Dans le Berry, une forteresse médiévale,
ensemble de bâtiments inscrits et classés MH
Nevers, CHER centre-val-de-loire 58000 FR

Situation

À la jonction des régions Bourgogne, Centre et Auvergne, sur des terres riches d'un patrimoine architectural légué par plus de deux mille ans d'histoire. Le château est facilement accessible bien qu'il se dresse au cœur d'un village et d‘environnement naturel préservé proche de la Loire de Nevers et de Bourges, capitale historique du Berry, avec sa cathédrale classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco et le Printemps de Bourges réunissant chaque année de nombreux artistes.
L'autoroute A77 est à vingt minutes, et une gare proche relie Paris-Bercy en deux heures.

Description

La forteresse comptait parmi les places militaires les plus importantes du Berry, elle est un témoin majeur de l'art castral médiéval. Les bâtiments se dressent sur la place du village.
il fallait à l'origine emprunter une entrée fortifiée avec pont-levis pour pénétrer dans la basse cour, bâtie dans une enceinte quadrangulaire, entourée de fossés et protégées par quatre tours d‘angle dont seule celle circulaire accolée au corps du logis subsiste, à la fois défensive et résidentielle, sa construction aurait débuté au 13ème siècle et se serait poursuivie jusqu'en 1312, époque où Philippe IV le Bel procéda à l‘arrestation des chevaliers de l‘ordre du Temple. Des remaniements importants furent réalisés en 1460 par Jean de Villaines seigneur du château puis démantelé en 1569 par la guerre de religion.L‘ancienne tour d‘angle de l‘enceinte du château est accolé au corps de logis avec une tour d‘escalier hors d‘oeuvre carrée.Des bâtiments ont été accolés au donjon recouvert de tuiles plates avec un toit à la Mansart au milieu du 18ème s. l‘écurie daterait du 15ème s. et fût transformée au 18ème s puis la construction plus récente des communs et une maison de gardiens.
Des personnages historiques y ont séjourné : le prince des Asturies fuyant les anglais a logé dans une chambre située au-dessus de la chapelle ; le roi louis XI y séjourna en mars 1482 à l‘occasion d‘un pèlerinage et Henri IV pour des services rendus. Le château fut assailli au cours des Guerres de Religion, période où le Berry, avant-poste des terres royales, était continuellement menacé par les Anglais et les Anglo-Bourguignons.
Deux portails ouvrent sur la propriété l‘un se fait par un premier portail monumentale en fer forgé décoré de volutes, le second est avec des portes pleine à mi-hauteur, c'est l‘accès d‘entrée pour les véhicules. Le parc est en partie close de mur et sans vis-à-vis malgré la proximité des habitations.

Le manoir inscrit MH avec sa chapelle

Le bâtiment de forme rectangulaire s'élève sur trois niveaux sur cave. Une tour d'escalier hors d‘œuvre est accolée à sa façade, c‘est l‘accès d'entrée principale qui est surélevé par le départ de l'escalier en vis en pierre. Celui-ci dessert la cave et les étages du corps de logis. Les façades sont percées de baies à meneaux et appareillées de moellon recouvert d'enduit. La demeure est entièrement coiffée d'une charpente en chêne et d'un toit couvert d‘ardoise. Des lucarnes à fronton brisé y ont été aménagées. Les éléments architecturaux, les ferronneries et ferrures sont d'origine.


Les caves
Emplacement de la chaufferie et de la cuve à fioul.
Entresol
Une porte basse en chêne donne accès à une chapelle. Elle est couverte d‘une voûte d‘ogives retombant sur des culots moulurés. Sur l‘un des mur apparaît l'arc au tiers-point d'une fenêtre murée. Le sol est dallé de pierre calcaire.
Premier niveau
Il abrite la pièce de réception où une cheminée monumentale en pierre du 15ème siècle est ornée d‘un médaillon ovale, décoré d'une guirlande de feuillage du 17ème siècle. La pièce est éclairée par des baies à meneaux et le sol est dallé de carreaux de terre cuite. Le plafond présente des poutres moulurées. Une porte en chêne accède à la cuisine éclairée par une fenêtre donnant sur le parc.
Deuxième niveau
Il compte deux chambres séparées par une salle de bain, toilettes. L‘une des chambres est décorée d‘une cheminée monumentale en pierre, à l‘identique de celle située dans la salle de réception. Les plafonds sont ornés de poutres de chêne et le sol est dallé de carreaux de terre cuite. La seconde chambre a un accès par un escalier en chêne fixé au mur qui rejoint l‘escalier à vis à l‘étage.
Troisième niveau
Un palier d‘environ 5 m² protégé par une rambarde en bois donne sur une chambre. Une porte en chêne ouvre sur les combles.

Le donjon classé MH

L'accès peu se faire par chacune des façades et les entrées communiquent avec l'ancien logis édifié au 18ème siècle.
C'est à Jean de Villaines, capitaine dans les armées de Louis XI qu‘on attribue la construction du donjon en 1460, destiné à la fois à la défense et à l'habitation. Ses quatre niveaux simplement couverts d'un plancher totalisent une surface totale de 600 m² environ. La tour est un donjon barlong aux murs d‘une épaisseur d'un mètre cinquante et d‘une hauteur de 38 mètres. Il est flanqué de deux tourelles quadrangulaires et surmonté d'une chambre de veille, couronné dans sa partie supérieur de mâchicoulis couverts sur consoles formant ainsi un chemin de ronde extérieur. Le rang de pierres au-dessus des corbeaux est orné d'arcatures aveugles et couvert d‘une toiture en tuile plate. Les fenêtres des deux premiers niveaux ont été transformées au 19ème siècle ; celles des deux étages supérieurs sont soit meneaux, soit carrées. La saillie en façade correspond aux latrines.


Rez-de-chaussée
Deux salles d'apparats affichent chacune une cheminée monumentale. Les plafonds sont ornés de poutres de chêne. L'une est parquetée et la seconde est couverte de carreaux à cabochons. Dans l‘une des salles se situent des toilettes avec un vestiaire et le départ de l'escalier à vis en pierre qui dessert la cave et les étages. Un autre escalier en pierre rejoint la cuisine et « la boulangerie ».
Premier niveau
Il était réservé aux réceptions. Les cheminées sont monumentales et la hauteur sous plafond est de 4,60 m.
Deuxième niveau
Aménagé au 19ème siècle, il contient trois chambres confortables.
Troisième niveau
Il a conservé son caractère primitif et authentique avec des ouvertures carrées et un placard à double-fond qui servait de coffre-fort.
Quatrième niveau
Emplacement de la chambre de veille, il compte neuf fenêtres carrées qui éclairent le chemin de ronde extérieur largement ébrasé. Sa charpente est en forme de nef de vaisseau. La hauteur est de 17,50 m environ.

Le logis du donjon inscrit MH

Le logis édifié au 18ème s. est adossé au sud du donjon avec un toit à la Mansard recouvert de tuiles plates, il abritait un logis sur deux niveaux, une ancienne cuisine et une pièce appelée « la boulangerie » communique avec le donjon par un escalier. Il n'est pour l'heure pas habitable nécessitant des travaux de restauration.

Ce que nous en pensons

Malgré les vicissitudes qui ont pesé sur son histoire, le château est toujours fièrement campé sur ses fondations médiévales et les beautés intemporelles qui l'émaillent n'ont pas échappé aux responsables du Patrimoine justifiant pleinement son classement et son inscription au titre des Monuments Historiques. S'il suscite l'envie d'y mener de multiples projets artistiques, d'ouvrir une activité d'hébergement, il réjouira les passionnés du Moyen-Âge. La région, avec la proximité des bords de la Loire et la ville de Nevers à vingt minutes, présente aussi un grand intérêt touristique par la présence de villages ayant un grand intérêt historique, patrimonial.

Vente en exclusivité

830 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 107189

Surface cadastrale 17665 m2
Surface du bâtiment principal 270 m2
Nombre de chambres 6
Surface des dépendances 150 m2

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Conseiller
Sancerrois


Nelly Parisot +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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