Proche d'Arles, en plein cœur historique de la cité de la Tarasque,
un hôtel particulier du 18e s., son patio et sa terrasse dominant la ville
Arles, BOUCHES-DU-RHONE paca 13200 FR

Situation

Sur les bords du Rhône, dans la ville de Tarascon dont l'occupation humaine est attestée dès le 7e s. avant J.-C. La bourgade s'enorgueillit aujourd'hui d'un des marchés hebdomadaires les plus colorés et les plus fournis de la Provence. Elle affiche aussi de nombreuses activités culturelles grâce à son riche patrimoine architectural dont son château, qui fut celui du roi René, aujourd'hui centre d'art contemporain. Également remarquable par son histoire et son architecture, la célèbre collégiale royale Sainte-Marthe, de construction romane, avec son orgue Boisselin-Moitessier, figure depuis 1840 sur la première liste de classement au titre des monuments historiques. Tarascon, enfin, compte deux collèges, dont un privé, et un lycée.
À 15 min d'Arles TGV, 20 min d'Avignon TGV et de Nîmes TGV, la commune est raccordée par des liaisons ferroviaires et routières inter-régionales à toutes les grandes villes du sud-est.

Description

Entre le château royal et la collégiale qui ne le fut pas moins, sur une petite place pavée, en retrait des flux de piétons et de véhicules, l'hôtel particulier déploie sur sa façade toutes les caractéristiques architecturales des demeures aristocratiques du début du 18e s. Situé dans un périmètre autrefois administratif réservé à la noblesse de robe, qui compte plusieurs autres édifices de même facture, il fit sans doute partie d'un couvent. Certains le créditent d'avoir été une hôtellerie d'oblats installée dans la ville, vouée à l'hospitalité, par Marthe de Béthanie, venue de Palestine avec les Trois Maries, pour vaincre la tarasque-crocodile et libérer les habitants du terrible et légendaire dragon des eaux. Une vocation hospitalière que matérialise dans la demeure un petit puits-fontaine honorant l'obligation d'hydrater pèlerins et passants. Installé sur la façade principale en pierres de Fontvieille et des Baux, il est désormais masqué aux regards par une porte.
Cinq hautes ouvertures laissant généreusement pénétrer la lumière percent la façade aux premier et troisième niveaux de la demeure, contre six baies au deuxième niveau. Elles sont protégées par des contrevents en bois peint typiques de la Provence, à double battants et à double structure de lattes – verticales à l'extérieur, horizontales à l'intérieur – jointées par plusieurs rangées de clous retournés apparents. Scrupuleusement restaurés suivant la tradition il y a moins de dix ans, l'ensemble est exemplaire de l'art provençal des contrevents. Un artisanat ancestral qui permet de doser l'intensité lumineuse à l'intérieur de l'habitat avec une précision extrême, grâce à un système d'inclinaison des battants qui permet d'adapter parfaitement cette dernière à la course solaire.
La toiture, entièrement reconstituée en 2010 identiquement à l'ancienne, avec les tuiles canal d’origine, concède à la modernité une isolation avec des plaques de Trilatte de 8 cm. Les descentes d’eau et les gouttières, enfin, ont été refaites en cuivre, suivant en cela la tradition des nobles demeures.

La maison

Entre le château et la collégiale Sainte-Marthe, elle dresse sa façade du 18e s., formant l'angle d'une rue peu passante et d'une petite place pavée, où s'élève un vénérable cyprès flamme au tronc contourné. Chaque ouverture et fermeture des généreuses baies de cette maison laisse pénétrer dans les pièces le léger parfum des huiles de cyprès connues pour leurs propriétés anti-inflammatoires et astringentes. Plusieurs placettes et impasses, héritées de l'urbanisme du Moyen-Âge et parfaitement restaurées avec des pavés de marbre, entourent la demeure et la placent à l'abri de toute agitation.
La façade a été nettoyée et les volets repeints en 2012.


Rez-de-chaussée
Une porte en chêne avec imposte vitrée ouvre sur un vestibule éclairé par une fenêtre sur rue. Il dessert l’accès aux étages, à la cuisine et à deux salons en enfilade aux sols constitués de grandes dalles en pierres des Baux non jointées. Des portes de style Louis XV en merisier et des ferronneries de même époque forment un placard intégré au mur qui adoucit la minéralité de l'entrée. Les deux salons sont séparés par un passage voûté en plein cintre, chacun posant regard sur la place au cyprès grâce à ses deux hautes fenêtres à barreaux. Partout les hauts plafonds à la française en chêne avec leur poutre maîtresse en cèdre attestent la destination aristocratique du lieu.
Une porte-fenêtre à deux battants autorise l’accès à la cour-patio, dallée de pierres de Fontvieille, comportant une partie ombragée avec banquette en pierre à l'abri d'une longue voûte, et une partie ouverte ensoleillée en été. L'accès au garage s'opère par le patio, qui constitue le poumon de la demeure.
Premier étage
Le palier en tomettes de terre cuite d'Apt abrite deux portes à double battant : l'une avec imposte en demi-soleil menant à un grand couloir avec armoires et bibliothèque qui permet l’accès à la garde-robe, et l'autre donnant sur la première chambre à coucher. Celle-ci est réchauffée par une cheminée en marbre blanc et faïence en parfait état de fonctionnement, ce qui la distingue des autres à cet étage. La pièce donne sur la rue côté est par deux grandes doubles fenêtres. Les faux-plafonds ornés de stucs d'époque Louis XVI et les tomettes en terre cuite au sol concourent à la noblesse de la chambre. Une double porte ouvre sur la deuxième chambre à coucher, avec cheminée décorative en marbre gris et terre cuite, tomettes anciennes au sol et plafond à la française, enfin deux niches à étagères en verre. Deux grandes fenêtres captent la lumière de la placette face au cyprès. Une petite porte à l’opposé rejoint un corridor éclairé par une lucarne menant à la salle d’eau et rejoignant la garde-robe. Séparé de la deuxième par un corridor, la troisième chambre à coucher est pareillement dotée d'une cheminée en pierre grise et terre cuite, qui pourrait être remise en service, son conduit extérieur existant encore ; s'y ajoutent deux fenêtres sur rue avec vue sur la place en biais, des tomettes anciennes au sol et un plafond en plâtre. Garde-robe et salle d'eau complètent l'étage, qui se termine par une porte-fenêtre avec imposte donnant accès à une coursive qui surplombe le patio. Elle conduit à une pièce, de la taille du garage qu'elle surmonte, servant de débarras et comportant deux fenêtres sur rue, un sol en carrelage et un plafond en hourdis.
Deuxième étage
Un noble escalier en pierre des Baux-de-Provence conduit au dernier niveau et débouche sur un vaste atelier à la charpente apparente digne des plus beaux navires ; ses murs en calcaire des Baux ont gardé intactes les traces des affectations successives du lieu : tour à tour grenier, chambres pour la domesticité ou mezzanines, autant d'usages démantelés par les occupants actuels qui souhaitaient retrouver le volume initial de l'étage. Des pare-feuilles du 18e s. scrupuleusement conservés ornent le sol. Autour de l'atelier, illuminé par une fenêtre à l’ouest et deux autres à l’est, s’articulent une chambre à coucher, une pièce aménagée en cuisine et une salle d’eau. Une échelle de meunier invite aimablement à mériter, au départ de l'atelier, l'accès à une terrasse en belvédère, avec vue sur le château, la collégiale, les toits de la vieille ville, les rives du Rhône et le pont de Beaucaire. Elle est protégée par une toile de bâche coulissante qui s’enlève en hiver, et équipée d'un point d’eau pour l'arrosage ainsi que d'une prise électrique. La toiture que l'on tutoie à partir de ce nid d'aigle est un véritable chef-d'œuvre, exemplaire d'une restauration en tuiles canal anciennes de diverses tonalités, d'ailleurs récompensée par la mairie de la ville d'un satisfecit retentissant.

Ce que nous en pensons

La maison, qui paraît en tous points destinée à l'accueil, rappelle la vocation qui était celle de la ville entière ; et, si les pèlerins s'y sont faits bien rares, la collégiale voisine attire toujours chaque année son lot de fidèles pour le pèlerinage historique du 29 juillet, perpétué sans discontinuité depuis le 12e s.
Les futurs occupants, famille nombreuse ou couple gérant une maison d'hôtes, trouveront tout autant leur bonheur dans cette paisible demeure où l'hospitalité et la bienveillance ont toujours été des valeurs phares. Et peut-être souscriront-ils à l'injonction du bon roi René « de faire beau bruit, festins et farandoles pendant cinquante jours et de réserver aux étrangers le meilleur accueil pour les régaler pendant toute la durée des courses, à plaisir et à volonté ».
Qu'au roi René ne plaise.

640 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 115605

Surface cadastrale 219 m2
Surface du bâtiment principal 350 m2
Nombre de chambres 4


Aucune procédure en cours menée sur le fondement des articles 29-1 A et 29-1 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et de l’article L.615-6 du CCH

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Avignon et Alpilles


Francis Rousseau +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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