastes espaces de rangement, isolés sur le corps de logis principal où ils constituent cinq pièces. A un niveau en-dessous, ils couvrent aussi les ailes jusqu'aux pavillons exclus.
Les caves
Sous le corps principal du château, plusieurs pièces voûtées s'étendent sur 65 m2. Parmi elles : la cave à vin très saine, au sol de terre battue. Sous l'aile occidentale, deux pièces de 19 m2, elles aussi voûtées, sur dalles, sont éclairées par des soupiraux. Un puits est resté ici.

Le parc et le pigeonnier

Le canal creusé en 1871 et alimenté par une petite rivière magnifie le parc sans le résumer. Le peuplement d'arbres est important parmi lequel une petite peupleraie. Trois prairies - un demi-hectare au total -, prodiguent aux chevaux pâturage et fourrage. Les deux plus grandes sont divisibles en cas de besoin, la plus petite, pâture d'hiver, est à l'abri des vents dominants et une des écuries - où les chevaux peuvent s'abriter -, s'ouvre sur elle. Près de l'une des pâtures subsiste une tour d'enceinte de l'ancien château : sa base est percée de meurtrières, ses murs très épais. Coiffée maintenant d'un toit conique surmonté d'un clocheton, elle est devenue un pigeonnier. A mi-hauteur un cordon empêchait les rats de grimper et de faire un mauvais sort aux hôtes des lieux. Se promener dans le parc c'est n'entendre que les bruits d'une nature dont le spectacle ne peut pas lasser : la magie du marais Poitevin opère pleinement.

Les dépendances

Elles longent l'allée secondaire d'accès au château, à l'ouest, du côté du hameau. Sous une charpente remarquable en anse de panier et une toiture de tuiles refaite il y a quinze ans, s'étirent, sur 180 m2 un garage pour quatre voitures à deux ouvertures, une vaste remise à deux grandes portes et une écurie. Une autre écurie, à deux boxes, a une surface de 42 m2. Enfin un hangar s'étend sur 250 m2.

Ce que nous en pensons

Il ne s'agit pas ici de jouer au chevalier du Moyen Age, de retomber dans les livres de son enfance. Il s'agit plutôt de vivre dans la nature, aux premières loges du marais Poitevin, grâce à un château qui ne triche pas avec les époques. Le classicisme avait encore cours dans les années 1820 : il fait l'économie de lignes alambiquées, de décor bourgeonnant. Il va à l'essentiel, rejoint en netteté les inclinations du goût actuel. Ici les murs de pierre calcaire sont parfaitement droits. Portes, chambranles, verrous sont du même modèle. L'esprit n'est pas inutilement distrait de son travail, de son loisir, de sa méditation. La propriété est à l'écart de toute forme de trouble et pourtant proche de villes importantes. Le gîte actuellement exploité dans une partie de la demeure ne gêne en rien la vie de la famille. Les chevaux aussi peuvent trouver leur bonheur : trois boxes existent déjà et le domaine de 10 ha subvient au pâturage et au fourrage. En hommage au domaine, les oiseaux n'émettent aucune fausse note.

Vente en exclusivité

1 190 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 282913

Surface cadastrale 10 ha 96 a
Surface du bâtiment principal 537 m2
Nombre de chambres 7
Surface des dépendances 472 m2

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Deux-Sèvres


Jean-Pascal Guiot +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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