A Dinard, dans un ancien temple de l’église anglicane,
un commerce et son logement de 196 m² de la fin du 19ème siècle
Dinard, ILLE-ET-VILAINE bretagne 35800 FR

Situation

Dinard, joyau de la Côte d’Émeraude, est embellie par ses villas Belle Époque longées par le sentier des douaniers. La station balnéaire est née de la mode des bains de mer et devint très prisée au 19ème siècle grâce aux estivants et aristocrates britanniques et américains. La plage de l’Écluse, le casino, le célèbre marché du samedi, les tables de renommée, les concerts d'été de la Villa des Roches Brunes, toutes les activités sont accessibles à pied ou à vélo. Chaque année depuis 1990, la ville organise également l’incontournable Festival du film britannique pour le plus grand plaisir des cinéphiles. Terre de nautisme, la côte d’Émeraude, aux mille nuances de bleu et de vert, s'admire depuis le GR34 pour les amateurs de randonnées. Un centre de thalassothérapie et un golf 18 trous avec vue sur la mer sont à proximité. Le centre ville est dynamique et très animé à quelques pas de la plage et du port de plaisance. Saint-Malo, toutes ses infrastructures, sa gare TGV qui relie Paris en 2h15 et son ferry-port, sont à 10 km. Rennes, la capitale bretonne et son aéroport international, sont à moins d'une heure de route.

Description

L'ancien temple se situe dans une rue discrète du centre ville, à quelques mètres de l'artère centrale. Converti au début du 20ème siècle en commerce et maison d'habitation, les rez-de-chaussée et premier étage accueillent un vaste espace commercial et son logement, qui communiquent directement avec une terrasse et un carré de jardin ensoleillés, et deux petites annexes en briques sous ardoise. (Le premier et deuxième étage sont occupés par le seul autre logement de la copropriété.)

L'ancien temple

A la fin du 19ème siècle, l'aristocratie britannique assoit sa présence à Dinard et fait édifier de nombreuses villas. Robert Monteith, vice-consul anglais à Saint-Malo, mandate la construction de Saint Bartholemew, église anglicane à un seul vaisseau, avec l'appui du gouvernement britannique. Elle sera édifiée en 1877. En 1906, un jeune couple de marchands achète le temple. De grands travaux sont entrepris, l'édifice est agrandi jusqu'à la chaussée par un immeuble d'habitation de deux étages avec commerce au rez-de-chaussée. Le nouveau magasin s'appelle "le Grand Bazar des Nouvelles Galeries". L'activité de commerce perdure depuis lors.
L'ancien temple est édifié en moellons de granit. L'édifice est agencé en forme de " T ". La toiture à deux pans est en ardoise. La façade à pignon est dotée d'une corniche à modillons décorée de trèfles et d'une arcature néogothique. Organisée en trois niveaux, elle est percée de baies encadrées par des pierres de taille calcaire en saillie, à fronton avec accolade. Les baies supérieures sont couronnées d’un second fronton triangulaire. La façade arrière est percée de la baie maîtresse de l'ancienne nef, qui a inspiré celles de la façade sur rue. Sur un côté de l'édifice, de grandes arcatures néogothiques en briques encadrent des baies de même inspiration et matériau. On retrouve sur la façade côté cour les mêmes décors en ogive en briques, fil conducteur historique de la propriété.

Le commerce

Au fil des époques, l'ancien bazar a diversifié ses activités : vente de vêtements marins, de produits artisanaux ou encore galerie d'art. C'est un lieu de commerce, souvent à dimension artistique, alliant la discrétion de son emplacement, la quiétude des lieux et le charme indéniable de son architecture et de son histoire. La façade du magasin, ainsi que l'inscription "Ancien Temple", sont témoins de l'époque du premier bazar. Un décor néogothique en bois, inspiré de l'architecture du temple, habille la vitrine, assemblant les arcs en ogive en triplet, de façon symétrique.


Rez-de-chaussée
Plusieurs marches en granit accompagnées d'une rampe en fer forgé mènent à un deuxième espace de surface équivalente. Les sols des deux espaces sont bruts, avec par endroit quelques carreaux en damier.
Le plafond en poutraison apparente en pitchpin d'origine est remarquable. Il s'élève à plusieurs mètres de hauteur et est orné de deux lustres. De longues étagères rythment les murs. Elles sont interrompues par de grandes ouvertures qui laissent largement pénétrer la lumière. Sur un côté, une porte ouvre sur la cuisine d'été et, à sa suite, la cour intérieure privée. Au fond du magasin, un escalier double en pitchpin à deux volées et à balustre en candélabre, est éclairé par la baie principale de l'ancienne chapelle. Sous l'escalier, une grande réserve est accessible par les portes lambrissées à parclose et à petit cadre. L'entrée de l'escalier est gardée par une grille en fer forgé qui protège l'accès au logement situé à l'étage.

Le logement

Le logement s'organise autour d'une pièce à vivre baignée de lumière. Le coin cuisine et la salle de douche sont surmontés d'une chambre en mezzanine. La faïence murale de la cuisine, en provenance du Mexique, l'évier et la robinetterie en cuivre se marient avec la mosaïque italienne Bisazza de la douche et l'ensemble à double vasque de la salle d'eau. La deuxième chambre, en mezzanine, fait face à la première. L’entrait, porteur des deux mezzanines, est composé de deux aisseliers formant un arc brisé. Le lambris de recouvrement régulier sous la charpente entièrement apparente fait écho au parquet à points-de-Hongrie du logement.

Les dépendances

La cour et le carré de jardin sont face au soleil à son plus haut. Ils sont entourés de hauts murs de pierre surplombés par les arbres des résidences voisines. Deux annexes en briques couvertes en ardoise, de construction basse, sont les vestiges du passé. L'une sert d'appentis, l'autre était sans doute l'ancienne sacristie.

Ce que nous en pensons

La sécularisation du lieu ne semble pas avoir affecté l'atmosphère paisible et accueillante qui y règne. L'ancien temple est pourtant devenu un espace à vocation d'habitation et de commerce depuis plus d'un siècle. Outre son envergure et son emplacement en centre ville, les places de parking dans les environs sont gage d'un accès facile et pratique pour les visiteurs. L'ensemble pourrait également se prêter à un projet de profession libérale. Une adresse atypique en quête d’un nouveau souffle, dans une cité balnéaire de renom. Les prochains occupants auront en charge de s’investir dans les lieux afin de poursuivre son histoire, dans le respect de ses souvenirs passés. 

950 000 € Honoraires de négociation inclus
904 762 € Honoraires exclus
5% TTC à la charge de l'acquéreur


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Référence 338248

Surface cadastrale 289 m2
Surface du bâtiment principal 196.95 m2
Surface des dépendances 15 m2
Nombre de chambres 2

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Côtes d'Emeraude et de Penthièvre


Béatrice Viel +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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