À 85 km de Paris, en Normandie, un important domaine et ancien fief,
son château du 16e s. inscrit MH, ses dépendances et son parc classé jardin remarquable
, EURE haute-normandie FR

Situation

Non loin des paysages de la Seine et de ses méandres, la propriété se situe à 8 km du haut lieu touristique de Giverny, berceau de l'impressionnisme.
Rouen et son centre historique se rallient en 60 km via l'autoroute A13.
Une base nautique y dispense bon nombre d'activités, comme la planche à voile, le ski nautique, l'aviron, canoës et courses en lignes. Des golfs sont présents à une encablure de la propriété. Si la capitale se rejoint en 85 km, la première ville avec toutes ses infrastructures administratives et scolaires est à seulement 5 km.
Une gare SNCF permet de rejoindre la gare Saint-Lazare à Paris.

Description

Une avenue privée, classée MH, goudronnée d'1 km frangée de platanes, faisant anciennement partie de la propriété et en partie close de murs d'enceinte en pierre de Vernon, mène à la haute grille d'honneur en fer forgé à deux battants, qui laisse apercevoir le château.
Le domaine a reçu bien des distinctions : château puis parc ont été classés monuments historiques et, plus tard, le dernier a été primé par le label “Jardin remarquable”. En plus d’être restaurateur émérite, le dernier maître des lieux a assouvi sa passion d’historien émérite.
L'historique du fief, dressé au début du 17e s., fait état de bon nombre de bâtiments actuels. Manquent cependant à l'appel deux moulins, une chapelle, également des terres cultivables, ainsi que l'appartenance au domaine de l'avenue menant à la propriété.
Le château s'érige sur la droite, avec sur sa gauche l'ensemble des dépendances comprenant le logis de gardien, une laiterie, un abreuvoir, un lavoir et des garages.
Sur l'arrière, se trouve l'ancien atelier de peintre surnommé "la fabrique", construit en bois. S'y découvrent également une glacière, un terrain de tennis et un tombeau.

Le château

Reconstruit à la fin du 16e s. sur les traces d'un précédent daté du 13e s., il a connu de nombreux illustres propriétaires. S'y sont succédé notamment Jean de Savary, écuyer, Secrétaire du Roi, mais également le Duc de Penthièvre, Amiral de France, petit fils de Louis XIV. S'ensuivirent un maréchal et deux Ducs d'Empire, un général, etc.
Érigé sur quatre niveaux, le château a été remanié aux 17e et 18e s. et réunit un corps central et deux pavillons, l'ensemble se composant de 32 pièces, dont 14 chambres.
Sa toiture en ardoise est ajourée de lucarnes à croupes et de fenêtres de toit sur les deux façades blanches. De nombreuses ouvertures et portes-fenêtres à petits carreaux traversantes, ornées de parements en pierre de Vernon, sont protégées par des persiennes, qui laissent filtrer la lumière.
Une vingtaine de degrés permettent l'accès à la bâtisse, face à une importante terrasse, qui présente une vue dominante à 180 degrés sur la vallée de la Seine.
La cour d'honneur composée d'une pelouse arrondie est cerclée d'allées gravillonnées, dont une mène sur l'arrière du château.


Niveau inférieur 1
L'ancien rez-de-chaussée, utilisé en partie par le personnel, se compose d'une salle dite "du Maréchal", d'une pièce à usage divers, d'une chaufferie, et de l'ancienne cuisine avec monte-charge. Un escalier à degrés de 3 marches accède au premier niveau. Il est encore utilisé à ce jour, avec l'entrée principale du château.
Rez-de-chaussée
Le niveau présente un vestibule qui dessert sur sa droite, la cuisine et une salle de réception, ainsi que le départ d'un escalier qui mène aux étages, tournant à droite. Ses marches sont en bois et le garde corps en fer forgé à motifs courbes et arborescents. Sur sa gauche, une salle dite d'attente ainsi que 3 salles de réception - salle à manger, bibliothèque et grand salon - dans lesquelles les plafonds sont ornés de moulures, les cheminées de marbre avec trumeau miroir, parées de boiseries d'époque. Les sols sont recouverts de dalles avec cabochons, de carrelage ancien ou bien de parquet en chêne en points de Hongrie.
Premier étage
Une galerie avec quelques marches et ouvertures en façade dessert 6 chambres, et une anti-chambre. 2 salles de bains et des toilettes complètent le niveau. 5 de ces chambres proposent des cabinets de toilette. Les sols y sont recouverts de parquet de pichepin. Quelques chambres affichent des cheminées en marbre. L'ensemble des fenêtres est protégé par des volets intérieurs en bois.
Combles
Une grande salle de jeux, au plafond soutenu par des poutraisons apparentes, ainsi que 7 chambres - d'anciennes chambres de bonnes - occupent le niveau. Les sols y sont recouverts de tomettes.

Les dépendances

Datant vraisemblablement des 17e et 18e s., elles sont érigées sur deux étages et renferment, outre un logis de gardien et un petit appartement datant du 18e s. au premier étage, des garages et des ateliers à usages divers. Leurs ouvertures cintrées laissaient autrefois passer les voitures à chevaux.
Les façades remaniées sont recouvertes d'un appareillage en pierre de Vernon et de ciment beige. La toiture recouverte de tuiles de pays est percée de lucarnes à croupes. Un escalier en bois mène au petit logis.


Rez-de-chaussée
Les garages et ateliers permettent le stockage.
Premier étage
Les logis, dont le logis de gardiens et le second logis.

Le logis de gardien

Il se compose de deux niveaux et d'un jardinet.

La laiterie

Son pavillon jouxte l'abreuvoir. Sa toiture à 4 pentes est recouverte d'ardoises. Construite en pierre de Vernon, deux de ses côtés sont percés d’œils-de-bœufs. La porte d'accès vitrée est arrondie.

L'abreuvoir

En ciment, Il se situe à proximité des dépendances et de la laiterie.
Il est alimenté en eau par les goulottes présentes dans le parc.

L'ancien lavoir

Petit coin de verdure, vestige du passé, il se situe sur l'arrière des dépendances. Étonnamment bien conservée, sa toiture en tuile de pays à 2 pentes est soutenue par une charpente en bois, restée dans son jus. Son avant-toit abrite ses 3 côtés de façade construits en brique et silex, ainsi que le bassin.

La glacière

Éloignée du château, elle est implantée dans la partie haute du parc pour éviter l'humidité. Construite dans une motte de terre rapportée, elle est protégée au sud et à l'ouest par de grands arbres. Sa porte épaisse ouvrant au nord est restée intacte au fil des siècles. La construction se borne à enfouir sous terre un cône de maçonnerie renversé avec au fond une grille et au-dessus un puisard.
D'une profondeur d'environ 7 m, elle est d'une surface approximative de 35 m2 et d'une contenance d'à peu près 23 tonnes de neige. Transformée en bloc de glace, celle-ci se conservait jusqu'à l'été afin de faciliter la conservation des aliments. Ce travail, réalisé avec une voiture à cheval, occupait un homme pendant un mois et demi.

La cave voûtée

Sécurisée par une porte en bois, d'une surface d'environ 100 m2, elle aurait contenu, en 1824, pas moins de 1800 bouteilles de divers crus. Une cheminée, située dans le fond, évitait l'humidité. Suite à un éboulement, elle a été restaurée par les actuels propriétaires.

L'atelier de peintre : "la fabrique"

Atypique, surnommé "la fabrique", il a été édifié en bois sur 2 niveaux, avec un soubassement en ciment qui autorise une vue imprenable sur la vallée de la Seine.
Le lieu aurait, raconte l'histoire, séduit Sophie Hugo, mère du célèbre écrivain.

Le terrain de tennis

Le revêtement est en béton poreux, plus communément appelé "quick".

Le tombeau

À l'écart, isolé sous la voûte des arbres, proche de l'allée de tilleuls, se dessine un élégant monument. Composé de pierres d'un autel Renaissance provenant d'une église, le tombeau daterait de 1598 et aurait été destiné à la sépulture d'une propriétaire en 1798.

Le parc

À flanc de coteau, il est ordonnancé en terrasses datées du 16e s. dominant la vallée de la Seine.
Classé "Jardin remarquable", il est remanié par deux fois, en jardin à l'Anglaise puis à la Française. Constitué d'allées en étoiles, s'y déploient des arbres centenaires, quelques statues anciennes, des alignements de tilleuls plantés vers 1750 ainsi que divers sujets remarquables, hêtres pourpres, cyprès de Lawson, sephora, etc. en partie rescapés des dernières tempêtes.
Trois générations de Grands Maîtres des Eaux et Forêts de Normandie s'y sont succédé pour parvenir à cette harmonie.
Lors de la reconstruction du château, la grande terrasse fut édifiée devant la façade d'accès : d'un côté, la pente naturelle laisse la vue descendre vers la Seine et de l'autre, un phénomène de perspective redressée qui fait porter le regard au-dessus du fleuve vers la forêt. Parc en pente, il multiplie les vues : où que l'on soit, en haut, en haut ou sur les flancs, se dégagent de nouveaux paysages.
Un circuit d'eaux vives, élégant et varié, le traverse par des goulottes et une vingtaine de bassins. Elles alimentent l'étang miroir situé derrière le château, lequel s'y reflète, mais également le lavoir, l'abreuvoir, et le jardin potager et fruitier.

Le jardin

Créé en 1744, classé "Jardin remarquable", composé d'un potager et d'un verger, il est entouré de terrasses qui s’étendent sur un hectare pentu. Il rassemble quatre grands carrés autour d’un bassin central. Deux sont dédiés à des légumes très divers - y compris des asperges - sagement alignés en compagnie d’herbes, parfois de framboisiers ou autres petits fruits rouges. Les deux autres, distillant un parfum enivrant, sont réservés à des lavandes plantées en lignes, entre lesquelles jaillissent mille fleurs. Des pommiers en cordon encadrent chaque carré. Ici encore, une goulotte conduit l’eau jusqu’à deux bassins puis s’en va désaltérer une cressonnière en contrebas.

Ce que nous en pensons

En des lieux de souvenirs et d'héritage, ce domaine de caractère, ancien fief, peut tout autant proposer une vie en autarcie, qu'un lieu d'échange et de rencontre. Son immensité offre tout l'espace nécessaire à la tranquillité, à la retraite, aux paysages et aux balades, tout en permettant de réunir de nombreuses personnes sans le moindre embarras. À ce jour, la propriété affiche un fort potentiel pour tout projet d'hébergement ou bien d'évènementiel de type culturel, séminaires, voire mariages ou demeure d'artistes compte tenu de sa situation géographique et de son environnement. Les activités culturelles et sportives présentes dans les 10 km alentour sont un vecteur non négligeable.
Ce qui fait sa différence parmi les grandes propriétés de ce type, est la diversité et le nombre de ses dépendances. Au-delà du château et du vaste parc, il s'agit là d'un petit hameau dans la verdure, ouvrant le champ des possibles pour de nombreuses activités annexes.

Vente en exclusivité

2 120 000 € Honoraires de négociation inclus
2 019 048 € Honoraires exclus
5% TTC à la charge de l'acquéreur


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Référence 254033

Surface cadastrale 10 ha 92 a 92 ca
Surface du bâtiment principal 600 m2
Nombre de chambres 14
Surface des dépendances 1000 m2

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Haute-Normandie


Marie Merien +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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