En Vendée, au cœur d'une commune de la Côte de Lumière,
un ancien collège impérial devenu une élégante longère d'environ 470 m²
Saint-Jean-de-Monts, VENDEE pays-de-loire 85160 FR

Situation

Huit kilomètres de plages de sable fin, à la fois urbaines et sauvages, ont fait la renommée de cette station balnéaire du littoral vendéen. Une forêt domaniale plantée de pins sépare le front de mer du bourg ancien où a été construit le collège. A l'intérieur des terres, les marais sont traversés par de nombreux sentiers pédestres et cyclables et offrent une diversité de paysages palustres. Un golf classé parmi les trente plus beaux parcours français surplombe l'océan. Les terres émergées des îles d'Yeu et de Noirmoutier se devinent au large.
Depuis la demeure, services, commerces variés, restaurants et marchés sont accessibles à pied.
A 70 km, la gare TGV de Nantes programme des liaisons quotidiennes avec Paris en 2h environ tandis que son aéroport propose vols nationaux et internationaux.

Description

Dans une rue calme à sens unique, la propriété de type longère est l'une des plus anciennes demeures de la commune. Elle constitue une véritable enclave paisible avec ses caractéristiques propres qui l'isole par rapport à tout ce qui l'entoure. Seule maison en pierre du bourg, sa forme architecturale d'une élégance sobre s'apparente à une forme en T : un logis central et son aile perpendiculaire qui longe la rue d'accès.
Elle est construite sur près de 6000 m² de parc. Murs et haies arbustives cernent la demeure tandis que des arbres anciens animent les espaces en herbe.
Le logis central sépare deux jardins, l'un tourné vers le nord, l'autre vers le sud. Une terrasse en terre-plein, ceinturée d'un muret, prolonge le bâti sur la façade tournée vers le soleil et surplombe le jardin. Deux puits sont exploités pour l'arrosage. Il est aussi possible d'y construire une piscine.

Histoire de la demeure

Deux siècles d'histoire pour cette élégante longère qui fut édifiée en 1774 et qui servait initialement de relais de chasse au canard. Le propriétaire d'alors, soucieux d'ériger un bâti de qualité, fit acheminer les pierres qui servirent à sa construction par yole sur les marais, au grand étonnement de la population locale qui exploitait terre, sable, eau et paille pour la construction de leur bourrine.
Son destin prit une tournure prestigieuse lorsqu'elle fut choisie en 1804 par Napoléon pour y établir le premier collège de Vendée. Cette école secondaire impériale accueillait une cinquantaine d'élèves du marais et des communes environnantes issus des familles peu aisées et victimes de la guerre civile. Napoléon voulait ainsi répandre un peu d'instruction dans « cette malheureuse contrée ».
Dès l'achat effectué, des travaux sont immédiatement entrepris afin d'agrandir la maison. Restent que les locaux deviennent vite trop petits.
Dix ans après sa création, le collège est transféré dans une autre ville et les bâtiments servent tour à tour de presbytère, greffe du tribunal, annexe de mairie et sont achetés en 1858 par un ancêtre des propriétaires actuels. Depuis cette date, six générations se sont succédées dans ce haut lieu de patrimoine local devenue une conviviale maison de famille.

La demeure

Avec deux entrées possibles de la rue et une entrée par le corps du logis, la demeure est ainsi composée de trois espaces distincts que l'on peut aisément regrouper, les différentes parties communiquant entre elles.
Le développement en longueur et de plain pied des deux bâtiments est typique des hameaux ruraux vendéens. Le bâti s’appuie sur une grande homogénéité des matériaux : des toitures à deux versants qui se distinguent nettement dans le paysage par la couleur orangée des tuiles canal. Elles sont soulignées par une génoise travaillée où les égouts de toit projettent leurs ombres graphiques. Des pierres de taille avec parfois des linteaux cintrés encadrent les nombreuses baies et portes-fenêtres à petits carreaux. Les murs en pierre sont couverts d'un crépi de teinte blanche qui réagit au moindre rayon de soleil.

Le logis central

D'une longueur de 35 m, il correspond à la partie la plus ancienne édifiée au 18ème siècle. Sa double exposition et ses baies multiples de grande hauteur en font un ilot baigné de lumière avec une vue constante sur le jardin. Une lourde porte d'entrée en bois plein ouvre sur un vestibule traversant qui dessert d'un côté une bibliothèque et une salle à manger. Cheminée en marbre, plafond lambrissé, volets intérieurs en bois constituent les atouts de cette première pièce. La salle à manger présente un tout autre style avec un sol en marbre, des poutres apparentes et une cheminée monumentale. A l'arrière de cette pièce de vie, un dégagement distribue deux chambres avec leur salle de bains. Elles sont largement éclairées par des baies donnant sur le jardin le plus ensoleillé. A l'extrémité du logis central, une cuisine, puis deux pièces de service, ouvrent sur le jardin côté cour.
Cette première partie du logis central peut constituer un logement indépendant.
De l'autre côté du vestibule, un vaste salon simple en profondeur a conservé des éléments de décor originels : carreaux de terre cuite, panneaux de bois en soubassement, portes moulurées, une cheminée surmontée d'un trumeau, rappelant ainsi l'esprit boudoir du 18ème siècle. À la suite du salon, un couloir éclairé par de larges baies dessert deux nouvelles chambres. Chacune d'elle possède une cheminée en marbre, un parquet en bois de lames droites et donne sur le jardin. Une salle d'eau complète l'une des chambres.
Cet espace s'achève par une porte ouvrant dans l'aile perpendiculaire au logis.

L'aile perpendiculaire au logis

L'aile, d'un abord simple et sobre, correspond à l'extension construite pour l'établissement du collège impérial. L'entrée côté rue ouvre sur un petit vestibule qui dessert de chaque côté deux espaces distincts. D'un côté, un vaste salon dont les poutres et solives ont été laissées apparentes. Sur un mur, une imposante cheminée en pierre a conservé son linteau du 13ème siècle. À la suite du salon, un couloir éclairé par de hautes fenêtres dessert trois chambres puis une cuisine et une buanderie. De l'autre côté du vestibule, un troisième espace de vie comprend une cuisine, un salon et en enfilade, une chambre avec sa salle de bains. La surface de cet appartement indépendant est d'environ 70 m².

Les dépendances

Un double garage sur rue d'environ 70 m² a été construit dans le prolongement de l'aile. Les couvertures et charpentes ont été récemment refaites. A l'arrière, une dépendance en pierre abrite un bucher et sert de rangement pour les outils et le matériel de jardin.

Ce que nous en pensons

A moins d'une demi-lieue de la mer et au centre d'un bourg vivant, l'emplacement de la propriété permet de profiter de la dynamique touristique et culturelle locale tout au long de l'année. Au fil du temps, cette demeure a évolué en une maison de villégiature chaleureuse et séduit aujourd'hui par sa grande luminosité avec ses très nombreuses ouvertures entre rue, cour et jardin. Famille et amis peuvent circuler en toute indépendance parmi ces multiples espaces et ces nombreuses pièces de vie.
Elle offre donc un potentiel qui dépasse sa sobriété architecturale. Une rénovation, sans devoir toucher au gros-œuvre, restituera son authenticité singulière.
Elle fait partie de ces architectures de caractère en sommeil qui représentent une magnifique passerelle entre dehors et dedans, terre et mer, nature et culture, entre passé et avenir.

870 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 647288

Surface cadastrale 5800 m2
Surface du bâtiment principal 470 m2
Nombre de chambres 8
Surface des dépendances 100 m2

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Sud Loire-Atlantique


Nelly Richardeau +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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