Nichée dans la vallée de l'Eure et au centre d'un village renommé,
une maison de maître de 1870, sa dépendance et son coin de campagne
Maintenon, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28130 FR

Situation

En région Centre, sur la route des Pays de la Loire et aux portes de l’Île-de-France, bien à l'abri au creux des vallons et des plaines giboyeuses de la vallée de l'Eure, la propriété est au grand calme et dans un village de caractère.
La gare TER est accessible à pied. Elle relie Paris en 50 min à peine. Les commerces de bouche et les services de première nécessité se trouvent à quelques minutes de là. Des paysages verdoyants et la douce animation des bords de l'Eure composent un délicieux environnement.

Description

À proximité du centre du village et de la gare mais suffisamment à l'abri, la propriété s'organise en deux espaces rationnels.
À gauche, deux constructions : La maison bourgeoise, élégante, domine le paysage. À sa suite, une dépendance caractéristique du "pays beauceron". Elle est de même facture mais peut-être plus ancienne. Un solide appentis la prolonge.
À droite : un "bain" de verdure. De tout côté, les perspectives laissent entrevoir d'agréables points de vue dessinés. Ici, une façade rythmée par la brique rouge et soulignée par les volets d'un doux gris bleu. Là, un imposant puits ou bien une tonnelle en bois tressée de verdure et de roses. Les limites de propriété bordent l'Eure canalisée.

La maison bourgeoise

Depuis la rue, la demeure se découvre par son pignon ouest. Elle est centrée sur la partie la plus à gauche de la parcelle. Coiffée d'un toit en ardoises à deux pans, elle présente sur le premier mur deux fenêtres en rez-de-chaussée cintrées de briques rouges caractéristiques de l’architecture locale. La même structure se répète au premier étage. Les éléments de briques se détachent sur un crépis beige clair. Quatre bandeaux également de briques complètent le décor de l'ensemble. Ils divisent les espaces de la façade de manière géométrique. Bandeaux, cintres de briques, impostes vitrées, garde-corps de fer moulurés aux fenêtres amènent raffinement et légèreté à l'ensemble. À l'angle du pignon et au-delà des murs du portail, lui aussi en brique rouge, l'entrée se fait par le vestibule côté sud après avoir longé un petit chemin de briques et de pierres coiffé d'une tonnelle fleurie.
Une porte-fenêtre chapeautée d'une marquise donne accès à l'entrée de la maison de maître. À gauche, une autre porte-fenêtre permet d'entrer directement dans la salle de séjour. À sa droite, une autre fenêtre lui répond au même niveau à droite de la porte. Au niveau supérieur, trois fenêtres imitent le rez-de-chaussée suivant la même organisation et avec le même raffinement. À l'est, une porte donne accès à la cuisine. Là encore, les bandeaux de briques courent le long de la façade. Toutes les fenêtres de la demeure sont équipées de volets peints d'un bleu zingué.


Rez-de-chaussée
Il s'organise en quatre pièces à vivre qui se répondent les unes aux autres autour du vestibule d'entrée. Le sol de marfil est bordé par des losanges de marbre alicante qui s'accordent avec les plinthes et les boiseries d'appui couleur rouge mars. Au bout du vestibule, l'escalier en chêne et sa rampe sont de la même époque que la construction de la maison. Toilettes à droite de l'escalier. À gauche, deux anciennes pièces ont été ouvertes en un large espace regroupant d'un seul tenant salle de séjour et salle à manger. Celui-ci, lumineux est doublement orienté. D'un côté, il présente deux fenêtres côté ouest ; de l'autre, côté sud, une double porte-fenêtre vitrée qui permet d'accéder au jardin. Au sol, le marfil est posé "en tapis". Face à ce large espace : deux autres pièces. La première est une chambre faisant actuellement office de bureau également doublement exposée. Un sol en granit, des murs revêtus de lambris et avant tout une importante cheminée montée en insert à trois vitres avec un récupérateur de chaleur. La seconde et dernière pièce, ouverte sur le jardin côté est, a été savamment aménagée à usage de cuisine. Rappelant les volets, le plafond est peint en gris bleu. Aux murs, les différents revêtements sont en harmonie. Ouverte sur le jardin et sur un patio côté est, tout équipée, la cuisine est également une pièce à vivre qui combine authenticité et modernité. Sur l'ensemble du niveau, toutes les huisseries sont en double vitrage. Elles sont toutes en bois léger de peuplier à l'intérieur et en pvc à l'extérieur, sauf les portes des cuisines en bois exotique dur. Aucun élément de confort n'est à revoir.
Premier étage
Il répond à la même organisation qu'au rez-de-chaussée : quatre pièces orientées de part et d'autre d'un couloir central posé sur un parquet de lattes filantes de cèdre rouge et sans nœuds d'une couleur chaude et caramel. Deux chambres sur trois ont deux fenêtres. Celle qui se trouve au-dessus de la cheminée du rez-de-chaussée profite du récupérateur d'air. Elle est aussi équipée d'un placard penderie. La chambre d'en face a conservé un manteau de cheminée du début du 20e s. mais le conduit a été fermé de ce côté-ci. La dernière chambre, orientée ouest et aux tons ocres s'est vu décorée d'une fresque murale représentant une scène de pêche du pays dogon inspirée du peintre Michel Rauscher. La salle d'eau, spacieuse, complète l'ensemble. Orientée est, celle-ci se compose d'un placard penderie, d'une douche "à l'italienne" du dernier cri et de toilettes suspendues. Les peintures rouge et beige sont encore fraiches.
Deuxième étage
C'est derrière une porte du premier étage que l'escalier de chêne poursuit sa course vers un troisième niveau. Un imposant et élégant grenier présente une impressionnante charpente, encore chevillée à l'atmosphère d'origine. Elle a probablement été refaite durant l'entre-deux-guerres. Posé sur son plancher couvert de parquet à lames droites, l'étage se dévoile sous un important châssis-puits de lumière côté sud et une autre fenêtre du pignon est. L'ensemble est entièrement aménageable.
Bâtiment de dépendances
Un ancien bâtiment de ferme prolonge la maison. Datant certainement du 18e s., il est plus ancien que cette dernière. Il clôt la première partie du terrain côté nord-est. Le toit à deux pans percé d'une lucarne meunière est couvert d'ardoises naturelles sur crochet de cuivre. Une terrasse ombragée permet la connexion entre le bâtiment et l'est de la maison. Comme pour celle-ci, chaque porte possède son imposte vitrée et cintrée.
Trois pièces composent le cœur du rez-de-chaussée : une cave coiffée d'un plafond vouté en brique du pays. À sa suite, une buanderie pouvant être aménagée en cuisine d'été, est posée également sur briques du pays. Témoignage des aménagements du 19e et de la première moitié du 20e s., la dépendance présente encore sa "pierre ancienne". Un garage à deux entrées permet de stocker matériel et voiture. Enfin, un appentis de poutres en bois prolonge le bâtiment au sud-est, lui aussi couvert d'ardoises naturelles aux crochets. Un étage est aménageable sur environ 60 m2 supplémentaires.
Jardin
Véritable ravissement, le courtil est un Éden maitrisé. Alternant silex concassé, pelouses et chemins de pavés en grès naturel, il suit des lignes tortueuses laissant entrevoir d'élégantes perspectives. Travaillé "à l'anglaise", il est délimité par le cours d'eau derrière les noisetiers et les forsythia. Une pergola végétalisée prend lieu et place au centre du jardin. Entre érables, sycomores, lilas, glycines, acacia, orangers du Mexique et hêtres, c'est toute une nature savamment travaillée qui fait baigner la demeure dans une mer de fraicheur. L'eau n'est d'ailleurs jamais loin : outre le ru qui borde l'extérieur est de la parcelle, un puits et un petit bassin "japonisant" avec nénuphars, jacinthes et iris d'eau dessinent un tableau presque romantique. Lavandes, spirées du Japon ou bien encore les roses Etna et Pierre de Ronsard, achèvent le décor tant vers le portail que dans les angles de la propriété.

Ce que nous en pensons

Un goût de joyeuse et réconfortante nostalgie, voilà ce qu’inspire cette maison et son remarquable jardin. Discrète, solide, elle est de celles que l’essor de la bourgeoisie industrielle de la fin du 19e s. a mises sur pied pour en faire une douce campagne au confort et à l’architecture moderne. Un confort aujourd’hui réadapté à notre époque et une architecture qui n’a besoin de rien tant elle est justifiée dans son environnement. Par ses formes d'abord : rassurante et vigoureuse, elle est pourtant l'une des plus élégantes du village. Par son esthétique ensuite : raffinée et "racée", "toute de rouge et de bleue vêtue", la demeure n'en reste pas moins discrète. Pourtant, qu'elle "le veuille ou non", elle se détache allègrement des alentours. Sans voisinage direct, la maison est un atome de tranquillité. L'été, l'animation est assurée par la petite vie nocturne des doux coassements d'amphibiens qui peuplent le ru mais aussi par le retentissement paisible du vent dans les cimes des arbres qui coiffent la demeure et son jardin verdoyant.

Vente en exclusivité

500 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 568022

Surface cadastrale 1455 m2
Surface du bâtiment principal 153 m2
Nombre de chambres 4
Surface des dépendances 70 m2
dont aménagées60 m2

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Olivier Borget +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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