Dans l’Oise, à 1h20 de Paris, à 3h de Bruxelles,
un château de village du 17ème siècle entouré d'un parc de 17 ha
Compiègne, OISE picardie 60200 FR

Situation

Le château ainsi que le parc sont intacts depuis le 17ème siècle. C’est pourtant une région qui a payé un lourd tribut aux différentes invasions, en particulier avec la 1ère guerre mondiale.
Dans cette région picarde, le château, digne représentant de la douceur de vivre sous l’ancien régime, se cache au milieu d’un village, tout proche d’une petite ville animée avec ses commerces et son cinéma. L'accès à l’autoroute du nord est à proximité. Paris est à 92 km, l’aéroport Charles de Gaulle à 70 km et celui de Beauvais à 29 km. Par le train, Paris est à 46 min avec une gare SNCF à 5 min en voiture.

Description

Une allée d’honneur plantée de tilleuls « transperce » le grand salon. Elle traverse en effet le château, partant du village pour se terminer au fond du parc. C’est ainsi que l'on reconnait les grandes maisons.
À la suite de la grille d’honneur, une allée débouche sur la cour principale. La basse-cour avec les communs et le pigeonnier se situent sur le côté est. Le château est formé d'un corps de logis principal encadré de deux ailes, une en retour d'équerre, l’autre droite. De l‘autre côté du château s’étalent les jardins avec, en fond de décor, le parc boisé.

Le château

Ici, la propriété est une possession seigneuriale depuis le haut moyen-âge. La bâtisse actuelle a été construite dans les années 1650. Aux 17ème et 18ème siècles, même si le chef de famille était un officier supérieur souvent en campagne militaire, ce fut un château d’habitation où l’on y demeurait à l’année. Sa dimension économique était alors importante puisque le village et les fermes alentours en dépendaient. A la Révolution française, en 1791, la propriété fut vendue à un érudit, député de Paris dont la famille conserva le domaine jusqu’à l’actuel propriétaire.
La demeure est formée d'un corps de logis principal coiffé par une haute toiture à double pente en ardoise, animée par cinq lucarnes. Cette partie centrale est encadrée, d’un côté, par une aile basse en retour d’équerre et, de l’autre côté, par un pavillon couvert d'une toiture à la mansart. En prolongement, un bâtiment d’un seul niveau était destiné au lieu de vie des domestiques. Les façades sont composées de pierre et de briques. Cinq travées constituent l’ordonnancement de la façade avec un rythme de trois resserrées au centre et deux autres à chaque extrémité. A gauche et non au centre, l’accès au vestibule est très discret via un perron et une porte-fenêtre, sans décoration particulière, qui ressemble aux fenêtres voisines. La beauté de l’ensemble vient d’ailleurs de cette symétrie classique que rien ne vient perturber. Le seul élément décoratif est constitué de motifs géométriques, en particulier, ceux du rez-de-chaussée qui reprennent le profil à plat d’une colonne de cathédrale. Par-delà la dimension esthétique, grâce aux jeux de lumière de la pierre couleur ivoire et la brique rouge, cette décoration rend hommage de toute évidence à l’architecture, mais plus profondément à la foi. Sur la façade côté jardin, les éléments architecturaux se retrouvent à l’identique. Les deux différences notables sont l’ajout au 19ème siècle d’une tourelle et d’un pavillon d’angle invisible côté cour. Là aussi, un perron suivi d’une porte-fenêtre permet l’accès au vestibule. Quatre grandes cheminées de briques viennent rythmer la toiture. Sur trois niveaux, la surface habitable du château est d'environ 985 m².


Rez-de-chaussée
L’entrée du château est accessible par la cour d’honneur ou par les jardins. Dans le vestibule, les murs couverts de lambris d’appui et d’une peinture couleur ivoire s'appuient sur un sol en dallage à cabochons noir et blanc. D’inspiration néo-classique, avec en particulier deux niches en anse de panier supportées par des pilastres cannelés, la décoration est postérieure à la construction de la bâtisse d’au moins un siècle. Du vestibule part un escalier qui dessert les étages. À la suite, deux salons s’ouvrent en enfilade. En premier lieu, un grand salon représente la pièce axiale du château. Par les six fenêtres, de part et d’autre, l’allée d’honneur lance ses perspectives presque jusqu’à l’infini. L’ambiance de la pièce est celle du grand siècle : une cheminée de marbre veiné Louis XV, un parquet à points-de-Hongrie, les murs habillés de lambris de hauteur dans les tonalités grises et, au-dessus des doubles portes, des peintures d’époque de scènes de vie. En deuxième lieu, le petit salon est cohérent avec la pièce précédente avec des attributs identiques. Ce sont deux pièces de réception traversantes donnant une impression de clarté et de communion avec l’extérieur. Ces pièces portent à la conversation en bonne compagnie. Comme la lumière qui circule en maître, les idées nouvelles du siècle des lumières ont dû circuler dans ces salles de réception. A la suite du petit salon, le cabinet des chasses constitue sans nul doute le trésor du château. Ce sont les boiseries peintes au 19ème siècle représentant des scènes champêtres avec le gibier et les modes de chasse qui en donne toute la valeur. Sa vue qui porte sur le pigeonnier du 18ème siècle est en effet une pièce stratégique. C’est là que le châtelain recevait son maitre de chasse, son régisseur ainsi que ses fermiers, les décisions pour la chasse et pour l’agriculture du domaine entérinées. Les dimensions modestes de la pièce apportent une intimité et une chaleur qui en font aujourd’hui un bureau confortable. Au rez-de-chaussée, mais à l’autre extrémité du château, le vestibule mène à deux autres pièces majeures : la salle à manger et la cuisine. Cette dernière a un accès direct à la cour d’entrée. Elle bénéficie des équipements les plus modernes autour d’un ilot central tout en ayant conservé une grande cheminée. C’est une pièce de vie puisqu’elle mesure près de 40 m². Enfin, la salle à manger avec ses lambris de hauteur, son parquet à points-de-Hongrie, ses trois grandes fenêtres et son poêle autrichien est une pièce où l’hôte peut recevoir à table jusqu’à dix-huit convives dans une ambiance chaleureuse.
Premier étage
Un couloir distribue cinq chambres avec, pour la plupart, une cheminée en marbre, une salle de bains ou une salle d'eau. Le sol est un parquet de chêne et les fenêtres ouvrent de larges perspectives sur le parc. Dans l’aile, d’autres chambres et un petit appartement complètent l’étage.
Deuxième étage
Un long couloir avec un parquet de lames droites et éclairé par des lucarnes distribue quatre chambres et une salle de bains. Pour la plupart d’entre elles, un cabinet de toilette est aménagé.

Les dépendances

Elles se situent à l’est du château et s'articulent autour d'une cour carrée, où un pigeonnier octogonal en pierre de Saint-Maximin, recouvert d’une toiture de petites tuiles de pays, est au centre d’une vaste pelouse. Les bâtiments, en briques pour certains en pierre pour d’autres, servent de remise, de garage et de bûcher. Du côté du potager, à l’ouest du château, une modeste bâtisse abrite une roue à ânes qui est toujours présente depuis trois siècles.

Le parc

Il s'étend sur une superficie d'environ 17 ha. Devant le château, un grand parterre de pelouse avec, en fond, la partie boisée du parc avec ses arbres centenaires tels que hêtres, chênes, charmes ou frênes. De profonds buissons de rhododendrons et de camélias apportent des taches de couleurs vives. Au printemps, des tapis de jonquilles font dominer le jaune. Le bois de la propriété suffit à alimenter les cheminées du château. L’élément le plus remarquable reste l’allée qui entraîne le regard au loin.

Ce que nous en pensons

C’est une maison de famille qui a une âme mais c’est aussi une maison de réception construite à l’époque des salons littéraires et des philosophes. Elle puise sa longévité dans cet équilibre entre vie intime et vie mondaine, avec toujours beaucoup de bonheur en droite ligne de la tradition des demeures aristocratiques françaises.
Aujourd’hui, la demeure représente le bon compromis d'une vie à la fois citadine et campagnarde. La ville et ses opportunités professionnelles sont à portée de mains, avec la proximité de Paris, de Bruxelles et de l’activité économique de l’aéroport Charles de Gaulle. Mais surtout, le parc et la campagne alentours sont là dans un calme absolu que rien ne pourra venir perturber à l’exception d’un chevreuil surgissant dans l’allée d’honneur au crépuscule.

1 795 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 631566

Surface cadastrale 17 ha
Surface du bâtiment principal 987 m2
Nombre de chambres 11
Surface des dépendances 300 m2

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Pays du Valois


Jérôme Ferchaud +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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