Surplombant la verdoyante vallée de l'Eure, à moins d'1h de Paris en TER,
un domaine des 16e et 18e s. offert par Louis XIV à Madame de Maintenon, le tout campé sur 9 ha
Maintenon, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28130 FR

Situation

En vallée de l’Eure, région "naturelle" réputée pour ses vallons, ses forêts giboyeuses et sa douceur de vivre. Au carrefour des Pays de la Loire, de la région Centre et de l’île-de-France. Une situation géographique exceptionnelle à 1h15 de Paris en voiture et 50 min de train depuis la gare Montparnasse.
Aux portes du "Grand Paris", la propriété jouit des bienfaits d’une douce campagne tout en étant très proche de Chartres dans un sens, Maintenon ou Rambouillet de l'autre. Le hameau de la commune dans lequel est installé le domaine est environné de 9 ha de pommiers à cidre et de peupliers ; héritage de droits seigneuriaux qui lui ont été concédés à titre de tenure à la haute époque. Depuis lors, le hameau élit son propre syndicat de gestion et organise les fêtes traditionnelles que partagent les habitants en septembre de chaque année selon les traditions issues du calendrier agraire.
Les premiers services et commerces de proximité sont à 10 min à pieds en contre-bas du domaine.

Description

Située sur un éperon rocheux et en sortie de hameau, la propriété domine la vallée de l’Eure et son pendant touristique "la vallée royale de l'Eure", réseau touristique et patrimonial de châteaux remarquables en région Centre, parrainé par une grande personnalité publique très investie dans le patrimoine. L’ensemble domanial est ceint d’impressionnants murs de silex sur la partie anciennement fortifiée. Le parc à proprement parler, d’une contenance de 7 ha, est grillagé sur la partie basse du talus qui longe le GR fréquenté par les promeneurs à vélo.
Les premières descriptions du domaine apparaissent en 1599, date où un seigneur, proche du chancelier Séguier, grand ministre d'Henri IV puis de Louis XIII, décide de "clore à fossés château" sur un terrain certainement plus ancien dont les origines remontent aux 12e, 13e s. Des gisants du Moyen Âge ont été retrouvés dans le parc. S'y trouvait un cimetière "ad sanctos", où les défunts étaient protégés par les prières des chapelains de la maison seigneuriale. Différents vestiges témoignent d’ailleurs de la présence de chapelles, lieux "consacrés", preuve en est de la puissance du lignage sur le village et la région depuis au moins la fin du 16e s. En 1687, l'ancien château fut vendu par les héritiers de l'illustre famille de parlementaires au roi Louis XIV pour Madame de Maintenon. Puis il fut détruit par manque d’entretien après sa mort en 1719.
De la place forte, il reste cependant d’importants vestiges. Deux tours de guet, puissantes et bien positionnées, encadrent un impressionnant mur de soutien d’une dizaine de mètres de haut et témoignent de la position défensive du château depuis le 12e s. Un parterre, dit "jardin à la française", reste fidèle à une représentation cartographique connue depuis le 17e s. Une importante citerne, des caves et des "garde-mangers" en silex formant un dédale de souterrains impressionnants, permettent la compréhension de l'organisation interne du château au 17e s.
Enfin, divers bâtiments encadrent le domaine sur sa périphérie nord-ouest, dont une élégante tour rectangulaire, dite "le colombier" de l'ancien château. Un jardin "potager", à proximité d’une des tours, forme un espace quasi-indépendant, ouvert par une deuxième entrée, celle des coches au 18e s. et bordant certainement une ancienne écurie transformée depuis lors en serre.
Si le domaine a connu ses heures de gloire, il a aussi traversé les heures sombres de la Grande Histoire puisque sous l'Occupation, s'y élevait une garnison allemande.

La maison des champs

C’est depuis la terrasse appelée "jardin d'en haut", qu’un "Sieur", membre du Tiers-Etat, collecteur d’impôts pour la ferme générale des boucheries d'Epernon, loue puis fait construire sa "maison des champs" en 1769. Depuis le 18e s. et jusqu'à aujourd'hui, l'accès se fait par une grille en fer forgé et ouvragée. Son imposte est surmontée d'un "D", initiale du propriétaire d'alors. La grille introduit au petit château par le sud-est. La dernière pierre est posée en 1770 ; et selon les vœux de la famille des Noailles, à qui appartient encore le domaine depuis le décès de Madame de Maintenon, la gentilhommière construite doit symboliquement tourner le dos à l'ancien château détruit.
Elle s'élève donc au-delà des douves et est reliée par une passerelle en bois coiffée d'un toit à deux pans en tuiles du pays. Celle-ci est déjà mentionnée en 1687 mais celle aujourd'hui debout date plus vraisemblablement de l'époque révolutionnaire.
Construite en grande partie avec le silex de l'ancien château en ruines, la maison des champs est bâtie selon un plan massé. En pierre apparente, elle a été ensuite enduite d'un crépi rose. Côté est, les ouvertures des deux premiers niveaux sont soulignées par des tableaux en chaux blanche. Des rosiers grimpants et une vigne vierge domestiquée courent le long de la façade. La couverture est en tuiles du pays et le toit à deux pans est garni de deux imposantes cheminées de briques. Toujours de ce côté-ci, deux chiens-assis du 18e s. coiffent la toiture. Deux grandes lanternes provenant de la ville basse de Syracuse en Sicile éclairent le jardin. Côté ouest, trois puits de lumière, et sur le pignon nord, au-dessus d'une aile de la maison des champs, une lucarne ajoutée au 19e s. Encadrant le corps central initial et sur environ 6 m de haut, deux ailes de part et d'autre ajoutées sous la Révolution. Le tout octroie à l’ensemble l’allure d’un petit château fièrement campé sur une parcelle de bonne taille.
Regardant le jardin à la française, les pièces en enfilade, orientées à l'est, sont baignées de lumière jusqu'au début d'après-midi. Depuis la fin du 18e s., la passerelle a permis l'ouverture vers un second accès par la façade opposée. De ce côté-ci : un bassin d'ornement au centre d'un jardin à l'anglaise. Plus loin : des bâtiments de dépendance dans le sillage de l'ancien château démantelé peu après la mort de Madame de Maintenon, vers 1720. Une deuxième entrée pour accéder au domaine est créée à la fin du 18e s : une grille en fer forgé et d'époque Directoire, désormais électrifiée. Deux grands et imposants vases Médicis de la fin du 19e s., posés sur piliers de briques, ouvrent majestueusement l'accès à la propriété de ce côté-ci du hameau.


Rez-de-chaussée
Côté est, la demeure est organisée autour du vestibule de maître. À gauche, un grand salon. En enfilade, un petit salon. Ouvrant depuis le jardin à la française et par une imposante double porte d'époque Louis XIV coiffée de son imposte, le vestibule d'entrée, puis, à sa droite, la salle à manger et la cuisine. À l'extérieur et dans le prolongement de cette aile, l'ancien bûcher. Depuis la passerelle surplombant la douve ouest, une porte dite d'art populaire d'époque Louis XVI s'ouvre près de l'escalier et se prolonge sur un petit corridor. Au 18e s., il permettait aux domestiques de circuler sans "gêner" la vie des maîtres de maison. Le niveau a été en partie restauré mais doit être terminé pour le rendre plus confortable. Les parquets à grandes lames sont tous d'origine tandis que plus des deux tiers de la surface du niveau ont été regarnis avec de la pierre de Bourgogne à cabochons noirs - notamment dans le vestibule et la salle à manger - puis "rouge rustique" dans la cuisine dinatoire. D'authentiques boiseries, d'époque Louis XIV et Louis XV ont été chinées, remontées puis rechampies dans le cadre d'un chantier de restauration salué par les instances compétentes. Reste le petit salon pour lequel il sera possible de poser un parquet de Versailles stocké sur place. Toutes les portes de communication ont été remplacées. Elles proviennent de boutiques d'antiquaires de renom. Toutes sont vitrées avec leurs glaces d'époque, ce qui permet d'accentuer les effets de perspective de ces pièces en enfilade. Dans le grand salon, le plafond est revêtu d'un carton marouflé qui s'inspire d'un détail d'une œuvre de Lagernée le Jeune, actuellement dans la salle du conseil au château de Fontainebleau. Dans le vestibule, c'est un ciel peint tempétueux bleu et jaune de Sienne qui garnit le plafond. Il fait écho à un papier peint en trompe l'œil avec balustres à décor italianisant et datant de la première moitié du 19e s., à hauteur de cimaise et sur l'ensemble de la pièce. Il y a encore dix ans, l'absence de chauffage a achevé de détériorer les boiseries à hauteur d'appui. Des lambris d'époque Louis XV, eux aussi chinés, sont stockés mais pas encore remontés. Des radiateurs en fonte et de style "art déco" assurent maintenant le chauffage. L'électricité du bâtiment a été mis aux normes. Des gracieux interrupteurs de porcelaine avec variateurs de lumière complètent la décoration des cinq pièces. Les salons fourmillent de détails : alcôve pour y glisser ses "secrets", miroirs au mercure retaillés et remontés dans les règles de l'art, pilastres cannelés d'époque Louis XVI encadrant une importante une toile peinte du 19e s. aux allures rousseauistes. Les faux marbres peints décorent les boiseries d'appui et les encadrements de porte. Ils oscillent entre des tons chauds "rouge de Sienne" et plus froids "gris marbré". Dans la salle à manger, un placard de boiseries et une imposante niche ceinte par des boiseries cannelées et d'époque Directoire. Elle y abrite pour l'heure un poêle en faïence lorrain du 18e s. Dans son prolongement, la cuisine est à revoir entièrement. Seule la souillarde à l'arrière de la pièce fait office de préparation des repas. Par devant : une large pièce avec une imposante cheminée rustique en pierre et datant du 16e s., reposant sur un sol en tomettes rouges du 18e s. Une fenêtre à petits carreaux de la même époque regarde le portail en fer ouvragé qui marque la frontière du parc avec au loin, à perte de vue, une grande allée forestière.
Premier étage
L’escalier, en bois peint, ouvre sur un long palier parqueté et distribuant trois chambres en enfilade, une salle d'eau avec placards puis une autre pièce qui a gardé ses tomettes anciennes. Deux pièces sur quatre présentent encore leurs manteaux de cheminée du 19e s.
Une chambre sous comble et parquetée pourrait faire office de garde-robe, voire d'une agréable salle d'eau. Elle possède son puits de lumière et une petite fenêtre en sus. Cette pièce, au-dessus de la cuisine, a été rouverte il y a peu et renferme actuellement la chaudière de la gentilhommière. L'ensemble, resté dans son jus, est à réaménager entièrement. Les chambres sont distribuées selon la même circulation que les pièces du rez-de-chaussée. L'orientation est double : d'un côté, vue sur le jardin à la française, de l'autre, sur le jardin à la l'anglaise et la passerelle, le bassin et les dépendances. Cet ensemble permettrait aisément de recréer une agréable salle de bains avec sa chambre accolée, un salon d'étage avec sa cheminée actuellement refermée, voire un petit bureau d’une intimité très "18e s.".
Les poutraisons anciennes sont apparentes sur certaines pièces.
Deuxième niveau
Il a été anciennement divisé en quatre chambres mansardées pour l'usage des domestiques. Toutes sont ont un sol de tomettes du 18e s. dont l'une est signée d'une patte de chien. Deux d'entre elles possèdent leurs lucarnes anciennes et ouvrent sur une impressionnante vue sur la vallée de l'Eure et le jardin à la française. L'ensemble du niveau, au confort modeste, est un témoignage de la rudesse des pièces à vivre pour le personnel de maison dans les temps anciens.
Le niveau est à réaménager dans son ensemble.

Le colombier

Connue dans "l'aveu et dénombrement au Roi fait pour le marquisat de Maintenon" en 1703, la tour est nommée comme "colombier dans le dit château, couvert de tuiles près des greniers et écuries". Une porte en chêne et d'époque Louis XV en donne l'accès au-dessus des caves voutées de l'ancien château. La dimension de la pièce est d'environ 50 m2. Elle est aussi d’une impressionnante hauteur, puisque non loin de 8 m de haut. L'étage existe mais a été refermé. Deux ouvertures garnies de leur garde-corps en fer forgé du 19e s. ouvrent sur une vue des douves de l'ancien château d'un côté, de la gentilhommière et de la passerelle de l'autre. Les murs sont en silex et garnis de meurtrières soulignées de briques de parement du 19e s., certainement plus décoratives qu'à usage défensif. Elles ont été élargies pour y placer des vitraux reprenant des motifs et des symboles du Moyen Âge. Des anges y sont représentés près des sept arts libéraux dont la musique. Portes fermées et lumières closes, ils jettent des feux chatoyants et de mille éclats dans la pénombre de la pièce. Fragilisée, la tour fut arasée puis renforcée dans la seconde moitié du 20e s. Elle possède son étage. Le sol est parqueté sur l'ensemble de la pièce. L'ambiance médiévale de la tour en fait une agréable salle de spectacle à l'acoustique exceptionnelle.

Les dépendances et bâtiments

Près de la tour du colombier : une première maison d'environ 80 m2. Elle apparaissait déjà sur les plans du 18e s. Entièrement modernisée et restaurée, elle a conservé ses tomettes d’époque et ses trois pièces de rez-de-chaussée. Bâtie et surélevée sur la douve sud du quadrilatère bordant l’ancien château, son étage a été fermé. Cependant, il pourrait être rouvert. Deux chambres mansardées et une salle de douche à réaménager.
À sa suite : un bâtiment d'environ 100 m2, dénommé "grange" dans l'aveu réalisé en 1703 par Françoise d'Aubigné, seigneuresse de Maintenon. Il est actuellement utilisé pour une activité professionnelle. À gauche, deux pièces modernisées et équipées avec point d'eau dans chacune. Des toilettes puis une pièce servant de garage. Ce dernier est ouvert sur environ 20 m2.
Plus loin : le puits remonté. Profond de 38 m, il a été rouvert depuis peu. Il est coiffé d'une potence rustique en châtaignier. D'après une archive antérieure à 1619, il s'élevait déjà à cette époque au milieu "de la cour pavée, entre les pavillons couverts d'ardoise, des corps de logia et des bâtiments de cuisine".
Bordant le parterre, les deux tours en silex et coiffées de toits coniques en tuiles du pays, dites "poivrières" n’ont pas été rénovées. L'une d’elle pourrait abriter un imposant gîte sur trois niveaux. Elle possède son escalier, tout en marbre et construit, dit-on, par la Wehrmacht pendant l’Occupation. Il mène à l'ancien potager. La tour de gauche, très abimée pendant la guerre - et dont la vue panoramique laisse encore découvrir l'ancien chemin de ronde en contre-bas du mur de soutènement - sert actuellement de local pour du matériel de jardinage.
Bordant la gentilhommière au sud-est : une autre maison de 80 m2 environ et faisant office de bûcher. Un escalier à vis en bois relie le rez-de-chaussée à l'étage. Le premier niveau possède sa propre cuisinette sur tomettes anciennes, ainsi qu'une cheminée dans la "pièce à vivre" rustique. L'étage est aménagé en deux chambrettes dont l’une donne sur le bucolique jardin potager. L'ensemble est à rafraichir. Quelques recoins en hauteur et à usage de greniers.

La serre du potager

Construite sur le modèle des serres du 19 e siècle, elle remplace certainement l'ancien bâtiment des coches. Large et spacieuse, elle est bâtie en silex et en brique de parement. Elle est coiffée de zinc et de vitrages à l'ancienne et propose également sa propre cheminée. Campée sur le jardin potager et près de l'ancien pont-levis détruit sous la Révolution, elle regarde la tour de droite et le prolongement du mur de soutien.
À sa suite : le jardin potager du château. Délimité par des murets de buis et d'ifs, entre arbres fruitiers et nombreux légumes "maison", il constitue un élégant paysage aux pieds de la maison des champs et de son second portail ouvragé datant du règne de Louis XVI.

Le parterre

Pour l'heure, le domaine n'est ni classé aux monuments historiques ni même inscrit à la liste supplétive. Pourtant, le parterre, plusieurs fois nommé et décrit dans les archives des 17e et 18e s., a été miraculeusement conservé. Il s'agit d'un jardin à la française dit "jardin d'en haut" à l'avant des douves. Réaménagé en 1770, date de la construction du petit château actuel qui "mord" sur la terrasse, celui-ci se déploie sur une parcelle d'environ 3000 m 2. Très simple dans son agencement, il se compose de deux larges pelouses délimitées par des buis et des ifs. Sur la gauche et en bordure du parc : une allée gravillonnée coiffée d'une tonnelle de roses. Sur la droite : une autre allée gravillonnée en surplomb du potager et bordée par des tilleuls. Sur l'allée centrale face à la maison des champs : une citerne du 17e s., elle aussi référencée dans les biens de Madame de Maintenon. Elle permettait d'acheminer l'eau de pluie jusqu'au château pour les usages domestiques et agricoles. Enfin : une élégante fontaine avec un putto, du début du 20e s.

Le jardin à l'anglaise et le parc

C'est sur la parcelle qui longe la passerelle au-dessous de la douve la plus à l'ouest, que de très lourds travaux ont été entrepris par les actuels propriétaires. Au-dessus des caves de l'ancien château encore aérées par les soupiraux du 17e s., ont été délogés une dizaine de chênes car ils fragilisaient la structure du bâti initial. Près du puits remonté et avec une partie des pavés retrouvés de l'ancien château, a été posé un sol prolongeant ainsi celui de la passerelle en direction de l'ancien château. Ouvrant la perspective vers les dépendances et l'ancienne ferme du château, il s'achève aux pieds d'un élégant bassin du début du 20e s. De style "Régence", il mesure 6 m de long et 1m50 de large environ. Fraichement posé, il compose le centre d'un paysage entre bosquets, palissades qui bordent les pâtures les animaux de ferme, puits du Moyen Âge remonté et maison des champs.
Sur plus de 7 ha, derrière les dépendances, en bordure de la douve nord, se déploie l'imposant parc du château initial. Lui aussi mentionné en 1703, il est décrit comme suit : "Grand parc y attenant enclos de murs contenant 40 arpents de terre environ [...] dans le dit parc plusieurs allées en enfilade de hautes futaies". En 1689, c'est le marquis de Louvois, surintendant des bâtiments du Roi, qui se charge de l'achat du domaine pour Madame de Maintenon. Le maréchal de Vauban en dresse un inventaire et un plan - tous deux conservés - et sur lesquels les différents propriétaires se sont appuyés pour retracer et nettoyer "les allées en enfilade à hautes futaies". Chouettes hulottes, écureuils roux, hiboux et chevreuils y vivent paisiblement. Outre le verger qui propose essentiellement des pommes à cidre, le parc se compose avant tout de charmes, de chênes, de sycomores et de grand Douglas. À l'avant, un majestueux et bicentenaire cèdre du Liban se dresse sur les lieux où s'élevait le pont-levis de l'ancien château avant sa destruction au 18e s. Le parc est bordé en contrebas par une promenade qui longe le GR fréquenté le dimanche par les cyclistes.

Ce que nous en pensons

Louis XIV ne s'y est pas trompé en offrant le domaine à Madame de Maintenon en 1687. D’une grande authenticité, l'ensemble forme un petit joyau bucolique, très peu modifié depuis la fin du 18e s. Très originaux dans leur forme et leur agencement, le petit château et sa passerelle en bois symbolisent la "douceur de vivre" des élites dans les années qui précèdent la tourmente révolutionnaire. L'imposant cèdre du Liban, "arbre de la liberté" planté en 1792, veille encore sur le domaine comme un phare signalant dans tous les alentours qu'ici règne encore l'héritage de 1789, gardien de son passé monarchique.
À l'automne, dans les majestueuses allées cavalières aux mille senteurs qu'ont fréquenté Madame de Maintenon et sa suite, il n'est pas rare que des familles de chevreuils pointent le bout de leur museau : c'est dire l'harmonie qui existe ici entre le patrimoine "naturel" et "culturel".
D'importants travaux d'aménagement et de restauration, déjà amorcés, doivent cependant être poursuivis. Les occupants actuels n'ont pas ménagé leurs efforts pour rendre avec passion toute la noblesse qui revient au domaine. La Fondation du Patrimoine a d'ailleurs salué le travail entrepris en vue de son ouverture touristique. Les potentialités culturelles y sont nombreuses. Dès lors, il parait justifié de sanctuariser l'ensemble par une possible inscription aux monuments historiques (IMH), son intérêt historique étant suffisant pour en rendre désirable sa préservation.
Des gîtes "à la ferme" pourraient par ailleurs s'intégrer au projet de rénovation. La situation géographique du lieu, stratégique, est un atout de taille ; et l'histoire même du lieu lisible dans son architecture s'avère d'un attrait sans conteste.

Vente en exclusivité

1 450 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 889211

Surface cadastrale 9 ha
Surface du bâtiment principal 300 m2
Nombre de chambres 4
Surface des dépendances 300 m2
dont aménagées300 m2

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Autour de Maintenon


Olivier Borget +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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