À 1h30 de Paris, en Bourgogne, un moulin du 17e s.
et ses 4 ha de terres environ.
Briare, NIEVRE bourgogne 45250 FR

Situation

En région Bourgogne-Franche-Comté, dans la Nièvre, à la limite de l'Yonne et du Loiret, au cœur d'un petit village verdoyant, le moulin vit en harmonie avec la rivière. Avec son château du 17e s. bâti sur une ancienne demeure féodale et ses maisons bourgeoises datées de 1870, la bourgade se caractérise avant tout par son patrimoine historique. D’ailleurs, l'illustre sculpteur céramiste Jean Carriès vécut non loin de la propriété. Un monument lui est justement dédié sur la place principale du village. Proche du logis : une épicerie, un dépôt de pain. À quelques kilomètres, les gares de Cosne-sur-Loire ou de Briare desservent la gare de Paris-Bercy en moins de deux heures.

Description

En plein cœur du bourg, se dresse le moulin.
À gauche de l'entrée piétonnière, une petite maison fait office d'atelier. Le moulin, imposante bâtisse d’angle, s’élève sur quatre niveau, mur en moellon, toit d’ardoises. Puis, derrière la maison principale, une entrée avec un portail ouvre sur une cour gravillonnée où les voitures peuvent stationner. En contournant le moulin, surgissent le bief et la rivière poissonneuse de catégorie 1 qui traverse le parc entouré de hauts jets. Certaines racines des arbres procurent un refuge idéal aux écrevisses. Un petit passage permet d’observer le déversoir, faisant s'écouler le trop d'eau du bief dans une rigole de décharge, puis le mécanisme pour lever et baisser la pelle du déversoir.
Un peu à l'écart du cours d'eau, se tiennent les anciennes écuries, soit 6 boxes. Deux puits, à proximité du moulin, complètent le tout.

Le moulin

Autrefois, deux appareillages existaient ; aujourd'hui, il en reste un seul : une roue verticale actionne un mécanisme de transmission de la force, faisant jaillir du bâtiment, plus loin, l'eau qui l'anime. Le dernier agencement a commencé en 1880.
Dans sa configuration actuelle, la construction hérite de l'architecture d'une minoterie. Le bâtiment s'élève verticalement sur quatre niveaux, comme un "moulin à l'anglaise", dont le plus haut est éclairé par deux ouvertures en arc de cercle placées sur chaque pignon. Fenêtres à petits carreaux, encadrement en pierre très claire agrémentent la façade. Un ensemble bâti en moellon de calcaire enduit, avec des chaînages d'angles et des encadrements d'huisseries, en pierre de taille calcaire blanche. La construction est coiffée par une toiture à longs pans, d'axe Nord-Sud, avec un couvrement en ardoise.
Puis, un second bâti prolonge le premier. Sa devanture est ponctuée de fenêtres ornées de volets pleins en bois et de chaînages d'angles en pierre. Le toit à deux pans est en ardoise. À l'arrière, la partie longée par le bief date de 1874. Il s'agit d'une maçonnerie en moellon enduit soulignant les appuis, jambages et linteaux des ouvertures en calcaire blanc. Le soubassement est en grès ferrugineux ou en pierre de fer, lesquelles sont d’ailleurs taillées et assemblées en arc pour former le sommet du passage de l'eau.


Premier niveau
La porte d'entrée révèle une salle à manger tapissée d'un dallage ancien mixte élaboré de tomettes de formes octogonales et rectangulaires. Une ouverture laisse entrevoir un cellier aux carrelages identiques doté de petites ouvertures qui éclairent les murs en pierre et les poutres apparentes. Face à la salle dînatoire, une cuisine authentique, aménagée. Un évier en pierre adossé à un mur ancien, des tomettes au sol dominées par des poutres en chêne au plafond. Un peu plus loin, se tient une grande pièce où se trouve le mécanisme du moulin. S'ensuit un garage qui s'ouvre sur l'extérieur. De retour dans l'entrée principale, dans la salle à manger, une porte dévoile une salle de séjour enrichi d'un poêle au pied d’une cheminée engagée aux chambranles et à la hotte de briques rouges et doté d’une poutre en guise de manteau. Les baies illuminent le tout : plafond, sol en tomettes anciennes, encadrements des ouvertures tantôt en brique, tantôt en pierre. Les murs sont recouverts d'enduit à la chaux de couleur beige clair. Quelques marches permettent d'aborder une vaste salle de séjour rehaussée d'une mezzanine : un lieu original, et probablement originel, pourvu de piliers en chêne. Sur un côté, une petite pièce subsiste, entièrement carrelée au sol. À l’avenir, par sa proximité avec les pièces de vie, elle pourrait faire office de cuisine. Enfin, grâce aux nombreuses fenêtres, un véritable puits de lumière jaillit sur l’espace depuis la mezzanine.
Deuxième niveau
Un escalier droit en bois mène au second niveau, caractérisé par sa mezzanine bordée d'un garde-corps ouvragé en fer forgé. Un carrelage ancien en terre cuite et une charpente apparente définissent l’espace dominant le rez-de-chaussée. Il permet d'avoir à la fois une vue plongeante sur le grand séjour et sur le bief. Un petit couloir conduit à une à première chambre de dimension généreuse au sol revêtu de parquet aux larges lattes de couleur miel. Quelques marches guident le visiteur sur un dégagement où se trouve une garde-robe, puis une salle de bain carrelée, spacieuse, munie d'une baignoire en fonte. Dans le prolongement, apparaît une seconde chambre ayant l'originalité de posséder une porte sur l'extérieur. Une large poutre traverse la pièce, un mur en pierre anime tout un côté de la pièce.
Troisième niveau
Deux autres chambres traversantes dont l'une possède une salle de douche carrelée avec des toilettes. Le carrelage semble provenir des célèbres manufactures de Briare ou de Gien. Dans la première pièce se trouve une trappe historique où l'on faisait passer les sacs de farine. La suivante est pourvue d'une charpente apparente. L’entièreté du gros œuvre a été accompli et toutes les menuiseries ont été restaurées dans les règles de l'art.
Quatrième niveau
Une vaste pièce à l’ancien parquet en peuplier avec pierres apparentes piquées au marteau. De grandes ouvertures mettent en relief le caractère exceptionnel de la pièce. Une fenêtre en demi-lune plein cintre dans le pignon propose une vue générale sur le village et la campagne environnante.

Les dépendances

À proximité du moulin, proche de l’entrée piétonne, se trouve l’atelier. Il possède des ouvertures à petits carreaux qui rappellent celles du moulin. Le bâti est de plein pied. Les murs sont en moellon. L'entrée s'engage sur une pièce spacieuse de 80 m² environ et deux autres plus petites de respectivement 8 m² et 8.50 m².
Derrière la propriété, une chaufferie avec une cuve à eau de 18 m².
Les anciennes écuries étalent 6 boxes avec des ouvertures en bois à doubles ventaux. Les deux premiers boxes ont une surface de 21 m² chacun et les quatre autres mesurent 11 m² chacun.

Ce que nous en pensons

À 2 h de la capitale, par son architecture sobre, classique et son agréable cadre champêtre, le moulin a fait l'objet de nombreuses cartes postales anciennes. L’eau et le foyer, la vie et la tranquillité : voici les principes qui régissent la propriété. Sans la rivière, jamais ce lieu n’aurait émergé, raison pour laquelle le cours d’eau le gouverne. Les puits, les pelles, les hélices, le bruissement de l'eau, etc. : la rivière est l’identité de la propriété, elle est le garant de son patrimoine.
Le moulin demeure cependant en travaux. C’est là son avantage : le gros œuvre est achevé, parodiant Aragon, la construction est tout juste suffisamment inachevée pour laisser aux futurs occupants le soin de déterminer de son avenir. Les possibilités sont nombreuses, mais nul doute que les potentiels d’hébergement, d’agro-écologie et d’hydroélectricité seront autant de pistes à suivre.

500 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 435752

Surface cadastrale 4 ha 12 a 83 ca
Surface du bâtiment principal 450 m2
Nombre de chambres 5
Surface des dépendances 136 m2

Conseiller
Autour de Saint-Fargeau


Isabelle Ponelle +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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