Au cœur d'un domaine d'environ 34 ha, à moins d'1h30 de Lyon,
un château à flanc de colline
Roanne, LOIRE rhones-alpes 42300 FR

Situation

À 700 m d'altitude, au nord des Monts du Forez, la propriété s'étire sur une colline, au-devant des montagnes. L'ouest du Massif central, ses rivières, son granit, ses landes s'étendent aux alentours. Aux abords du parc naturel régional du Livradois-Forez, entre ceux des volcans d'Auvergne et du Pilat, à quelques kilomètres de la Loire, le château trône au cœur de la nature tout en étant proche des métropoles. Lyon est aisément accessible par les autoroutes A89 et A72. Le château est à une trentaine de kilomètres de Roanne, ainsi qu'une dizaine de Noirétable à vol d'oiseau. À l'ouest, la vallée de l'allier est dominée par la ville de Clermont-Ferrand.

Description

Ancienne maison forte au 14e s., en ruine dès le 15e s., le château fut restauré et remanié aux 18e et 19e s.
Importante construction de maçonnerie de pierres aux toits pentus en ardoise ou pour partie en tuiles mécaniques, elle est bordée de chéneaux et de gouttières en zinc avec un collecteur parfois achevé par une tête de chimère.
Le château se compose de deux corps de logis séparés par une cour intérieure. À l'arrière, de plan carré, encadrée de ses trois tours - deux rectangulaires, une ronde - se trouve la partie la plus ancienne du château. Au-devant, face au paysage vallonné, la construction plus récente s'étire en largeur. Le corps central, daté du 19e s., gardé par ses deux tours à six pans est flanqué de deux ailes, la gauche datant vraisemblablement de la fin du Moyen-Âge. De nombreux éléments de décors dans l'esprit néo-gothique-renaissance ont été ajoutés lors de sa rénovation de l'époque contemporaine.
À quelques enjambées, la ferme, d'une surface supérieure au château, est un étalage de plusieurs bâtiments : hangars, orangerie, écuries, fenils, bûcher, potager et verger leur faisant face, ainsi qu'un logement séparé.
Enfin, au détour d'un chemin, la chapelle sépulcrale, datée de 1870, en pierre de taille de granit s'élève au centre d'un petit bois.

Le château

D'une surface d'environ 1.130 m2 en loi Carrez, divisé en trois grandes périodes de construction entremêlées, il s'élève en L sur 3 à 4 niveaux.
À l'arrière, sur le retour du L, la partie la plus ancienne, de plan carré, est gardée par trois tours : deux carrées - une avec toit en croupe, l'autre, rénovée, avec toit-terrasse crénelé - et une ronde coiffée en poivrière à coyaux avec épis de faîtage. Son corps de logis, massif, couvert a posteriori d'un toit en croupe en tuiles plates, renfermait le logement seigneurial. Toutes les toitures sont percées de lucarnes jacobines. Les murs, avec appareil à tête vue, ont été ajourés plus tardivement de baies croisées à meneaux. À l'étage, les fenêtres sont équipées de persiennes jaunes. Les chainages d'angle et les encadrements de la plupart des baies sont en pierre de taille. Datant du 14e s., ses origines pourraient cependant remonter au 12e s.
Dans l'angle du L, la deuxième partie fait la jonction entre l'ajout des 18e et 19e siècle et la construction d'origine. Datée également du 14e s., elle a certainement été victime d'un incendie au 15e s. Elle se compose d'une tour ronde, surmontée au sommet de son toit en poivrière d'un épis de faîtage avec bannière en girouette, ainsi que d'un corps de logis qui, accolé à deux tours de la première partie, ferme la cour intérieure. Une tour hexagonale avec toiture à coyaux y a été adjointe lors des rénovations des 18e et 19e s. L'appareillage et l'ordonnancement des façades est similaire au bâtiment d'origine.
La barre montante du L sur soubassement achève l'ouvrage aux 18e et 19e s. dans le plus pur esprit néo-gothique. Les toitures à coyaux en ardoise sont en croupe, avec crête, girouettes, bannières, épis de faîtage, lucarnes jacobines élancées, échauguette, etc. Les façades, en pierre de taille blanche, sont percées de baies à meneaux ou en double voire triple arcade à voûte en berceau brisé. Le corps central, flanqué de ses deux tours à six pans, présente des créneaux avec leurs mâchicoulis surplombant un large perron.


Rez-de-chaussée
Plusieurs accès permettent de pénétrer dans le château : depuis le porche qui mène à la petite cour intérieure, depuis les façades de part et d'autre de son centre pour le hall d'entrée, et enfin depuis la bibliothèque. L'escalier à vis situé dans l'une des tours sur la cour intérieure permet d'accéder à l'ensemble des étages.
Le vestibule principal au sol en carrelage du 19e s. est ceint de murs aux tapisseries des 17e et 18e s. qui font ressortir les boiseries et les encadrements de portes moulurés. D'un côté, un petit salon avec fenêtre en baie ronde, sol en parquet de chêne à bâtons rompus, boiseries en noyer, plafond orné de fresques et sa cheminée de bois avec atlantes et trumeau. À sa suite, le grand salon aux murs en tissu et boiseries à effet de rosaces, grande cheminée et trumeau de pierres armorié de style Renaissance, sous un plafond à caisson en bois. À leur côté, en prenant le couloir aux murs recouverts de tissu, se trouve la bibliothèque. Sa porte-fenêtre, son sol carrelé de fleurs de Lys du 19e s. et sa cheminée en marbre blanc du même siècle, présente un ensemble enveloppé dans des rayonnages en bois. Des toilettes indépendantes depuis le couloir.
À l'opposé du vestibule, dans un petit hall au sol en parquet fougère en chêne, plafond à caissons, tapisseries et murs peints, s'élève le grand escalier principal. Dans le prolongement, derrière une double porte en bois, la salle à manger. Ses vastes baies à l'est éclairent ses murs en boiseries et tissu tendu sous lequel se cachent des peintures anciennes qui semblent en bon état. L'histoire raconte qu'elles y sont dissimulées depuis longtemps.
De là, se découvrent les pièces à vivre du logement actuel du gardien. Il se compose à ce niveau d'une salle de séjour-salle à manger, d'une cuisine,
Du même côté, avec sa cheminée, la grande cuisine voutée en pierre apparente au sol dallé de pierres de taille grises est éclairée par deux fenêtres croisées. S'y adjoignent son arrière-cuisine et sa souillarde.
Premier étage
Il est légèrement plus bas dans l'aile ancienne que dans l'autre aile. Chacune d'elle propose son propre escalier en pierre blanche et marbre ou en bois. Le troisième escalier à vis relie les deux ailes uniquement au premier étage et se prolonge jusqu'au grenier.
En haut du grand escalier, le sol du palier est en parquet lustré en chêne à bâtons rompus et plafond à caisson bois. Un couloir, parqueté de même, deux fenêtres laissant entrer la lumière, a des murs parsemés de bois "pli de serviette" et de tapisseries qui s'achève par un des escaliers en bois. Il distribue cinq pièces organisées en un bureau et 4 chambres. Toutes ont des parquets à panneaux ou à bâtons rompus, des boiseries et, pour l'une d'elles, du cuir peint. Quatre d'entre elles jouissent d'une cheminée engagée en pierre ou marbre sculpté avec miroir trumeau. À noter la particularité de l'une d'elle avec son angle à pan coupé en style néo-mauresque, ainsi que sa cheminée sculptée surmontée d'un trumeau de style néo-gothique enfermant un miroir. Les pilastres des murs y soutiennent les arcades, bordées de frises, d'un plafond orné de voûtes dorées dans un motif rare sinon unique. Les ouvertures des portes sont encadrées en pierre en accolade avec, au sommet, un élément végétal.
Des toilettes identiques à celles du rez-de-chaussée sont à restaurer. De retour sur le palier, une pièce au plafond à ventaux, dite "le passage", relie les deux ailes du premier étage. Actuellement, une partie est utilisée pour le logement du gardien avec pour celui-ci 2 chambres, une salle de bains, ainsi que des toilettes. Le reste est en partie privative des propriétaires avec 5 chambres, une garde-robe dans la chambre de maître, une salle de bains et ses toilettes, et une pièce de rangement.
Deuxième étage
De retour par le grand escalier, le palier, sol en parquet et tapisseries aux murs, mène à un couloir identique à celui du premier étage. 5 chambres inutilisées sont à reprendre. Dans l'autre aile, accessible par l'escalier à vis, 6 chambres dont l'une d'elle est attachée à l'espace réservé aux gardiens. Plus loin, se trouvent une lingerie, ainsi que deux pièces de rangement dont une dissimule, dans un placard, un escalier en bois qui mène au-dessus à une pièce cachée.
Enfin, derrière une porte sculptée, une chapelle peut accueillir une vingtaine de personnes. À l'intérieur, les décors de blanc, de bleu et d'or couvrent chaque recoin. Sous ses voutes sur croisée d'ogives et son ciel étoilé, ses boiseries néo-gothiques s'élèvent jusqu'à mi-hauteur sur les murs aux pierres de taille en trompe-l’œil. Dans le style des boiseries, un autel avec pinacles et dorures. Le sol, pavé de carreaux en motifs de trèfle du 19e s., est illuminé par des vitraux représentant des scènes bibliques, dont Saint-Georges à cheval affrontant le dragon. Une petite sacristie jouxte la chapelle et une porte au fond de celle-ci permet de rejoindre un autre couloir et l'accès à un grenier.
L'ensemble s'enroule autour de la cour intérieure.
Combles
L'ensemble du dernier niveau est occupé par de vastes greniers. Deux accès sont possibles : par l'escalier à vis de la tourelle sur cour, ou par celui d'un des couloirs du deuxième étage grâce à une porte jouxtant celle de la sacristie. Éclairés de lucarnes jacobines, rangés et propres, avec une imposante charpente aux airs médiévaux, ils représentent une importante surface d'environ 535 m2.
Sous-sol
Accessible depuis l'extérieur, il se compose de l'ancienne chaufferie, ainsi que de trois caves : une grande sans office prédéfini, une à vin, une pour les fruits et les légumes, et une dernière partiellement comblée de terre et gravas.

L'ancienne ferme

Organisés autour d'une cour, ses bâtiments forment un vaste ensemble en pierre pour une surface totale d'environ 1460 m2. Leurs toits sont à deux pans, couverts de tuiles plates ou d'ardoise, coiffent des murs avec appareil à tête vue. Baies, travées en arc en plein cintre, ainsi que chainages d'angle sont encadrés de pierres de taille. Seules quelques pièces seront ici détaillées. Les superficies et les différents espaces détaillés sont à disposition dans les diagnostics.


Réserve
Au nord, grand bâtiment mitoyen du corps de ferme et couvert d'un fenil, il accueille des garages et des écuries.
Bûcher
Il ferme la cour du côté où est entreposé le bois.
Orangerie
Une pièce anciennement à usage d'orangerie.
Etable
Au sud, le bâtiment en pierre apparente est traversé par un porche en arc en plein cintre avec encadrement en pierre de taille. L'étable permet de rejoindre le château depuis les communs. Elle est composée d'une ancienne porcherie, ainsi que d'une étable.
Hangar
Il est actuellement à usage de stockage.
Petit logement
Actuellement loué, il est composé, au rez-de-chaussée, d'une grande pièce à vivre, d'une cuisine avec son coin d'office, de toilettes, ainsi que d'une salle d'eau. Trois chambres, des toilettes et une salle de bains se trouvent au premier étage.

La chapelle sépulcrale

Une chapelle sépulcrale de 1870 est implantée au centre d'une petite parcelle entourée de bois à quelques minutes à pieds du château. De plan carré et d'une surface de 35 m2 environ, elle a une toiture à en pavillon et est ceinte de marches des 4 côtés. Ses murs en pierre de taille sont percées de baies en voute en berceau brisé.

Le domaine

Entourant le château, il est composé de prés, de 2 étangs, d'un verger et potager, ainsi que de bois.
Les parcelles de forêt font l'objet pour partie d'un plan de gestion pour une contenance d'environ 9 ha.
Un complément d'environ 26 ha de terres agricoles, actuellement en fermage, pourrait être adjoint après présentation au fermier, ou à la SAFER, qui ne ferait pas jouer son droit de préemption.
Une forêt à proximité immédiate du château d'à peu près 57 ha 38 a 80 ca est actuellement en présentation à la vente au prix de 700.000 euros sous le mandat exclusif n°13457SB.

Ce que nous en pensons

Tout droit sorti d'antan, le château, élancé et régnant sur les forêts alentour, avec sa ferme endormie et son le parc, immense et vallonné, domine un ensemble digne des seigneurs d'autrefois. Son caractère réside dans la noblesse de ses intérieurs et la majesté de son ordonnance. De siècle en siècle, cet entrelacs d'architectures a mêlé les styles avec adresse. Sans remparts ou mur d'enceinte, dressé au milieu du paysage, au-devant des monts du Forez, il impose tant de grandeur qu'il semble ne pas avoir besoin de davantage de protection.
Comme certains manoirs britanniques où l'on prend le thé pour se réchauffer auprès des cheminées après une délicieuse promenade, il promet son lot de souvenirs et de festivités.
Séminaire, réception, hébergement, projets personnels ou professionnels, la taille est telle que rien n'est plus impossible.

Vente en exclusivité

1 300 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 423276

Surface cadastrale 33 ha 99 a 81 ca
Surface du bâtiment principal 1129.00 m2
Nombre de chambres +20
Surface des dépendances 1604.09 m2

Conseiller
Lyon et ses environs


Sophie Batsch +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus