Au cœur d'un village préservé de la Haute Vallée de Chevreuse,
une ancienne auberge de pèlerins et son jardin clos.
Rambouillet, YVELINES ile-de-france 78120 FR

Situation

Vue des nuages, la Haute Vallée de Chevreuse est une coulée verte parcourue par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis des siècles. Inscrit dans son paysage vallonné, le village s'est développé dans un remarquable cadre patrimonial et paysager. À quelques pas de la forêt domaniale de Rambouillet, le site est réputé pour son parc naturel régional, ses hameaux entre deux forêts, son golf et son environnement équestre. La proximité de l’autoroute A10 permet de traverser aisément les 45 km qui séparent la vallée de Paris et de l'aéroport d'Orly. Saclay, les gares TGV et RER de Massy sont accessibles en 20 min. Quant aux alentours, à moins de 5 km, deux petites villes voisines proposent tous les services et commerces nécessaires. Enfin, le village est lui-même doté d’écoles, de restaurants et d’une boulangerie.

Description

Située au cœur d'une ancienne cité seigneuriale placée sous la protection des vestiges d’un château féodal et d’une église romane, la propriété d’une surface de 310 m2 sur un jardin de 450 m2 entourée de hauts murs est protégée des regards et de toute nuisance. L’ancienne auberge figurait déjà sur le cadastre napoléonien mais, judicieusement établie sur le passage de Compostelle, elle accueillait des pèlerins bien auparavant. Elle dispose de deux entrées sur rue, dont, fait rare dans le vieux village médiéval, une porte cochère permettant le passage d’un véhicule.

L'ancienne auberge

La petite porte sur rue franchie, une large allée pavée longe les façades de la bâtisse. Un muret en pierre borde l’allée et délimite l’espace jardin, pavé lui aussi sur toute la largeur du porche. À l’exception de la façade unie côté rue, l’ensemble est recouvert d’un enduit à pierres vues et couvert de toitures en tuiles plates de pays.
La demeure est composée de deux parties d’inégale hauteur, reliées entre elles et accessibles par deux portes ouvragées. Tandis que l’une, plus haute, maison principale, s’élevant sur trois niveaux, se distingue par son héritage d’auberge, l’autre, atelier, de dimension plus modeste, déploie ornements et reliefs néo-renaissance. L’élément le plus remarquable est sans doute sa porte au tympan plein cintre du même style, surmontée de ses deux fenêtres dans leur table rentrante à l’esthétique massive séparée par une colonne d’inspiration toscane, le tout couronné par un fronton surbaissé.
De la même façon, dans la bâtisse, un grand nombre de matériaux anciens ont été conservés, seuils et ouvrages en pierre, dallages et parquets, cheminées et trumeaux, auxquels s’ajoutent également quelques délicates traces de fresques et décors. Les volumes sont spacieux et jouissent d’une importante hauteur sous plafond.


Rez-de-chaussée
La première entrée dessert un vaste salon, une cuisine, un cellier, et un escalier droit en bois conduisant à l’étage.
Baignés de lumière, les murs entre le salon et le séjour ont été percés autour d’une élégante et sobre cheminée, désormais isolée, d’esprit moderniste à double orientation. Celle-ci sépare judicieusement les deux espaces. Le beige des murs, la bibliothèque du séjour, le parquet à l’anglaise en chêne et la luminosité de la pièce, renforcent la sérénité des lieux et font de l’espace une chaleureuse sphère de quiétude.
La cuisine, reliée au cellier, aussi buanderie, et au séjour, est également accessible depuis l’entrée. Comme dans toute ancienne auberge, y réside une cheminée en pierre, mais aussi un four à pain. Tous deux attendent de reprendre leur mission. Quelques fresques encore apparentes, rappelant subtilement le jardin, participent à la poésie des lieux.
Seconde entrée, corridor au dallage en damier noir et blanc et quelques marches, ou bien ancienne porte dans la cuisine, sont autant de chemins qui mènent à l'atelier, également salon de musique. Volume spacieux et haut plafond laissent apparaître ses solives. Outre la large baie aux décors néo-renaissance, le jour se faufile plus discrètement depuis une seconde ouverture. Par beau temps, une fenêtre jumelée plein cintre en bois, divisée par sa traverse dormante soutenant raies triangulaires et quadrangulaires, projette dans l’atelier une mosaïque de lumière.
Premier étage
Au premier étage, le palier précède un notable espace bureau habillé en bibliothèque. Celui-ci est agrémenté d’une cheminée d’angle avec trumeau bordée de deux moulures verticales de style néo-renaissance. L’orientation plein sud réchauffe son parquet à l’anglaise et son étrange tracé, marqué par des siècles de métamorphose, ne lui confère contre toute attente que plus de caractère. Le reste de l’étage se partage entre deux autres chambres et leurs pièces attenantes. La spacieuse chambre principale, parée elle aussi d’une cheminée au manteau de marbre avec trumeau, dispose d’une salle de bains au ciel Van Gogh et à terre de sienne et d’un vaste dressing aménagé. Enfin, côté jardin, de hautes fenêtres permettent de profiter de la scène jardinière, avec entracte sur le village.
Combles
L’étage sous les combles est accessible par un escalier en bois encloisonné, débouchant sur un petit salon illuminé par une lucarne meunière, probablement autrefois utilisée pour y hisser les marchandises. Celui-ci mène à son tour à trois chambres orientées soleil couchant, une salle d’eau, des toilettes, et un grenier aménageable. L’ensemble du sol est recouvert de tomettes anciennes, les pierres des murs sont apparentes.
Jardin
Protégé de hauts murs en pierre, et semé d’arbustes et de fleurs, le jardin se divise entre terrasse et îlots intimes aménagés au cœur d’une flore abondante. La séparation est assurée par un muret moussu de style néo-renaissance, devancé par ce qui semble être une fontaine de lierre. Enfin, l’ensemble du jardin est accessible depuis un pavement enherbé et bosselé par le romantisme des flâneurs.

Ce que nous en pensons

« C’est l’architecture. C’est l’art qui entre. » (Le Corbusier). L’ancienne auberge respire tout autant la chaleur et la sérénité d’un foyer que l’inspiration poétique et artistique de la création. L’accueil des pèlerins au fur et à mesure des siècles n’est sans doute pas étranger à l’âme bienveillante de la maison. L’étalage des cheminées en témoigne.
Les deux parties de la propriété se complètent harmonieusement. Dans le jardin, se profile l’antique combat entre l’homme et la nature. Depuis l’atelier, l’apprivoisement intime jardinier, mis en place par les occupants, devient sujet de musique, de peinture, d'art. Libre aux futurs habitants de perpétuer ce que non loin les moines cisterciens de l’Abbaye des Vaux de Cernay avaient commencé, ou bien d’offrir l’espace à l’art aléatoire de la flore.
Le jardin et son auberge ne font qu’un, ils influent l’un sur l’autre, c’est une demeure d’inspiration, une demeure d’artiste, le jardin entre dans l’atelier. « C’est l’architecture. C’est l’art qui entre. »

895 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 100533

Surface cadastrale 650 m2
Surface du bâtiment principal 310 m2
Nombre de chambres 5

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Rambouillet & sa région


Marie-Lyne Mary +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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