Au cœur de l'Uzège, un clos de ferme,
avec sa maison de maître, sa cour et ses dépendances.
Uzès, GARD languedoc-roussillon 30700 FR

Situation

À deux lieues à l’est du duché d'Uzès, dans un hameau en fond de plaine, dans la partie orientale de l'Uzège qui s’étend jusqu’au Rhône, à vingt minutes des axes autoroutiers et moins de trois quarts d'heure d'Avignon (gare TGV) et de Nîmes (gare TGV et aéroport).
Après avoir sillonné une départementale bordée de vignes et de champs, puis avoir emprunté un chemin goudronné, le hameau s'étend au pied d’un cirque naturel en retrait des axes de circulation et à proximité immédiate des plaines arables. Les paysages sont marqués par les vignes et les reliefs de garrigues s'étendant jusqu'aux monts cévenols.

Description

La propriété est issue d'une succession de constructions débutées au 18ème siècle. Elle est bordée au nord par des champs jusqu’aux collines lointaines formant l’horizon et au sud par le bourg auquel elle appartient.
L’évolution de l’édifice enserrant une cour, a suivi les changements des exploitations agricoles : ver à soie, vigne, élevage et céréales. En témoignent une magnanerie, des étables, enfin des cuves à grains et à vin, qui jouxtent une maison d'habitation de trois niveaux édifiée au 19ème siècle. L'élévation orientale de la maison d'habitation forme pignon sur la ruelle où deux piles en pierre de taille encadrent une large grille d’accès ouvrant sur la cour, ombragée par deux tilleuls et rafraîchie par un puits. Au-delà vers le couchant, un escalier extérieur permet de gagner le premier étage et un appartement reliant l’habitation à la magnanerie. La partie méridionale de la cour est aménagée de remises de facture plus récente.
Les élévations extérieures sont en calcaires de surface ; la façade de l’habitation principale au sud est percée de baies soigneusement alignées à encadrement de pierre de taille : hautes et étroites au rez-de-chaussée qui est césuré par deux portes ; identiquement rectangulaires au premier niveau ; enfin presque carrées sous l’avant-toit. Les différents corps de bâtiments sont couverts de tuiles canal.

La maison d'habitation

Vraisemblablement construite d'un trait au début du 19ème siècle, elle affiche une cohérence architecturale contrastant avec les bâtiments voisins marqués par des modifications liées au besoin de la ferme. Les pièces du rez-de-chaussée témoignent d’aménagements de la seconde moitié du 20ème siècle dans un souci de confort. Au premier étage et dans les combles, les matériaux et éléments d’origine sont demeurés intacts et seule une salle d'eau a été ajoutée.


Rez-de-chaussée
Les pièces d'habitation sont pour l’essentiel exposées au sud. L'entrée se fait par deux portes piétonnes. La première, située à l'ouest, donne accès à la cuisine desservant au nord des pièces voûtées à usage de réserve. Au couchant, sous l'escalier extérieur, se niche une souillarde. À l'autre extrémité, deux pièces en enfilade complètent le niveau : une salle de séjour avec une large cheminée éclairée par fenêtre au sud, puis un cellier accédant à la cour par la seconde porte piétonne. Enfin, un escalier en bois en équerre permet de gagner le premier étage.
Premier étage
La totalité des pièces est constituée de pièces à usage de chambres à coucher, dont l’une est dotée d’une cheminée. Les plafonds en voutains, de hauteur généreuse sont de facture identique à ceux du rez-de-chaussée. Les percements au midi assurent un agréable ensoleillement des pièces. Les sols sont entièrement recouverts de carreaux de terre cuite d'origine. Un couloir longeant l’élévation nord dessert les pièces. Son extrémité orientale mène à un escalier en équerre vers les combles, tandis qu’au couchant, il est refermé par une porte ouvrant sur le palier de l'escalier extérieur.
Combles
Deux vastes pièces en enfilade, éclairées au sud par les baies carrées s’ouvrant sous l'avant-toit composent ce niveau. Les sols sont recouverts de tomettes en terre cuite que l’on retrouve sur la sous-face de la couverture ayant entièrement conservé ses parefeuilles d’origine.

L'appartement

Depuis la cour, l’escalier extérieur, abrité par une galerie formée d'arcs de brique en plein-cintre, conduit au palier du premier étage. Une volée descendante de quelques marches dans son prolongement permet d’accéder à l'appartement qui constitue le lien volumétrique entre la maison et la magnanerie, tout en conservant une autonomie avec elles. Il comprend trois pièces en enfilade qui se développent vers le nord. Restauré durant la seconde moitié du 20ème siècle, les sols sont recouverts d'un béton teinté en rouge. Les plafonds à solives apparentes sont les uniques témoins encore perceptibles de l’état originel.

La Magnanerie

Au cœur de la cour, une arcade charretière contient un second escalier ouvert en pierre de facture antérieure à l’escalier extérieur précédent. Il conduit à la magnanerie : vaste pièce unique à double hauteur sous les combles, jadis demeure des vers à soie.
Les sols sont recouverts d’une part de tomettes et d’autre part de larges bars en calcaire. Les élévations intérieures conservent les marques des cinq cheminées qui réchauffaient autrefois les précieux lépidoptères. Quatre fenêtres éclairent la salle, offrant des perspective sur les vignobles et les champs alentours. Au sud, une porte donne accès à l'étage d'un fenil.
En dessous de la magnanerie logeaient les bêtes, dans une vaste étable qui a conservé ses râteliers et qui est composée de deux volumes divisés par un doubleau de pierre. Le premier affiche un plafond dit « provençal » dont les entrevous sont comblés de terre cuite et le second est composé d’une remarquable voûte d’arète en pierre.

Les remises

Formant l'angle sud-ouest du clos, deux remises se détachent de l’ensemble bâti : l'une à usage de garage, l’autre servant de cave à vin et conservant quatre cuves en béton.

La soue et les clapiers

Refermant le clos, à l'angle nord-ouest de la propriété, cette construction se composait de clapiers à l’étage et d’une soue au-dessous.

Ce que nous en pensons

Cette terre, sur laquelle les Volques Arécomiques s'installèrent voilà plus de deux millénaires, colonisée ensuite par les Romains, envahie à plusieurs reprises par les Sarrasins, maintes fois brûlée lors des guerres de Religion, porte en elle une énergie tellurique dont ses édifices vernaculaires sont autant de témoins des labeurs inlassables des hommes s’y étant établis.
Ces murs, qui ont connu tant de moissons et de vendanges, ont brûlé sous le soleil du midi et abrité les amis lors d’un déluge cévenol, attendent leurs nouveaux habitants, les oreilles prêtes à écouter les prochains passants qui verront renaître en ces lieux le feu de la vie d’antan.

480 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 960698

Surface cadastrale 1030 m2
Surface du bâtiment principal 204 m2
Nombre de chambres 4
Surface des dépendances 400 m2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique

Conseiller
Garrigues d'Uzès et vallée de la Cèze


Joël Rozier +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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