À deux pas du jardin du Luxembourg,
un appartement en duplex de 130 m²
Paris, PARIS paris 75005 FR

Situation

Ancien fief religieux de la capitale, le quartier tire son nom de l’abbaye du Val-de-Grâce, localisée place Alphonse-Laveran. Rare exemple d’architecture baroque à Paris, l’église a été construite par François Mansart sur ordre de la reine Anne d’Autriche, en signe de gratitude envers la Vierge Marie après la naissance du futur roi Louis XIV.
Le bien se trouve à faible distance, construit au-dessus des vestiges mêmes de l’oratoire de Louise de La Vallière, au Carmel de l’Incarnation de la rue Saint-Jacques, où, déçue des amours royales, elle vint se réfugier sous le nom de Louise de la Miséricorde pour y vivre durant trente-sept années.
À proximité du jardin du Luxembourg, de nombreux établissements universitaires et instituts de recherche de renom structurent le secteur, également maillé de commerces de bouche réputés. Les lignes de bus 21, 24, 27, 38, 82, 83 et 91, ainsi que la station de RER Port-Royal, sont à environ 300 m.

Description

L’appartement occupe l’aile droite d’un petit hôtel particulier inscrit au titre des monuments historiques, dissimulé depuis la rue par un immeuble moderne conçu par Jean Dubuisson, lauréat du Grand Prix de Rome en 1945. Une gardienne assure une présence permanente. Un premier sas vitré, protégé par un code suivi d’un interphone, donne accès à un vaste hall sous vidéosurveillance, revêtu de marbre de couleur grège. S’y révèle, à travers de larges parois vitrées, un jardin ombragé aux chemins de gravier blanc, planté d’acacias, de sycomores et ponctué de petits massifs circulaires qui associent rhododendrons, lierres et hortensias. À la fin du 19e s., le lieu abritait des ateliers de peintres. Alfons Mucha et Jean Dupas y travaillèrent notamment.Bâti en 1796, l’hôtel Scelles est un remarquable spécimen de l’architecture de la fin du 18e s. Destiné au sculpteur et marbrier François Scelles, l’édifice occupe une partie du domaine du couvent des Carmélites, vendu comme bien national pendant la Révolution. La façade de l’hôtel, strictement ordonnancée, est élevée d’un étage au-dessus du rez-de-chaussée et s’ouvre par cinq baies de part et d’autre d’un corps de logis central. Celui-ci, inscrit entre deux minces pilastres de marbre en très léger avant-corps, est rehaussé, à l’étage noble, de trois frontons triangulaires. Témoin du 17e s., la corniche en balustres de pierre annonce, avec le toit plat, la couverture à la française du 18e s. Le deuxième étage du corps central domine la façade avec trois fenêtres à crossettes surmontées d’une agrafe sculptée. Deux consoles de pierre épaulent l’ensemble, coiffé d’un fronton curviligne percé d’un oculus qui abrite le buste prétendu de François Scelles.Une entrée particulière, à l’angle droit de la façade, dessert deux logis. La porte d’accès dévoile un hall pourvu d’un vestiaire ainsi qu’un escalier qui mène au premier étage. Rythmée en façade par six hautes fenêtres doublées de volets en bois, exposées au sud-ouest et orientées vers le jardin, la distribution comprend une cuisine, une salle à manger de près de 18 m², puis, en enfilade, une chambre d’environ 15 m², accompagnée de sa salle de bains et de sa garde-robe.Adjacente à la salle à manger et inscrite à l’inventaire des monuments historiques, une pièce de réception de quelque 38 m², au plafond voûté, est percée à l’ouest d’une large imposte cintrée. La décoration intérieure du grand salon, construit à l’emplacement de l’ancien oratoire de Louise de La Vallière, est singulière par la qualité, la diversité et la rareté des marbres qui couvrent les murs qui se déclinent en tons de puce, de rouge du Languedoc et de vert des Pyrénées. Des pilastres en brèche violette couronnés de chapiteaux supportent une corniche moulurée qui encadre une large bordure peinte en grisaille d’inspiration pompéienne, où figurent des femmes vêtues à l’antique, de part et d’autre de bustes d’hommes célèbres représentés en trompe-l’œil dans des médaillons. Des portes en acajou massif à double battant ferment toutes les issues.Dans la salle à manger, un escalier en bois conduit à un second niveau mansardé. Deux chambres d’environ 10 et 16 m² à charpente apparente, une salle de bains et des toilettes séparées occupent l'étage.Il existe également une place de stationnement souterrain ainsi qu’une cave, toutes deux accessibles par ascenseur.

Ce que nous en pensons

Un bien dont la qualité décorative ne se soupçonne ni depuis la rue, ni même depuis l’entrée de l’immeuble.
Lieu palimpseste et pluriel, qui fut tour à tour un espace de recueillement spirituel, un manifeste de réussite aux accents néoclassiques à la Révolution française, le salon littéraire et politique de Louise Gagneur à la fin du 19e s., puis une résidence des Diamant-Berger, qui se sont attachés à en assurer la conservation. Il plaira tant aux historiens et aux esthètes qu'aux amateurs de nature.
Quelques travaux de rénovation suffiraient à hisser l’appartement au rang d’un emplacement parisien convoité, où subsiste, en retrait de l’agitation citadine, un fragment encore sensible de l’histoire de France.

Enfin, le silence de l’hôtel, imprégné de la douceur des frondaisons du jardin, parachève l'expérience. La vie quotidienne s'annonce conforme aux attentes : capiteuse, fantasque et pleine de sève, donc infiniment parisienne.

2 520 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 160785

Surface totale intérieure 140.5 m²
Surface Carrez 127.45 m²
Nombre de pièces 5
Nombre de chambres 3
Cave
Place de parking 1

Montant moyen annuel de la
quote-part de charges courantes
2046 €

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère
Paris

Marine Veilleux +33 1 42 84 80 85

contacter

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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