Quartier Croulebarbe, au 14e étage de la tour Albert,
l’appartement familial d’Helena et Ubald Klug, à hauteur d’horizon parisien
Paris, PARIS paris 75013 FR

Situation

Jadis rattaché au bourg Saint-Marcel, le quartier de Croulebarbe doit son nom à la famille éponyme, propriétaire de vignes et d’un moulin situés sur les rives de la Bièvre au 13e s. Urbanisé dès le 14e s., il a accueilli tanneurs, teinturiers et cordonniers, comme en témoigne encore la manufacture des Gobelins. La couverture de la Bièvre, à partir de 1864, transforma durablement le secteur. Celui-ci conjugue aujourd’hui un patrimoine historique remarquable et la quiétude de ses rues, tout en bénéficiant de l’animation du 5e arrondissement voisin, notamment de la rue Mouffetard, située à proximité. Le square René-Le-Gall, aménagé dans les années 1930 sur l’ancien potager des Gobelins, associe un jardin néoclassique, un sous-bois et une aire de jeu appréciée des familles. Le quartier est desservi par les stations de métro Gobelins et Corvisart avec les lignes 7 et 6.

Description

Sise au 33, rue Croulebarbe, dans le 13e arrondissement de Paris, la tour Albert doit son nom à son concepteur, l’architecte Edouard Albert — 1910-1968 —, dont les recherches sur les structures tubulaires constituent la signature. Elle est édifiée entre 1958 et 1960 avec l’aide de Robert Boileau et Jacques-Henri Labourdette, dans le cadre du plan de rénovation imaginé au lendemain de la guerre pour le quartier alors industriel de Croulebarbe. Élevée de vingt-trois niveaux pour une hauteur de 67 m — en référence à celle des tours de Notre-Dame de Paris —, elle représente le premier gratte-ciel de logements de la capitale et compte 110 appartements. Conçue avec l’ingénieur Jean-Louis Sarf, sa structure repose sur une trame régulière de poteaux en tubes d’acier remplis de béton, contreventés par des croix de Saint-André laissées apparentes en façade. L’ossature, poussée à ses limites de calcul, libère les logements de tout mur porteur et autorise un jeu de panneaux en acier inoxydable et de baies aux allèges tantôt translucides, tantôt transparentes. Au sixième étage, une terrasse aménagée pour l’agrément des occupants présente un plafond de 600 m², peint par l’artiste Jacques Lagrange ; elle devait initialement recevoir une passerelle reliant la place d’Italie au belvédère, projet resté sans suite. En retrait de la rue, la tour, sans vis-à-vis, incarnait en 1960 l’image même de la modernité : chauffage par le sol, ascenseurs rapides, vue dégagée sur Paris. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1994, elle a été restaurée avec soin en 2005 sous la conduite de l’architecte Gorka Piqueras. L’immeuble, où veille une gardienne appuyée par une ronde permanente, s’organise autour de trois ascenseurs et d’une cage d’escaliers en métal qui dessert chaque palier.

L'appartement

Il occupe, au 14e étage, côté ouest, un plateau modulable d’environ 106 m² — 102,49 m² selon la loi Carrez. L'espace se compose de quatre pièces depuis lesquelles se découvre, surplombant le square Le Gall, une vue panoramique remarquable à hauteur d’horizon sur les principaux monuments parisiens. Une entrée dessert une cuisine, une chambre et un salon. Dans son prolongement, un dégagement distribue deux chambres, des toilettes, une salle de bains ainsi qu’un débarras. Un parquet mosaïque en chêne unifie les espaces, rythmés de fenêtres à l’anglaise — qui s’ouvrent vers l’extérieur. L’entrée et la cuisine ont conservé un ensemble de mobilier dessiné par Charlotte Perriand à la demande de Maurice Besset, historien de l’art proche de Le Corbusier, et premier occupant des lieux.
Aux 1er et 2e étages, une place de stationnement et une cave en béton sont adjoints au lot principal.

Charlotte Perriand

Elle est l’une des figures majeures du design et de l’architecture d’intérieur du 20e s. Charlotte Perriand — 1903-1999 — est formée à l’Union centrale des arts décoratifs, elle intègre en 1927 l’atelier de Le Corbusier et de Pierre Jeanneret, où naissent des pièces emblématiques, telles la chaise longue LC4 ou le fauteuil « grand confort ». Son goût pour le tube d’acier la rattache aux avant-gardes constructivistes, avant que ses séjours au Japon, dès 1940, n’infléchissent son œuvre vers une synthèse entre modernité industrielle et artisanat traditionnel — dont témoigne la banquette Tokyo, conçue en 1954 ; Maurice Besset en commanda quarante exemplaires en 1963 pour le Musée national d’art moderne du Palais de Tokyo. Après-guerre, elle collabore à l’unité d’habitation de la Cité radieuse de Marseille, puis conçoit l’aménagement de la station de montagne des Arcs.

Ce que nous en pensons

Peu de biens racontent avec une telle continuité l’histoire du design et de l’architecture moderne. Maurice Besset y imprima d’emblée un caractère singulier : celui d’une commande pensée par et pour un esthète averti. L’appartement fut aussi celui d’Ubald Klug, designer suisse proche de Jean Prouvé, et de son épouse, une céramiste renommée pour ses émaux de grès. Le couple s’est formé au château de Ratilly, haut lieu de la céramique contemporaine. C’est ici qu’Ubald Klug a dessiné l’iconique canapé Terrazza. Un vivier d’esthètes que la tour Albert, par son architecture novatrice et sa vue imprenable sur Paris, semblait appeler à converger. Modulable et resté fidèle à son esprit d’origine, l’appartement est à la recherche aujourd’hui d’un repreneur à sa mesure, désireux d’en poursuivre le récit.

Vente en exclusivité

1 420 000 € Honoraires de négociation inclus
1 352 381 € Honoraires exclus
5% TTC à la charge de l'acquéreur


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Référence 411573

Surface Carrez 102.49 m²
Ascenseur
Surface totale intérieure 106 m²
Nombre de pièces 4
Nombre de chambres 3
Cave

Charges de copropriété 2902 € par an
Dont : Appartement : 2704.39 € Cave : 37.91 € Parking : 159.59 €

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Marine Veilleux +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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