À Uzès, à 200 m de la place aux Herbes, une ancienne magnanerie
transformée en demeure de caractère, avec son jardin clos et sa vue sur le Duché
Uzès, GARD languedoc-roussillon 30700 FR

Situation

La propriété est implantée à Uzès, dont l’histoire demeure étroitement liée à la culture de la soie et à l’essor séricicole qu’a connu toute la région entre le 18e et le 19e s. Célèbre pour sa douceur de vivre, son marché hebdomadaire multicentenaire, ses boutiques et le caractère aristocratique de son patrimoine architectural précieusement conservé, la commune, de moins de 10 000 habitants, compte trois collèges, un lycée polyvalent, un centre hospitalier et de nombreux commerces. La ville, érigée sur un promontoire, est entourée de vignes, d’oliviers et de garrigue.

La gare de Nîmes-Pont-du-Gard (TGV) est à 25 km et celle d’Avignon TGV à 40 km, tandis que les grands axes autoroutiers se trouvent à moins de 20 min.

Description

Élevée de deux étages sur rez-de-jardin et orientée selon un axe nord-sud, l'ancienne magnanerie, d'une surface d'environ 420 m² a été construite par la riche bourgeoisie Uzétienne sur une avenue qui fut jadis percée et aménagée pour l’apparat.
Les maisons aux façades, en appareil régulier de pierres de Vers, étaient réservées à la noblesse locale ou à la grande bourgeoisie commerçante de la ville. Les corniches qui marquent la séparation entre les étages et les encadrements des baies sont également sculptées en pierre de Vers, dont la caractéristique immédiatement identifiable est la couleur blonde et lumineuse. Percée de larges baies très espacées les unes des autres sur trois niveaux, l’ancien bâtiment séricole a été transformée en demeure de caractère. Les fenêtres à double vitrage sont équipées de contrevents à quatre vantaux en bois peint en blanc. Au rez-de-chaussée, côté boulevard, la porte d’entrée prend place en limite d'un jardin d’environ 1 300 m², clos au nord par un long mur qui longe la rue, lequel protège la propriété et en conserve intacte la tranquilité.
La corniche sculptée en avant-toit supporte une couverture en tuiles romaines, typique de l'architecture locale. La légende veut que cette uniformité des toitures ait été décidée après-guerre, au moment de la Libération, à l’issue d’une concertation entre André Malraux, alors premier ministre de la Culture de la France libérée, et la duchesse douairière, résistante de la première heure, qui avait souhaité apercevoir, depuis les fenêtres de son logis ducal, uniquement des toits en tuiles romaines traditionnelles. Ainsi fut fait.

La demeure de caractère

Le rez-de-chaussée
Le vestibule voûté, dallé de pierre de Vers, est naturellement éclairé par l’imposte de la porte d’entrée, en bois massif de teinte claire et à deux vantaux. Dans la tradition des constructions nobles du Duché, il commande la cage d’escalier, et met en évidence une organisation singulière avec un local commercial à usage de galerie d’art, un appartement indépendant de 53 m², une pièce à usage de chambre d’amis ou de salon de cinéma, ainsi qu'une salle de bains. L’accès au jardin s’opère à partir des salons du premier étage.

Le premier étage
Un escalier principal en pierre y conduit.

Côté nord, où la fraîcheur demeure constante pendant les mois d’été, une vaste salle de séjour, éclairée également à l’est et à l’ouest, bénéficie ainsi d’une triple exposition. Véritable salle de réception, elle se prolonge par une terrasse de 38 m² environ, bordée d’un garde-fou à balustres d'inspiration italienne, qui en constitue l'extension naturelle vers le parc, dont elle est un des accès principaux.

Le manteau de sa cheminée, sculpté dans un marbre des Pyrénées très utilisé dans les demeures nobles, est d’époque Régence ; il témoigne de la maitrise de l’artisanat d’alors, qui sut assortir avec justesse la rigueur de la pierre et la fluidité du mouvement. Les plafonds à la française, avec leurs longues poutres de la taille d’un mât de navire, leurs solives plus discrètes et leurs parefeuilles anciens, ont été restaurés avec soin et sans emphase. Les sols sont recouverts de dallages en pierre vieillie, de grandes dimensions. Au levant, dans son prolongement, se trouve une cuisine contemporaine.

Côté sud, une seconde salle de séjour, ménagée de manière symétrique et de dimensions équivalentes, présente une cheminée en marbre gris identique ainsi que des sols contemporains en pierre. Une chambre à l'écart complète l'organisation de l'étage, dont la superficie atteint quelque 60 m².

Le second étage
Il comprend une chambre orientée au sud, éclairée par de larges baies, une salle de bains tapissée de pierres bleu-gris, un bureau avec une bibliothèque en mezzanine accessible par une discrète échelle de meunier.

Au nord, une chambre aux remarquables plafonds à la française sablés, dont le sablage a révélé la teinte d'origine des bois, donne à voir des murs en appareil régulier de pierres calcaires apparentes, jointoyées par un liant ocré. Une cheminée au sobre manteau de pierre blonde et au trumeau de plâtre lisse, prend place dans la pièce. Au sol, les tomettes anciennes, marquées par le passage du temps, conservent la trace de la chaleur des étés languedociens. La chambre s'ouvre sur une terrasse vers les tours du Duché.

Le jardin et les dépendances

Sans vis-à-vis, il s’étend au nord, à l’arrière de la maison sur une parcelle de quelque 1 300 m² . Clos de murs, il est principalement enherbé et planté d’arbres séculaires, majoritairement des feuillus, ainsi que d’oliviers, de buis et de troènes, dont la floraison printanière répand son capiteux parfum si caractéristique.

Non loin de la maison, se trouvent un puits, probablement du 17e s., et trois petites dépendances aujourd‘hui à usage de cabane de jardin, de garage et de serre. Un accès direct au rez-de-chaussée de la demeure est ménagé par un discret escalier qui descend au pied de la terrasse. Au nord de la parcelle, un portail permet l’entrée des véhicules dans la propriété par une impasse qui donne sur la rue. Un terrain de 900 m² environ peut être acquis en complément de l'ensemble.

Ce que nous en pensons

Une maison d’esthètes, décor quotidien d’une vie rêvée, devenue bien réelle.

La propriété était déjà spectaculaire en son temps grâce à son emplacement privilégié, à quelques pas du Duché, et à son vaste jardin citadin. Elle l’est devenue davantage depuis sa réhabilitation méticuleuse et le soin minutieux porté au choix des matériaux de construction, dont la noblesse équivaut à celle des matériaux d’origine. La grande élégance de cette demeure de la fin du 18e s. a été restituée à l’identique, tout en l’assortissant du confort contemporain. Elle permet de conjuguer une vie citadine exigeante et le silence d'un jardin insoupçonnable depuis la rue. Sa vue directe sur le Duché, dont peu de demeures uzétiennes peuvent se prévaloir, ainsi que le potentiel constructible du terrain, la désignent comme un projet patrimonial exemplaire.

2 350 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 308889

Surface cadastrale 1300 m²
Surface du bâtiment principal 422 m²
Nombre de chambres 5

Aucune procédure en cours menée sur le fondement des articles 29-1 A et 29-1 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et de l’article L.615-6 du CCH


Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Thierry Arlabosse +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus