En Queue du Perche à la limite du Haut Vendômois, à 2h de Paris,
pied-à-terre percheron pour amateurs et amatrices des campagnes
Cloyes-sur-le-Loir, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28220 FR

Situation

Au nord du centre de la France, en région Centre-Val de Loire, repose la commune de Romilly-sur-Aigre. En mettant en valeur l’écosystème de la flore et de la faune par la création récente d’un « parcours santé » sur les rives de l’Aigre, elle affirme sans détour et fièrement son patrimoine rural.
La propriété se situe proche de l'église paroissiale des 16e et 18e s. au portail flanqué de deux grosses tours à poivrières, inscrites à l’inventaire des MH, qui faisaient fonction de maladrerie sous l’Ancien Régime. L’hiver quand les arbres sont nus, la maison de maître du 18e s., presque en sortie de village et tout près de la rivière, propose une vue sur des champs agricoles et plus loin sur le vallon de l’Aigre parcourus de multiples sentiers de randonnée.
Romilly-sur-Aigre est une bourgade calme qui a peu changé. En son temps, Hubert de Givenchy y avait son château. Cependant, l'air provincial n’a pas éteint son dynamisme. Tous les commerces dont une librairie, un centre médical, une pharmacie, cinq restaurants dont un gastronomique, une librairie et les commerces de bouche demeurent à 6 min de voiture.
À 2h de Paris en voiture, 15 min de la gare de Châteaudun, 30 min du TGV de Vendôme, 6 min de la gare de Cloyes-sur-le-Loir et 45 min des premiers châteaux de la Loire, la propriété est idéalement situé dans le département d'Eure-et-Loir.

Description

L’entrée se fait par un portail ancien qui donne accès à un petit jardin organisé symétriquement autour d’une allée de graviers bordée de buis. C’est une maison relativement petite : quelques 140 m2, pensée comme un cube style Directoire surmonté d’un toit en ardoise récent à deux pans où le propriétaire a fait installer 3 chiens assis afin d’éclairer les pièces de l’étage pris dans les combles. Une seconde entrée se trouve dans la partie jardin en passant par un petit chemin qui longe le côté clos de murs. Toute la propriété est encerclée d'une enceinte sauf la ligne est, derrière le jardin, qui côtoie les champs agricoles d'une propriété voisine.
Dans ses jours ordinaires le propriétaire fait entrer les visiteurs par le portail de côté qui donne sur la servitude de passage accordée aux voisins. L’on a alors accès direct au jardin.

La maison de maître

Revêtue d'une toiture d'ardoises, fortes d'anciennes lucarnes jacobines, la bâtisse s'élève sur deux niveaux et présente à l'avant un mur recouvert d'un enduit sobre. Côté jardin, la façade, de proportions équilibrées, révèle la construction en cube surmontée de nouvelles lucarnes jacobines, réalisées en même temps que la réfection à l’identique de la précédente toiture à la fin des années 90. La vigne vierge encadre la porte en bois vitrée à l’imposte néo-classique.
Partout, les huisseries ont été refaites à neuf et à l’ancienne, les fenêtres à la française sont à double vitrage, la toiture a été entièrement restaurée.


Rez-de-chaussée
Il se lit à l’extérieur par la parfaite symétrie de la porte d’entrée flanquée de deux ouvertures à la française, correspondant aux suites de pièces que dessert de part et d’autre le couloir central. Le plan de la maison est resté inchangé depuis sa construction. Autour du couloir central s’organisent la salle de séjour et, en face, la salle à manger, les toilettes d’invités, la cuisine, et l’escalier qui mène à l’étage. Une porte dessert également l’escalier de pierres usées par les pas mille fois répétés de ceux qui allaient chercher les bouteilles dans la grande cave voûtée à l’immuable fraîcheur sèche. Les murs de torchis de cette entrée sont peints de rayures en vert chaulé. Tous les revêtements des parois intérieures de la maison ont été l’objet d’une attention méticuleuse de la part du propriétaire qui a choisi des terres naturelles et pigments minéraux de qualité chinés en France et en Italie. Mêlés à la chaux sur les parois intérieures et les entre-poutres, ils s’accordent à l’éclat patiné des tomettes octogonales flammées qui recouvrent tous les sols.
La salle à manger d’environ 20 m2 est toute carrée, pourvue d’une petite cheminée sous un trumeau à miroir Louis-Philippe et d’un placard dont la porte est bien d’époque. Le radiateur coffré sous la fenêtre a l’avantage de chauffer les carreaux anciens de l’appui et peut ainsi conserver les plats au chaud.
Le passage du seuil de la salle de séjour se fait en marchant sous deux hauts reliefs de plâtre encastrés dans le torchis des murs. Ceux-ci, au-dessus des portes des deux pièces de réception, représentent Saint Louis aux Croisades et Saint Louis rendant la Justice sous son chêne, œuvres d’un sculpteur anonyme de la seconde moitié du 19e s. dans le goût néogothique. La pièce, d’une surface d'environ 35 m2, forme un angle et facilite ainsi la variété des conversations entre amis. La cheminée chauffe presque en permanence durant l’hiver à côté du secrétaire encastré dans le mur. Le bois taché d’encre de ce dernier servait, dit-on, de support à la comptabilité agricole du hobereau qui vivait là il y a deux cents ans. La chaux colorée jouent l’alternance des tons entre les poutres et le long des moulures.
La cuisine a gardé son air du 19e s. avec sa haute cheminée de pierre polie où ronronne le poêle à bois. Les planches sur le mur ont conservé les clous d’origine des casseroles en cuivre, les placards jouent la patine du temps. Les à peu près 12 m2 de la surface sont astucieusement employés à cacher le four et le frigidaire. Les plaques à induction se fondent dans les tons foncés de la pièce sous l’éclat du soleil s'introduisant à travers les vitres de la fenêtre.
Premier étage
Pour passer au second niveau, une porte du couloir central s’ouvre sur un escalier dérobé. Le ton orangé des murs chaulés rappelle ceux des tomettes cirées. Afin de choisir les livres à parcourir au coucher, un palier d’environ 10 m2 propose une riche bibliothèque en angle. Il dessert 2 chambres, dont l’une peut facilement être séparée en deux, ainsi qu'une salle de bains avec toilettes.
La première chambre d’environ 20 m2 est éclairée de trois fenêtres à persiennes intérieures décorées. De hauts placards moulurés peuvent accueillir commodément jusqu’au plafond vêtements et linge de maison.
Une porte à petits carreaux de bois enserrant des miroirs au mercure ouvre sur une très grande chambre de 35 m2 où 2 fenêtres permettraient une scission en 2 pièces. Des placards de bois massifs renferment ce qui mérite d’être retiré à la vue tandis que les livres se devinent derrière le grillage devant les étagères.
En face, la salle de bains lumineuse possède une fenêtre à la française dans la lucarne qui éclaire par le haut les ablutions diurnes de la baignoire à remous. Le lavabo est incrusté dans un buffet ancien, les toilettes sont cachées derrière d’anciens volets. Un placard aux volets en jalousies s’articule pour fermer au regard les éléments de la toilette.
Maison d'amis
Ancienne dépendance d’environ 40 m2 sur deux niveaux, elle affiche, sous une toiture d'ardoise, des façades avec appareil à tête vue et chainages d'angle. Le rez-de-chaussée est fort de son ancienne grande cheminée de pierre. L’étage est une simple dalle de plancher où l’on accède par un escalier de meunier. Tout y reste à faire pour rendre la maison confortable. Cependant, les arrivées d’eau existent et la maison est saine.

Jardin
Depuis celui-ci, la vue en hiver s’étend sur plusieurs kilomètres jusqu’au prochain village dont on devine les toits au lointain. Le perron bien carré à 3 marches mène au milieu de la terrasse pavée où l’on dîne les soirs d’été. De là, le paysage se penche vers un champ agricole où paissent de manière décorative deux chèvres, une vache et le cheval à la retraite du voisin.
Deux murets de pierre la séparent du jardin proprement dit.
Sa surface est restreinte, environ 700 m2, mais le dégagement et la vue donnent une respiration bienfaisante. La configuration en L autorise à la fois l’agrément d’un jardin de repos et une éventuelle fonction potagère pour les amateurs. Il forme un angle autour de la dépendance transformée en maison d’amis. Pierres et buis parsèment des coins d’intimité qui rythment le terrain et lui donnent des fonctions : dîners sur la terrasse pavée, le thé sous la gloriette, la méditation entre les arches qui attendent les rosiers, l’isolement sur le petit banc au fond.

Ce que nous en pensons

La maison de maître aurait pu être le presbytère de l’église de Romilly-sur-Aigre, tant elle a un petit air de notabilité ecclésiale à l'anglaise. Un style patricien frappe en dépit de la taille relativement petite de cette maison. De son entrée bien visible, élégante et accueillante, par la proximité de l'église au sein du village de Romilly émane une atmosphère proche des romans anglais du début du 19e s. La porte néo-classique pourrait faire démarrer un film d'imaginaire. Peut-être une histoire de village élégant et de clergyman, avec jardin de curé bien ordonné, et des jeunes filles à marier quelque peu insolentes sous la plume de Jane Austen. Rieuse, en robe Empire de coton blanc, l'une d'elles s'écrierait depuis la fenêtre : « Les idées se pressent sous ma plume si abondantes que je n’ai même pas le temps de les exprimer » (Jane Austen, "Orgueil et Préjugés", 1813).
Il s'agit d'une maison pour un esthète, un poète, un lecteur, ou un voyageur du temps qui aimerait se retirer dans un petit ermitage, et éventuellement y cultiver des légumes aux couleurs oubliées.

Vente en exclusivité

360 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 111112

Surface cadastrale 740 m2
Surface du bâtiment principal 140 m2
Nombre de chambres 3
Surface des dépendances 50 m2
dont aménagées150 m2

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Pays Dunois


Sixtine de Naurois +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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