Dans un village paisible, le long de l'Eure, au cœur d'un parc à l'anglaise,
une propriété champêtre d'époque Louis XIV et son colombier
Chartres, EURE-ET-LOIR centre-val-de-loire 28000 FR

Situation

En Région Centre et aux portes de Chartres, au carrefour des pays de la Loire et de l’Île-de-France. La maison est une des plus élégantes et les plus anciennes de la petite commune, bien à l'abri des regards dans un village apprécié des célébrités. La propriété se situe à un peu plus de cinquante minutes de Paris par le train. La gare, les commerces de bouche, les services de santé et de première nécessité sont immédiatement accessibles à pied. À quelques encablures de Rambouillet.

Description

Considéré traditionnellement comme étant les communs d'un logis seigneurial placé depuis lors à l'extérieur des limites de propriété, la demeure est un ensemble de type "cottage" comprenant un impressionnant porche en bois datable du 17ème siècle et trois bâtiments dont le principal est agrégé à un colombier daté de 1680. D'un côté, regardant le logis d'ami et accolé au colombier, le bâtiment principal est harnaché à un toit aux tuiles du pays à deux pans, décliné en pente douce et par lequel perce un chien assis. L'ensemble du logis est en retour d'équerre avec toutes les ouvertures à petits bois, cintrées de brique rouge. De l'autre côté et face au jardin, les ouvertures de la façade arrière du colombier sont les prolégomènes d'un vaste parc à l'anglaise qu'aurait jalousé le peintre français Hubert Robert tant les points de fuite laissent entrevoir des perspectives de tout côté. Comme dans un écrin, l'ensemble miroite au soleil et les volets de bois, d'un ton bleu pastel, apportent au bâti une note toute bucolique. Reprenant la forme des antiques columbarium romains, le colombier, plus haut que les bâtiments qui l'entourent, intègre dans un même espace la maison et aussi, face à lui, le logis d'amis que ménage trois larges ouvertures cintrées dont deux portes sont soulignées par la brique rouge. Ce bâtiment se prolonge en un vaste hangar fermant la parcelle de ce côté-ci. L'architecture et l'esthétique des différents bâtiments répondent aux mêmes codes, conférant à l'ensemble une parfaite unité. En retour d'équerre du colombier, une autre dépendance, faisant actuellement office d'atelier, ceinture le corps de ferme. L'ensemble des bâtiments, posé sur une terrasse, est relié au parc par des chemins sinueux qui descendent doucement près du cours d'eau. Le chant des oiseaux et les promenades ombragées des canards exaltent l'aspect bucolique de l'ensemble. Un bûcher et un poulailler se font discrets en bordure de parc.

Le logis d'habitation

Centré autour du colombier, le logis épouse volontiers son armature et allie tradition et modernité. L'organisation interne, très agréable, permet la circulation entre de grands et lumineux espaces qu'assemblent des portes vitrées et aussi de grandes baies.


Rez-de-chaussée
L'important vestibule sur dallage ancien et ouvert sur le colombier, distribue quatre pièces. D'un côté, la pièce maîtresse, le grand salon, impressionne par son volume et son haut plafond à poutraisons de chêne peint dans des tons pastel gris-bleu. La rotondité de la pièce est un élément phare de la demeure que viennent casser certains angles retravaillés au cours du temps : une cheminée de pierre blanche datant du 16ème siècle qui provient tout droit d'un château de Touraine apporte grâce et majesté à l'un des murs de la pièce. Évidemment, les boulins traditionnels du colombier ont disparu et depuis le début du 20ème siècle, le poteau central pivotant ainsi que les potences réunissant le poteau à une échelle tournante n'existent plus. D'émouvantes photographies anciennes témoignent des aménagements de ce salon à la Belle Époque. Pourtant, le pari de la modernité et du confort n'ont rien enlevé au charme inhérent de la bâtisse originelle. Portes de boiseries Louis XV. Un bel escalier en colimaçon et progressif épouse l'angle d'un mur du colombier au pied duquel portes vitrées et fenêtres à petits carreaux soulignent le romantisme de l'ensemble. Prolongeant cette pièce, une salle de billard baignée de lumière sur un sol carrelé ocre ouvre sur la nature d'un côté tandis que de l'autre, une très authentique porte Louis XV accède à une salle à manger ombragée qu'une autre cheminée vient réchauffer les jours d'hiver. Une lumière diaphane et des chants d'oiseaux répondent gracieusement aux trumeaux de glace du 18ème siècle représentant des scènes galantes comme les aimait le peintre Watteau. Ouverte sur la terrasse généreusement arborée, la pièce communique avec la cuisine ; large et généreuse et qui présente de belles poutraisons anciennes.
Demi-étage
À mi-étage depuis le couloir du vestibule, et aussi accessible depuis une porte dans l'entrée habillée de volets bleu vert, un couloir dessert un petit écrin à l'anglaise composé d'une chambre-bureau, d'une grande chambre et d'une salle de bain. L'ensemble allie une décoration traditionnelle et chaleureuse avec les éléments de la plus élégante modernité : moquette et tissus tendus d'un côté et vitraux de couleur prune d'une salle de bains de l'autre. Là encore, les huisseries à petit carreau ouvrent sur l'extérieur. Depuis le grand salon, une impressionnante pièce. L'étage constitue le troisième niveau de la construction du colombier. Regardant de tout côté, ses fenêtres à petit bois bataillent entre elles pour faire admirer les plus belles vues qui soient : le porche et les dépendances d'un côté, le parc à l'anglaise de l'autre. Aux placards de boiseries et bibliothèques à la rudesse toute « Directoire » répond un mystérieux poêle aux formes galbées. La pièce, servant actuellement de grenier, reste à décorer.
Combles
Fermés d'un côté et sains, ils regardent de l'autre en un étage aménagé sous charpente : ici, une atmosphère tout aussi raffinée que dans les autres lieux de la maison. Un grand couloir très lumineux distribue une salle de douche moderne avec vue sur la partie haute du colombier, au fond, une autre chambre où les murs revêtus de peinture gris verts au « goût gustavien » apportent un caractère très Louis XVI à la pièce.
Sous-sol
La cave est construite sur les soubassements du colombier puisque, comme le rappelle l'historiographe du roi Louis XIV, André Félibien d'Aviler, dans son Cours d'Architecture en 1691, les « fuies » étaient composés de trois parties. La partie basse, structurelle, est construite en silex et est donc restée en place. Très saine, elle tourne autour du pilier central et présente une parfaite hygrométrie pour quelque amateur d'œnologie.

Les dépendances

Constituées de deux bâtiments, elles forment une imposante partie des anciens communs du château re-cadastré depuis lors. Bâtis appartenant certainement à un ancien relais de chasse dépendant des fiefs et des terres de Maintenon, ils devaient se constituer au 17ème siècle d'écuries et d'une étable bordés par des chemins délimités pour orienter la circulation des hommes et du bétail. Aujourd'hui, une coquette maison aux généreuses solives sert d'atelier. Plus loin, un autre corps de bâtiment se lit en deux temps : d'un côté, un spacieux logis ouvre par des baies vitrées sur un grand salon. Le logis possède un étage avec un large dégagement, une chambre sous charpente avec vue sur le colombier en contre-bas, une salle de bain et des toilettes. Au rez-de-chaussée, de l'autre côté, un spacieux et solide hangar de près de 100m².

Le parc à l'anglaise

C'est l'anglaise Anita Pereire, petite-fille de Gustave Pereire, homme de main de l'empereur Napoléon III, qui dessine le parc de la propriété dans la première moitié du 20ème siècle. Ouvrant sur des cheminements sinueux, le parc est une très grande pelouse composée de points de vue pittoresques où le peintre poserait sans vergogne son chevalet. Historiquement, le colombier étant symbole de privilège aristocratique, le parc devait donc l'être tout autant ! Depuis les terrasses du colombier, les pentes douces se déploient doucement en direction de l'Eure, la mise à l'eau de la barque permettant des promenades qui rappelle les pique-niques des bourgeois endimanchés sous le Second Empire. Plus loin, des rangées d'arbres séculaires rompent en douceur les lointaines perspectives : platanes, tilleuls et sapins mais aussi oliviers, palmiers , rosiers et autres philadelphus appelés plus communément seringats. Constituant d'imposants massifs et s'interprétant davantage par touches près des logis, les lavandes, les rosiers et les terres de bruyère nourrissent des azalées et des rhododendrons aux mille couleurs et fragrances. Au fond du parc, un bûcher et un poulailler complètent l'ensemble.

Ce que nous en pensons

« Mignonne, allons voir si la rose. Qui ce matin avoit desclose. Sa robe de pourpre au Soleil, a point perdu ceste vesprée. Les plis de sa robe pourprée, et son teint au vostre pareil. » Le poème de Ronsard incarne si bien la propriété tant il est vrai que celle-ci, féminine, possède toutes les grâces et les vertus un tant soit peu rééquilibrée par la force, masculine, du puissant colombier qui se dégage fièrement de ce tableau. Le cottage, en parfait état, est immanquablement attaché à un site de qualité : celui du château du village qui lui est historiquement relié. Fleurs et senteurs enivrantes attachent à la quiétude du lieu. Les bords de l'Eure, ombragés, sont un atout de taille au paysage sinueux de l'ensemble. Patrimoine naturel et culturel se confondent sous un seul et même sceau. La vallée de l'Eure, constitue un privilège pour ses habitants : ses reliefs et les coutumes ancestrales qui lui sont attachées.

Vente en exclusivité

1 277 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 669795

Surface cadastrale 13806 m2
Surface du bâtiment principal 200 m2
Nombre de chambres 3
Surface des dépendances 235 m2
dont aménagées80

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Olivier Borget +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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