A 2h30 de Paris, dans le quartier Renaissance de Bar-le-Duc,
un hôtel particulier des 16ème et 18ème siècles et ses jardins en terrasses classés MH
Bar-le-Duc, MEUSE lorraine 55000 FR

Situation

Labellisée ville d'Art et d'Histoire, Bar-le-Duc constitue l'un des ensembles urbains Renaissance des plus remarquables de France.
On y pratique un art unique au monde, perpétué depuis des siècles : l'épépinage des groseilles à la plume d'oie pour l'élaboration d'une confiture exquise, le "caviar de Bar".
Le "Festival RenaissanceS" a lieu chaque année le premier week-end du mois de juillet. Cette manifestation est un condensé original et détonnant de théâtre de rue, de cirque et de musiques avec une programmation innovante qui déclenche la magie des rencontres insolites entre les artistes et le public.

Description

A l'époque Gallo-romaine, une bourgade est fondée le long de la rivière Ornain. Au 5ème siècle, lorsque la population augmente, l'extension se fait par le quartier du Bourg, entouré d'un rempart protecteur.
Choisi comme chef-lieu du Duché, Bar-le-Duc poursuit son extension au 13ème siècle par la ville-haute que le Duc de Bar fortifie par un double rempart.
Les maisons en bois et torchis sont remplacées au 16ème siècle par des constructions en pierre de taille de style Renaissance.
Suite aux guerres contre les Rois de France, le château et son rempart sont démolis sur ordre de Louis XIV. Seuls subsistent le neuf castel, la tour de l'horloge et la tour Eyblot, édifiée au 14ème siècle.
La propriété se trouve dans la partie fortifiée de l'enceinte médiévale, rue des Ducs de Bar.
Depuis la rue, elle fait se succéder en profondeur deux corps de logis reliés par une aile avec une galerie suspendue formant une cour fermée d'environ 56m2 qui s'ouvre par un porche vers les jardins en terrasses encadrés de dépendances. Le premier jardin d'environ 400m2, le second en contrebas d'environ 330m2.

L'hôtel particulier

L'ensemble est édifié en pierre de taille calcaire. Une légère teneur en oxyde de fer lui donne sa couleur blonde caractéristique du Barrois.
La façade sur rue, typique du style Renaissance, est animée par cinq travées. Elle s'élève sur trois niveaux soulignés par des cordons sculptés sous une haute toiture en ardoise. Elle est ornementée à chacun des étages par six pilastres décorés de moulures en creux, surmontés de chapiteaux corinthiens qui supportent une frise à décor d'écailles. Sur la partie supérieure, au niveau des combles, un attique avec de courts pilastres porte en surplomb six gargouilles.
Les hautes fenêtres ont perdu leurs meneaux au 18ème siècle pour plus de luminosité.
Une plaque commémorative est fixée au-dessus de porche d'entrée. Elle rappelle que le romancier Georges Bernanos y vécut de 1924 à 1926 et y écrivit son premier roman "Sous le soleil de Satan".
A l'arrière de cette maison, après la cour, remarquable par la présence d'une échauguette en bois posée sur une structure Renaissance, s'élève parallèlement une construction du 18ème siècle, ouverte de hautes baies. Elle se prolonge de part et d'autre en retour d'angle par deux pavillons du 19ème siècle en brique et pierre sous une toiture en écailles. Une balustrade en pierre édifiée au 18ème siècle ferme ce premier jardin, formant une esplanade qui voisine la tour Eyblot et qui ménage une vue exceptionnelle sur la vallée et au loin l'ancien château des Ducs de Bar du 16ème siècle dit le neuf castel, transformé en musée.
L'accès au second jardin en contrebas, planté d'arbres fruitiers, s'effectue par un escalier en pierre à doubles volées.
Les façades et toitures sur rue, sur cours et arrières ainsi que des pavillons en briques du 19ème siècle, terrasse et mur de soutènement du 18ème siècle, y compris la parcelle du jardin en contrebas sont classés Monuments Historiques.


Rez-de-chaussée
Le rez-de-chaussée du bâtiment sur rue a été aménagé en un appartement indépendant d'environ 78m2. Il comprend, depuis la porte d'entrée sur cour, sous l'échauguette en bois, un couloir qui distribue un salon, une cuisine totalement équipée avec îlot central pour les repas, une chambre, une salle de douche et des toilettes. Les sols, trop abimés pour être conservés ont été remplacés par un parquet flottant mais les cheminées en marbre des 18 et 19ème siècles et quelques boiseries sont encore en place. Il serait cependant possible de réunifier l'ensemble à nouveau. La demeure principale possède de nombreux accès vers les extérieurs mais l'entrée la plus utilisée se trouve dans la cour, par le porche ouvert en plein cintre, par un couloir le long de l'escalier en pierre et sa rampe en fer forgé du 18ème siècle qui mène à la galerie du premier étage. La porte en chêne ouvre sur un vestiaire avec toilettes qui se prolonge vers la salle à manger. Le sol est couvert de dalles de Bourgogne polies. Une niche en pierre avec une architrave sur l'entablement supérieur et une coquille à rinceaux, probablement du début du 18ème siècle, occupe toute la hauteur de la pièce. Le salon vient à sa suite, sur le corps principal côté jardin, baigné de lumière par les hautes baies à crémones du 18ème siècle. Il comprend des lambris à trois panneaux moulurés dont le central est à doucine, posés à hauteur de trumeau sous la poutraison. Les portes à double battants du 18ème siècle sont surmontées de scènes romanesques dans le goût de Jean-Baptiste Huet ou Antoine Watteau. La cheminée en pierre en harmonie avec son trumeau est délicatement ouvragée. Au sol, un parquet en chêne massif posé à l'anglaise rejoint celui du bureau à bâtons-rompus qui lui fait suite. Il communique avec une seconde entrée côté cour par un vestibule.. La cuisine se trouve dans l'aile en retour d'équerre sur le jardin, à proximité de la salle à manger. Etroite et en longueur, sans éléments architecturaux notables, elle rejoint à son extrémité un escalier de service qui monte vers l'étage supérieur et précédée par un office dont le mur est entièrement habillé de grands placards en chêne du 18ème siècle.
Premier étage
Quatre escaliers permettent d'accéder à ce niveau dont deux depuis les ailes en retour sur le jardin. Côté rue, une petite chambre de 10m2 environ, sans éléments architecturaux particuliers, une salle de douche, des toilettes, une seconde chambre plus spacieuse de 32m2 environ, fin Louis XVI avec des boiseries incluant des losanges et des pilastres à colonnettes sur le trumeau de la cheminée en marbre noir. Au sol, un parquet en chêne posé en échelle qui se prolonge dans la pièce voisine, la bibliothèque. Remarquable ensemble avec une cheminée en bleu turquin du 18ème siècle et son trumeau en pierre, encadrée par de grands placards de boiserie du 17ème siècle jusqu'à hauteur d'appui des corniches. Vient ensuite un salon de télévision qui fait le lien entre le bâtiment Renaissance sur rue et la demeure du 18ème siècle côté jardin. Il est habillé sur toute sa hauteur de boiseries découpées en deux panneaux dans le goût Régence. Un couloir latéral distribue ensuite trois chambres dont deux avec des cheminées en pierre du 18ème siècle accompagnées de leurs trumeaux ainsi qu'une ancienne alcôve encadrée de placards vitrés pour l'une d'elle. Au sol, un parquet du 18ème siècle. Ce niveau comprend encore une salle de douche des années 60 ainsi qu'une petite chambre au-dessus de la cuisine.
Deuxième étage
Un escalier depuis le couloir du premier étage mène aux greniers. D'une surface d'environ 260m2, ils sont potentiellement aménageables.
Les caves
Au nombre de quatre sous l'ensemble de l'hôtel particulier pour une surface d'environ 140m2.

Les dépendances

L'aile droite, en pierre de taille reprend le style architectural de l'hôtel particulier auquel il est rattaché par une échauguette. Les volets à la française suivent la courbe légèrement cintrée des baies. Le rez-de-chaussée comprend des toilettes, un débarras ainsi qu'une pièce avec une cheminée/forge. Un escalier mène au premier étage et distribue un grenier, une salle de bain et une cuisine qui communique avec le premier étage de l'hôtel particulier.
Dans son prolongement, un second bâtiment en brique et pierre du 19ème siècle renferme les anciennes écuries.
En face, l'aile gauche, sur deux niveaux, en brique et pierre du 19ème siècle également avec une terrasse sur le pignon, forme un espace ouvert par des arches en plein cintre d'environ 42m2, tout comme la salle de jeux qui se trouve à l'étage.
Les dépendances représentent environ 180m2.

Ce que nous en pensons

La concentration des demeures Renaissance du quartier donne aux visiteurs l'impression d'un véritable voyage dans le temps et la beauté des murs laisse imaginer les goûts des puissants qui vécurent là.
Le porche franchi, ce sentiment est renforcé par le silence et l'émotion de la découverte de cet hôtel particulier qui rayonne dans son jardin avec l'élégance du siècle qui l'a vu naître.

Vente en exclusivité

848 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 370404

Surface cadastrale 1308 m2
Surface totale intérieure470 m2
Nombre de pièces 13
Nombre de chambres 7
Nombre de chambres possible10


Aucune procédure en cours menée sur le fondement des articles 29-1 A et 29-1 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et de l’article L.615-6 du CCH

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Nord & Ouest Marne et Est de l'Aube


Florence Fornara +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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