Aux portes de la Bourgogne, inscrit MH, un château des 13e et 19e s.,
ses 43 ha de parc, terres, bois, son petit étang.
Dole, JURA franche-comte 39100 FR

Situation

Solitaire mais pas isolée, la propriété, vue du ciel, est comme un îlot d’architecture au milieu d’un océan de verdure. Situé tout près d'une sortie d'autoroute reliant Paris en moins de 4 h, ainsi que Lyon et Genève en moins de 2 h, bien desservi par les lignes TGV, Paris, Lyon et Genève, le château demeure accessible de toutes parts. Non loin, un aéroport relie régulièrement Londres, le Portugal, l'Espagne et les pays méditerranéens. Le tourisme vert est omniprésent dans la région avec d’importantes rivières réputées pour leur pêche à la mouche. Près de l'EuroVelo 6 qui relie l'Atlantique à la mer Noire, la propriété est aussi un excellent point de départ pour explorer les forêts des alentours. À 15 min, un golf s'étend en zone classée Natura 2000. Proche d’une ville d’art et d’histoire, commerces et vie culturelle animent plaisamment le territoire.

Description

Après avoir suivi un étroit chemin bordé de prés, de bois, de champs et d’un canal louvoyant jusqu’à un rideau d’arbres, l’entrée de la propriété se dresse devant un vaste domaine. Côté plaine s’étale une dépendance avec son pré et son verger. De l'autre, un sobre portail en fer forgé encadré de deux piliers en pierre s’ouvre sur une allée gravillonnée bordée d’un jardin de rocailles conduisant au château légèrement surélevé.
Deux parties habilement entremêlées, de sorte que nulle brusque rupture de style ne paraisse, composent l’édifice : celle d’origine médiévale et l’extension datée de la fin du 19e s. C’est à cette dernière que mène l’allée. Se présente alors une vue directe sur le pavillon néogothique de trois étages en pierre de taille. La forme carrée du bâtiment est cependant allégée par deux poivrières en encorbellement chapeautée d’ardoises. Les grandes baies cintrées au rez-de-jardin sont exposées face sud et est. Au premier étage, côté est, un balcon est armuré de balustres. L’ornementation est reprise avec légèreté au deuxième étage et également côté château. La toiture, quant à elle, à quatre pans en ardoise, est percée à l’est d’une lucarne de toit et bordée d’un crénelé de pierres rappelant les décorations de la tour donjon datant du Moyen Âge.
Le vieux château, paré de pierres grisées par le temps, fort de son entrée sud de plain-pied ornée des armoiries de la famille, se farde avec grâce d’un rosier grimpant. Des glycines encadrent la terrasse couverte en rez-de-jardin, portant toujours sa cloche d’appel aux repas. De sa façade à enduit bleuté surgit une entrée cintrée à double vantaux. Au premier étage, une deuxième terrasse couverte avec balustrade dégage une vue sur la chapelle néogothique envahie de lierres. En prolongement, une haute tour carrée se rehausse d’une élégante flèche en ardoise. En contrebas, quelques marches en pierre permettent d’accéder à un pré qui, quelques siècles plus tôt, était un étang. Plus loin, s’étendent les vestiges d’une île de pins côté parc, ainsi que ceux des anciennes douves. Côté nord, le parc se déploie à l’infini. En façade arrière, cinq baies avec persiennes au premier étage répondent aux cinq fenêtres de toit du deuxième étage à la Mansart. En rez-de-jardin, ajoutée au 19e s., une entrée chapeautée d’une logette suspendue mène directement à la cave.

Le château

Le château fort, propriété du duché de Bourgogne, a été édifié avec tours, épaisses murailles, fossés et pont levis au 13e s. Auparavant, se dressait sur ces lieux un site celte sacré, devenu carrefour de voies romaines fréquentées ayant fait la richesse du territoire pendant plus de cinq siècles. Incendié partiellement au 15e s. par Louis XI, le château survit mais le village à ses pieds disparaît à jamais. Au 17e s., pendant la guerre de Trente Ans, il est le refuge de la population locale livrée à toutes les exactions des troupes françaises. À la Révolution, il ne demeure qu’une des tours et le corps du logis principal, ne lui prêtant guère plus que l’allure d’une maison forte. À la fin du 19e s., les propriétaires, issus d’une longue lignée de parlementaires, ambassadeurs et militaires, transforment les bâtis en une résidence d’été sur les conseils d’un architecte inspiré de Viollet-Le-Duc. Rendez-vous incontournable de la bonne société et des artistes de l’époque, le château inspire et accueille entre autres, George Sand, le sculpteur Auguste Clésinger et avant tout le célèbre peintre Pierre Joseph Redouté qui y donne des leçons. Propriété d’une même famille depuis ses origines, le château, berceau de générations d’artistes, est transmis depuis cinq siècles par les femmes, lui donnant sans doute sa sensibilité actuelle.


Rez-de-jardin
En rez-de-jardin, l’entrée, encadrée de rosiers grimpants, se fait au niveau de la jonction du pavillon 19e s. par une porte blanche vitrée à double battant en bois, surmontée des armoiries familiales. Ces dernières datent des croisades.
Par le vestibule traversant au seuil dallé de pierres, l’introduction de plain-pied au salon d’été dévoile la pièce de réception de la maison. Cinq grandes baies avec volets intérieurs en bois à double battant ouvrent sur le parc, inondent les boiseries de lumière, et déploient, tableau après tableau, les arbres et la chapelle néogothique. Le plafond à caissons peints est parcouru de frises rappelant les motifs des tentures peintes aux armoiries familiales et de phœnix entrelacés. Deux panneaux peints représentant le château se mirant dans son étang au Moyen Âge et au début 18e s., encadrent la cheminée néogothique en bois sculpté aux armes de la famille. Des carreaux de ciment en corolles florales couvrent le sol.
Depuis le vestibule, un escalier en marbre blanc et sa rampe en fer forgé à douces volutes chapeautée d’une main courante en bois conduit aux étages.
Par quelques marches en pierre, un corridor carrelé de carreaux de ciment à motifs d’étoiles mène aux grandes caves sous le salon d’été et au petit salon sellerie côté médiéval. La dernière pièce est éclairée de deux baies avec lumière traversante, réchauffée par les carreaux en terre cuite au sol, et éclairant parfois des toilettes dans un renfoncement de l’épaisse muraille. De chaque côté, deux portes débouchent sur la salle à manger et sa cheminée en pierre d’origine où trône désormais un poêle en fonte. Le mécanisme de crémaillère y est complet. Une large porte vitrée plain-pied se fend sur la terrasse couverte côté sud. Baie à barreaux au sud et baie ouvrante côté nord avec accès au parc par un escalier extérieur en pierre, la luminosité ne manque pas. Au plafond, une massive poutre traversante renforcée d’un étai conforte le tout. De part et d’autre de la cheminée, l’on passe à la cuisine à travers les vieux murs en pierre. Trois baies à barreaux, des poutres au plafond, un sol carrelé, et, de chaque côté, des emplacements d’anciennes pierres d’évier, caractérisent la pièce. Par ailleurs, elle dispose également d’un petit renfoncement avec un local technique menant au garde-manger borgne dans l’ancienne tour donjon aux murs épais.
Premier étage
Au premier palier, deux portes en bois peints ornées de peintures à motifs floraux et oiseaux s’opposent.
Du côté médiéval, partie chauffée, une double porte révèle le salon bibliothèque avec son plafond mouluré et peint à double caisson. Une alcôve tient lieu d’emplacement pour un poêle. Deux baies vitrées ouvrantes desservent la terrasse couverte côté sud avec vue sur la chapelle et les grands arbres. Deux baies côté nord découvrent un panorama sur le parc et les bois. En enfilade, trois ensembles prolongent la partie médiévale. Une grande salle de bain à la douche carrelée, faisant office aussi d’antichambre avec une épaisse moquette au sol, est dotée, de part et d’autre, de deux lumineuses baies. À sa suite, la chambre de maître tient son confort de sa cheminée en marbre noir, de ses murs tapissés d’une tenture bleu ciel, de son épaisse moquette claire au sol, ainsi que de son plafond élégamment mouluré. Dans un renfoncement, les toilettes attenantes complètent la commodité des lieux. Enfin, un bureau lumineux au parquet en chevrons dans l’ancien donjon précède un local technique abritant une chaudière et un accès au grenier d’où partait l’ancien chemin de ronde.
En revenant au palier, côté moderne, la double porte dévoile une des pièces les plus colorées du château : le salon de musique. Une cheminée en marbre gris habillée d’un tombant en fonte finement ouvragé, un plafond mouluré aux décors bleutés répondant aux boiseries murales, des tentures jaunes, une logette presque entièrement vitrée aux carreaux de ciment avec arabesques, surplombant le parc vert… le salon est une fresque à lui seul. La pièce converge vers une tourelle d’angle à trois petites baies ornées d’élégants vitraux à motifs champêtres. De nouveau en enfilade, un dégagement dessert un escalier de service menant au deuxième étage, une petite pièce de rangement et une chambre de maître. La dernière renferme une cheminée en marbre blanc sculptée de feuilles d’acanthes, trois grandes baies dont une ouvrant sur un balcon, ainsi qu’une porte vitrée abritant la deuxième tourelle d’angle. Celle-ci cache un ancien cabinet de toilettes coloré de vitraux et illuminé d’une vue sur le parc et la chapelle. À sa suite, une petite chambre, accessible également depuis le salon, pourvue d’une cheminée simple en marbre clair et d’une grande baie orientée sud, possède sa propre salle de douche entièrement carrelée et ses propres toilettes.
Deuxième étage
Côté médiéval, un très long couloir typique présente trois chambres simples, une petite bibliothèque, deux garde-robes, des toilettes et plusieurs greniers.
Côté pavillon 19e s., un plus petit couloir distribue deux suites de deux chambres simples avec garde-robe, deux salles de douches et des toilettes.
Un escalier de service relie les étages.

Combles
Au troisième palier s’étalent sept greniers non isolés.
Les caves
Depuis le vestibule, un escalier en pierre descend jusqu’aux trois vastes caves dont deux voûtées en pierre de taille. Le sol en terre battue est recouvert de gravillons. Une seconde entrée directe par une grande porte en fer de plain-pied se trouve du côté parc.
Bâtiment de dépendances
En poursuivant le chemin d'accès au château qui est situé sur l'ancienne digue des grandes douves, se découvre la dépendance composée de deux granges et quelques petits bâtis sur un terrain d'environ 1 ha 85 a classé monument historique. Un grand pré et un ancien verger mélangeant essentiellement pommiers et noisetiers précèdent une vue sur la plaine et le canal.
Le parc
Les 10 ha et 48 a encerclant le château sont inscrits au titre des monuments historiques. Le parc du château est ceinturé d’un rempart de hauts arbres et taillis avec en son centre une immense prairie bordée de bois. À son entrée, une folie de rocailles à restaurer affiche un romantisme assumé. La chapelle à l’élégante architecture néogothique est à l’état d’abandon. Grands sequoias, cèdres du Liban, ginkgos, pins, frênes, chênes, noyers entourent à distance les bâtis pour ne pas gêner leur développement et laisser la contemplation de leur majesté. Au bout du parc, un étang dans les grands bois canalise les eaux de ruissellement et quelques résurgences. Il alimentait jusqu’au 18e s. l’étang au pied du château. À l’orée du grand bois, trône une ancienne citerne en pierre à ciel ouvert. Au fond du grand pré, quelques ruches témoignent de la bonne santé de la prairie.
L’ancienne laiterie a été transformée en habitation et ne fait plus partie de la propriété. Elle n'est pas visible depuis le château.
Futaie mélangée
La futaie mêle majoritairement chênes, hêtres et charmes.
Terres agricoles
19 ha de prés et champs sont actuellement loués.

Ce que nous en pensons

Qui aurait pu penser que ce vaisseau de pierres, bien ancré dans son îlot de verdure, pourrait naviguer quinze siècles durant entre guerres et famines… et contre la modernisation ? Bordée de l'autoroute verte, d’une voie ferrée privée très peu fréquentée et d’un aéroport à quelques encablures, les lieux ont su garder un secret apaisement, entièrement protégés de leurs remparts de hauts arbres. Derrière ce rideau végétal, apparait une demeure à l'important passé, à la mémoire bienveillante. Elle relie les époques architecturales des bâtis de manière émouvante et si l’édifice semble imposant de l’extérieur, l’intérieur se déploie avec grâce, raffinement, intimité et élégante féminité. Ici, la lumière règne en maître et les générations d’artistes qui s’y sont succédé ont su en faire usage et partage. Seul un bruit de fond, absorbé par les arbres et le froufrou des feuilles, rappelle que le monde est à sa porte. La grange, toute proche, attend une nouvelle condition. Les grands prés, les bois et l’ancien verger pourraient conserver leur vocation agricole, pastorale ou mellifère.
Son inscription au titre des monuments historiques est une reconnaissance, le protège et le sauvegarde. Assurément, ce château est un résistant, prêt à affronter son renouveau.

1 600 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 728644

Surface cadastrale 43 ha 58 a 80 ca
Surface du bâtiment principal 660 m2
Nombre de chambres 10
Surface des dépendances 150 m2

Conseiller
Au nord de Beaune


Anne Gros +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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