À moins d'une heure de Paris, dans un village de la vallée de l'Eure,
une envoûtante maison-ferme du 16ème siècle avec dépendance
Maintenon, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28130 FR

Situation

En Région Centre et à proximité de l'espace chartrain, au carrefour des pays de la Loire et de l’Île-de-France. La maison est une des plus anciennes du lieu, suffisamment déportée de la rue, dans un village où coule une paisible rivière. La propriété se situe à cinquante minutes de Paris par le train. La gare, les commerces de bouche, les services de santé et de première nécessité sont immédiatement accessibles à pied. À cinq minutes par la route d'une ville de plus grande importance.

Description

Fièrement juchée sur sa parcelle, la maison épouse les dénivelés et les sinuosités du terrain. Elle occupe une place stratégique dans le centre du terrain. Surélevée, elle est déportée de la rue. L'un de ses pignons est percé d'une petite porte en bois qui date probablement du 16ème siècle. Celle-ci donne sur une cave depuis la voirie. Orientée sud-nord, la demeure prit en son temps des allures de longère. Transformée au 17ème siècle en un important relais de poste où la lumière diaphane pénètre depuis lors de tout côté, elle fut surmontée de deux étages afin d'y loger un personnel singulier puisqu'elle servit de prison sous l'Ancien Régime, les archives des baillages témoignant d'un procès pour évasion sous Louis XIV dans ce qui deviendra après la Révolution une petite exploitation agricole paysanne. La maison est coiffée d'un toit à deux pans couvert de tuile de pays avec une lucarne en chien-assis. Côté nord, une cheminée en brique surmonte la toiture et centralise l'ensemble des différents conduits. Les murs de silex et de bauge sont couverts d'un enduit. Côté sud, au rez-de-chaussée, cinq fenêtres encadrent les deux portes cintrées de brique rouge. Au premier étage de cette même façade, ce sont quatre fenêtres de tailles différentes qui apportent la lumière et qui témoignent des multiples transformations que la demeure a connues en quatre-cents ans. Sur cette façade, et immédiatement à proximité du portail, la maison se prolonge en un accès qui ouvre sur une spacieuse cave voûtée. De l'autre côté, façade nord : une porte fermière accède à la partie surélevée du jardin, tandis que cinq fenêtres soulignées par des linteaux et des parements de brique ont, comme à l'avant, leurs volets en bois. Perpendiculaire à la demeure, en bout de parcelle, une imposante grange couverte d'un bardage.

La maison d'habitation

D'une surface au sol d'environ 160 m², la maison s'élève sur trois niveaux. Passé le portail, la bâtisse se présente perpendiculairement à la rue. Face à elle, un large rectangle de gazon rejoint un bucher. Au détour du pignon, le second bâtiment et le jardin en terrasses.


Rez-de-chaussée
L'entrée côté sud accède directement à la salle à manger, le cœur battant de la maison puisqu'il ouvre, d'un côté, sur l'ensemble des pièces, quasiment toutes en enfilade ; de l'autre côté, sur l'escalier tournant. Couverte de boiseries et de murs peints aux couleurs chaudes, elle comporte dans un angle une cheminée traditionnelle et son four à pain en briques. La pièce a gardé sa saveur et sa rusticité d'antan. Face à elle, la cuisine, logée derrière une porte ancienne, est à la fois menue et fonctionnelle. Ouverte sur le jardin côté nord, elle est le prolongement de la pièce maîtresse de la maison. Tomettes anciennes au sol, larges poutraisons massives au plafond, pour l'ensemble des pièces du rez-de-chaussée. À sa suite, un grand salon avec meubles d'appui en chêne sous les huisseries aux galbes Louis XV et une large cheminée en brique datant des 16ème et 17ème siècles. Une troisième grande pièce en enfilade peut faire office de chambre ou de bureau. Tous les murs sont couverts de lambris datant de la première moitié du 19ème siècle. Un manteau de cheminée et un trumeau en bois de style Directoire sont insérés entre deux ouvertures. La pièce se prolonge côté sud par une curiosité dont il resterait à définir la fonction d'origine : une singulière petite pièce surélevée avec cheminée du 19ème siècle sur un sol de tomettes. L'ensemble a conservé toute son authenticité. À côté de la cuisine, une pièce faisant office d'atelier témoigne de l'époque où la demeure est devenue une ferme. Celle-ci ouvre sur le jardin côté nord par une porte fermière. Des toilettes.
Premier étage
Un escalier à vis accède aux étages et constitue un élément décoratif de la demeure. Un large couloir parqueté pour partie et couvert de tomettes patinées pour l'autre, conserve des colombages et de larges poutraisons. Il dessert quatre grandes chambres et deux salles de bain. L'étage répond au même type de décor que celui du rez-de-chaussée et se trouve être très lumineux. Les planchers sont en chêne alors que les larges cheminées rappellent les canons architecturaux posés par Philibert Delorme au 16ème siècle : des foyers larges proportionnés à la dimension des pièces, en brique bien cuite posée à mortier de chaux et sable et l'intérieur enduit d'une mince couche de mortier de chaux pour que la suie attache le moins possible.
Deuxième étage
Espace aménageable et parfaitement viable. Les combles sont isolés et la toiture est en parfait état. Deux grandes pièces aux solides poutraisons et aux plafonds à la française ont leurs parquets peints de différentes couleurs. Ceux-ci proviennent de décors de cinéma d'une célèbre société de production française.
Grange
Une belle et large dépendance rustique complète cet ensemble au fond du terrain. L'ancienne grange réaménagée peu être datée du 19ème siècle. Actuellement à usage de hangar, elle nécessite quelques travaux pour lui redonner tout son lustre
Jardin
Il forme un paysage varié et se lit de chaque côté de la demeure. En-bas comme en-haut du terrain, vigne grimpante sur les murs, lierre, cerisier et merisiers composent un ensemble qu'il reste à faire renaître afin de rendre à l'ancienne maison-ferme tout son caractère propre.

Ce que nous en pensons

La demeure est un livre ouvert d'histoire. Arthur Rimbaud, dans « Morts de Quatre-vingt douze » parle des « Hommes extasiés...pâles du baiser fort de la Liberté », des Républicains morts pour abattre la lettre de cachet, symbole de l'arbitraire royal. De ses « cicatrices carcérales » et de son vécu tourmenté sous l'Ancien Régime, la maison témoigne de tout côté. C'est immanquablement une page d'histoire qui s'ouvre à chaque pas franchi. Bien sûr, quelques coups de pinceaux peuvent être envisagés mais la bâtisse est solide et son gros-œuvre entretenu. L'authenticité de ses matériaux, le charme rustique de ses décors, le volume de ses pièces, le pittoresque de son jardin, sa position géographique et son accessibilité : tout y séduira les amoureux du patrimoine.

Vente en exclusivité

560 000 € Honoraires de négociation inclus
530 000 € Honoraires exclus
Forfait de 30 000 € TTC à la charge de l’acquéreur


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Référence 857187

Surface cadastrale 2135 m2
Surface du bâtiment principal 446 m2
Nombre de chambres 5
Surface des dépendances 170 m2

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Autour de Maintenon


Olivier Borget +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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