Dans l'ancienne Marche, entre Massif Central et Val de Loire,
un château classique surplombant un étang de 7 ha et son domaine de près de 45 ha
Limoges, HAUTE-VIENNE limousin 87000 FR

Situation

La Marche limousine se caractérise par un paysage bocager morcelé avec des bois surgissant des vallées ou couronnant les monts. Au fond des vallons se nichent les étangs et rivières où se reflètent les cieux. Le domaine est à 5 km d'un petit bourg qui propose tous les commerces pour découvrir les produits locaux et bénéficier des services indispensables comme pharmacie et médecin notamment. La gare de La Souterraine est plus loin, à 17 km. Le train relie Paris en 2h40. A 10 km, l'A20 permet de rejoindre la capitale en 3h50 et Limoges en 40 mn.

Description

Après avoir serpenté à travers les vallons du Limousin, le château se détache ne laissant deviner qu'une infime partie du domaine et de l'étang. L'ancienne motte castrale semble encore le protéger. Une allée bordée de murs conduit à une tour-porche et sa haute toiture. Elle est flanquée sur un côté par un logis et sur l'autre par l'ancienne ferme et les logements de la manufacture en activité au 19ème siècle. Une fois le porche franchi, le regard est attiré par la terrasse qui surplombe l'étang. Elle précède le château qui ressemble à un solide et grand quadrilatère refermé sur lui même avec deux grands pavillons dans deux angles. Les espaces enherbés qui l'entourent sont bordés par les vestiges des anciennes fortifications et de tours.

Le château

L'entrée se fait par une porte cochère fermée d'une grille, seule ouverture qui perce un haut et large mur. L'attrait de la découverte déjà instillé devant la tour-porche s'accentue. La cour révèle alors le plan du château. Aux extrémités de ce large mur, deux ailes en retour d'équerre sont flanquées chacune d'un grand pavillon. Ils sont tous deux réunis par une galerie, créant un péristyle fermé de grilles au rez-de-chaussée. Les murs sont rythmés par de larges fenêtres ouvrant le château aux quatre points cardinaux. Un bassin centré et un puits organisent les déplacements au sein de la cour où le sol est pavé de larges dalles. Un enduit couvre les murs laissant apparaître le granit comme contour de fenêtres. La couverture à quatre pans est composée de tuiles plates.
Une habitation a été aménagée dans un pavillon, son corps de logis en enfilade et la galerie. L'autre partie du château attend une rénovation attentionnée.
Le château est partiellement inscrit MH.


Rez-de-chaussée
L'entrée est située dans un pavillon. La porte s'ouvre depuis le péristyle. Dans le hall, l'escalier en bois, tout comme le salon et le petit salon à la suite, ont été remaniés au 19ème siècle. Ces deux pièces sont décorées de lambris de hauteur et les cheminées aux lignes pures sont en marbre. Les larges fenêtres ouvrent sur le parc. Pour ces trois pièces logées dans le pavillon, le sol est couvert d'un parquet. Depuis l'entrée, une ouverture conduit vers les anciennes cuisines, une pièce voutée sur croisée d'ogives, plus rustique. Un ancien évier est toujours présent dans un mur ainsi que le tournebroche dans la large cheminée en granit. Deux petits espaces, en enfilade, ont permis de créer une cuisine plus récente. Des dalles définissent le sol. Une porte ouvre sur un second escalier, rampe-sur-rampe en granit, qui dessert un bureau en entresol et le premier étage.
Dans le second pavillon, une entrée, avec un escalier en bois pour l'accès aux deux étages, dessert d'un côté, une pièce où est actuellement installée la chaufferie et, de l'autre côté, une salle de chasse et deux pièces en enfilade. Toutes ces pièces regardent à la fois le parc et l'étang. La salle de chasse est couverte de dalles, les deux autres pièces d'un plancher et de tomettes.
Premier étage
L'escalier en bois aboutit à un palier qui dessert six chambres et une salle de bains avec toilettes. Une des chambres possède sa propre salle d'eau et toilettes. Deux cheminées en marbre aux motifs de coquille et de cornes d'abondance et une cheminée au manteau en bois ornent trois des chambres. Les sols sont en parquet et les hauteurs sous plafond de quatre mètres. Deux autres chambres sont situées dans la galerie. Elles sont desservies par un couloir au départ du palier.
Dans le second pavillon, accessible par son escalier en bois, mais également aussi par une des chambres de la galerie, un couloir dessert quatre autres chambres et une pièce supplémentaire. Les sols sont soit un parquet à points-de-Hongrie soit pavés de tomettes.
Deuxième étage
Accessible actuellement par l'escalier en bois du pavillon non habité, les ouvertures ont été fermées au 18ème siècle pour réduire les montants liés à l'impôt sur les portes et les fenêtres et qui perdurera jusqu'en 1926. Les charpentes des pavillons sont en enrayure, révélant le génie des bâtisseurs. Les sols sont couverts de tomettes et de plancher. Les volumes de cet espace à aménager sont des plus conséquents.

Le logis

Situé à l'entrée du domaine, il bénéficie d'un jardin indépendant du reste de la propriété. Les fenêtres sont équipées de double vitrage. L'assainissement est aux normes et la chaudière au fuel a neuf ans.


Rez-de-chaussée
Il a fait l'objet d'une rénovation récente. L'entrée donne directement dans la pièce de vie, où une cuisine ouverte a été aménagée. Des toilettes sont dissimulées sous l'escalier. Une pièce attenante est dédiée à la buanderie/chaufferie. Un carrelage couvre le sol.
Premier étage
L'escalier en bois conduit à un palier qui commande deux chambres et une salle de bains avec toilettes. Le palier est assez vaste pour créer un autre espace de vie.

La chapelle

Au pied de la motte castrale et à l'écart du château, la chapelle, construite au 13ème siècle, se tient encore fièrement le long de l'étang et semble surveiller le moulin.

Le moulin et la manufacture

Le moulin est installé en contrebas du château, sur le déversoir de l'étang. Il a été agrandi au 19ème siècle d'une manufacture de draps dont les cent vingt ouvriers seront installés dans des logements, après avoir surhaussés les bâtiments agricoles. La manufacture fonctionnera pendant dix ans.

Les dépendances

En retrait du château, elles sont constituées des anciens logements des ouvriers de la manufacture et de la ferme. Différents bâtiments sont dédiés à la manufacture de draps, d'autres à l'habitat ou encore à l'hébergement des animaux. Jusqu'à cent vingt personnes vivront et travailleront sur place. Les vastes espaces se succèdent et invitent à une projection résolument plus contemporaine. Toutes les dépendances peuvent être accessibles par une entrée indépendante de celle du château. Pierre pour les murs et tuiles pour les toitures constituent les éléments de construction. A proximité, une large partie en herbe domine, d'un côté, la vallée et la rivière et, de l'autre, l'étang et les bois.

L'étang

Situé en contrebas du château, il s'étend sur une surface de plus de 7 ha. Il a été aménagé au 13ème siècle par les moines d'une abbaye proche. Une rivière vient s'y jeter et alimentait la roue du moulin. Il est bordé par les bois de la propriété. Considéré comme une pisciculture, il est riche en poissons et écrevisses. Ce sont essentiellement des sandres, brochets, goujons et autres carpes qui le peuplent. Une activité de pêche commerciale est actuellement proposée.

Le parc

Formant une presqu'île créée par la rivière et l'étang, il est composé d'essences séculaires. Deux sequoias, dont un planté à la naissance du fils de Napoléon III, trônent encore le long de l'étang, avoisinés par des chênes pédicules et américains, des châtaigniers, des genévriers, des bouleaux et autres pins. Deux allées cavalières ont été tracées pour jouir des différents points de vue. Enfin cèpes, girolles, coulemelles, rosés des prés, bolets à pied rouge, laccaires améthyste, pieds de mouton, et coprins chevelus tapissent le sol à la période de la cueillette.

Les bois

Ils sont en perspective du château et couvrent les pentes d'un vallon jusqu'aux rives de l'étang. Ils ne font pas l'objet d'un plan simple de gestion.

Ce que nous en pensons

Le site a définitivement des accents romantiques avec la vue panoramique et l'étang au premier plan. Les sentiments s'expriment et le paysage semble avoir été créé par ces derniers. Ici les strates de l'histoire sont visibles du 11ème jusqu'au 19ème siècle. Mais c'est surtout le 17ème siècle, avec ses toits aigus, son ambition de faire grand et ses larges baies qui l'emporte. Il règne dans ce lieu à la fois intimité et ouverture : dans la cour du château, les deux logis reliés par la galerie pourraient laisser imaginer le dessin architectural d'un hôtel particulier. Mais, une fois le péristyle dépassé, c'est l'espace qui s'impose au regard. Chaque propriétaire a laissé son témoignage pour enrichir le lieu. Il en sera de même pour le prochain.

Vente en exclusivité

1 100 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 406598

Surface cadastrale 44 ha 76 a 17 ca
Surface du bâtiment principal 600 m2
Nombre de chambres 7
Surface des dépendances 1200 m2

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Conseiller
Vienne


Jérôme Broun +33 1 42 84 80 85

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