Aux confins de l’ancien duché du Nivernais, un château médiéval aux airs de Renaissance, inscrit MH,
son Jardin remarquable et son domaine de 14 ha
Clamecy, NIEVRE bourgogne 58500 FR

Situation

Dans la Nièvre, à la lisière du Morvan, vu du ciel, le château semble être un îlot de tours blanches encerclé par un amas de verdure et de frondaisons. Situé en bordure d'une légère vallée, entouré de champs, de bois, de prairies et de cours d'eau, le calme et la sérénité font partie intégrante du domaine. La région est verdoyante, la nature préservée.
À 25 min, une commune de 3500 habitants, disposant d’écoles, des services et de tous les commerces nécessaires. À 1 h, Auxerre, chef-lieu de l’Yonne, propose un patrimoine historique florissant. À 30 min, l’autoroute A77 permet de rejoindre Paris en 2 h.

Description

Le domaine fait une première apparition dans les sources en 1173. Son origine remontant probablement au 11e s. C'est à cette époque un fief dépendant de l’évêché d’Auxerre et d'un baron local. Au Moyen Âge tardif, le château est le symptôme des troubles de son temps. Guerre de Cent Ans, grandes compagnies, guerre civile, pillages, la sécurité est alors une préoccupation quotidienne. Ce contexte donne au château son allure défensive initiale. Région riche en minerai de fer, en bois et en cours d'eau, le site voit le développement d’une importante activité sidérurgique dès le 13e s. qui se poursuit jusqu'au 19e s. Il est également exploité pour le flottage du bois.
Ainsi, tour à tour usine métallurgique et exploitation agricole pendant les temps modernes, il faut attendre 1995 pour que commencent, avec le plus grand soin, sept campagnes de restaurations qui aboutiront finalement au Grand Trophée de la plus belle restauration, décerné par la Fondation pour les Monuments Historiques. Maçonneries, charpentes, enduits, toitures et jardins, rien n’est laissé au hasard. Dévouement et travail acharné rendent finalement au domaine ses lettres de noblesses.
Aujourd'hui, une allée privée relie la route départementale à la propriété. Enjambant un ruisseau, un vieux pont de pierre dégage une vue sur le bâtis : quatre tours rondes blanches et le corps de logis. Plus loin, invisible depuis le pont, s’étalent les dépendances. À gauche et tout autour, terrassé par des murs, parcouru de chemins, s’étend le jardin d’inspiration Renaissance, soigneusement entretenu, ainsi qu’un canal rectangulaire.

Le corps de logis

Composé d'une enceinte quadrangulaire cantonnée par des tours coiffées en poivrière, le château des 14e et 15e s. rappelle, par ses canonnières et l’épaisseur des murs côté sud, sa fonction défensive. En 1513 commence une première campagne de travaux. Les courtines sont rabaissées, un corps de logis bâti. Une tour d’escalier semi-engagée desservait les niveaux. Une deuxième campagne, au début du 18e s., voit la disparition de la tour d’escalier, passée de mode, et l’élévation de la terrasse. La porte actuelle apparait et les grandes pièces sont cloisonnées afin de permettre la construction de l'escalier droit. Une majorité des meurtrières et canonnières sont agrandies pour être transformées en baies.
Entre les deux tours sud, le corps de logis s’élève sur deux niveaux couverts d’une toiture de tuiles à deux pans. Reposant sur des caves voûtées en berceau brisé, il présente une ordonnance de façade sobre, animée par trois travées et flanquée de deux échauguettes élégantes surmontant les chainages d’angle. Les fenêtres croisées Renaissance ont des encadrements moulurés de tores encadrés de cavets. L'absence d'enduit autour des encadrements laisse apparaitre quelques assises de l'appareil qui constitue le parement extérieur des murs. L'axe central est marqué par une porte à imposte, surmontée par une croisée. Dominant le tout, une lancette moulurée dans une lucarne à gâble ornée d’un pinacle.


Rez-de-chaussée
Passé la porte, une entrée, découvrant un escalier droit, dessert les grandes salles de séjour et la cuisine. Les premières sont pourvues de monumentales cheminées adossées à piédroits et hottes droites. Entre les deux tours, une grande cuisine équipée au sol pavé, dotée de niches et d’une petite cheminée surélevée, donne côté sud. Les tours, en forte saillie, présentent des pièces rectangulaires, à savoir une chambre et un bureau. Une salle de bains, des toilettes, un réduit et une pièce de rangement viennent compléter le niveau.
Au rez-de-chaussée, les plafonds à la française culminent à 3,5 m et les parquets à l’anglaise ou en point de Hongrie datent du 19e s. Quand leur sobriété n’est pas laissée à nu, les murs sont couverts de tapisseries ou de tentures à motifs colorés.
Premier étage
Il s’agit de l'étage noble par excellence. Un palier intermédiaire propose un petit escalier, lequel permet l'indépendance d'accès aux occupants des chambres situées dans les tours. L'escalier débouche ensuite au premier étage devant une large baie. Il dessert deux grandes chambres. Chacune est accompagnée d'une salle de bains et dispose d’une cheminée monumentale. De petites portes permettent d'accéder à l'intérieur des échauguettes. Les tours sont également occupées par des chambres et chacune possède d'une salle d'eau privative entre lesquelles se trouvent des toilettes indépendantes.
Ornementation des murs, composition des plafonds et des cheminées sont identiques à celles du rez-de-chaussée. Les sols sont tapissés de tommettes rectangulaires.
L'escalier se prolonge pour donner accès aux combles où la charpente semble toujours préserver son authentique symbolique : la forêt. Entraits, contrefiches, fermes, enrayures, etc. s’alternent scrupuleusement, exposant le génie des constructeurs d’autrefois.
Tour
Les tours nord sont reliées à l'ensemble par les anciennes courtines. Les pièces y sont circulaires.
La tour nord-ouest est composée de quatre niveaux révélant une grande pièce en rez-de-chaussée, complétée par deux chambres avec salles d'eau, deux toilettes et une pièce sous charpente apparente.
La tour nord-est est, quant à elle, construite sur trois niveaux, dissimulant une vaste pièce en rez-de-chaussée, une salle de séjour avec cheminée monumentale, ainsi qu’une seconde salle de séjour sous une spectaculaire charpente savamment restaurée, témoin du savoir-faire des charpentiers du 16e s.
Ensemble de bâtiments
Initialement, la grande cour était cernée par deux vastes bâtiments de communs à vocation agricole. Le bâtiment nord fut détruit afin de dégager la vue sur les jardins en contrebas de la terrasse. Les bâtiments conservés, côté sud, se composent notamment de la chaufferie, d’un bûcher, d’une bergerie et de diverses remises.
Jardin
Il fit l’objet d’une recréation progressive, basée sur certains éléments subsistants ou retrouvés. L’eau est omniprésente, animant fontaines, bassins et fossés. Un jardin formel d’inspiration Renaissance y côtoie un verger géométrique entouré d’eau, avec sa promenade au milieu d’allées closes et bordées d’une collection de rosiers arbustifs. Dans le grand axe est-ouest du jardin, une allée de cerisiers-fleurs japonais a été quant à elle plantée au-delà du verger.
Le jardin a été récompensé par le prix Bonpland « Jardin en devenir » ainsi que par le label « Jardin remarquable », décerné par le ministère de la Culture.
La piscine
Construite côté sud, bordée d’une terrasse successivement de pierres blanches et de plancher en bois, elle permet d'apprécier définitivement la sérénité du lieu.
Prairies
Outre la partie jardin déjà mentionnée, le terrain se décline sur plusieurs hectares en prairies, sections boisées et zones humides.

Ce que nous en pensons

Quatre tours blanches veillent dans l’ancien duché du Nivernais. Quatre tours rondes ayant vu défiler au cours du temps, logis, courtines, caves, escaliers, et les sept restaurations. Entouré par la nature, agrémenté d'un jardin devenu à la fois pièce maitresse et allégorie du renouveau du domaine, le bâtis agence les siècles dans son architecture avec élégance et simplicité.
Le château, comme beaucoup d'autres, s'était engagé dans un chemin qui n'était pas le sien, mais une heureuse rencontre changea son destin. Restauré, entretenu et embelli par ses propriétaires depuis des décennies, il est aujourd'hui temps pour lui, à nouveau, de faire une heureuse rencontre.

Vente en exclusivité

2 400 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 170510

Surface cadastrale 14 ha 84 a 27 ca
Surface du bâtiment principal 300 m2
Nombre de chambres 7

Conseiller
Sud de l'Yonne


Renaud Figueres +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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