A 2h30 de Paris et de Bruxelles, en Argonne ardennaise,
le château des comtes de Joyeuse classé MH sur un parc de 7ha
Reims, ARDENNES champagne-ardennes 51100 FR

Situation

Les Ardennes se caractérisent tout d'abord par ses paysages vallonnés, ses forêts, ses pâturages et sa densité de demeures fortifiées, châteaux et abbayes mais aussi par l'accueil et la sympathie de ses habitants.
La propriété se trouve à Grandpré, village de 557 habitants avec des commerces de proximité.

Description

A l'époque médiévale, déjà, la situation géographique du château de Grandpré constituait sûrement un avantage car il est positionné sur un éperon rocheux . En position dominante et ouvert sur l'Argonne , vers les routes de Champagne, il est un des espaces frontaliers essentiels du jeune royaume de France. Le comté , morcelé depuis les Croisades, est reconstitué peu à peu jusqu'à tomber dans les mains d'un personnage puissant, Louis de Joyeuse, chambellan à la cour de Louis XII. Partisan de la Ligue, son héritier, Claude de Joyeuse, amasse butin et fortune au 17ème siècle : il en profite pour embellir le domaine et marquer de son empreinte les édifices alentour : l'église et les bâtiments nécessaires aux habitants du comté .
Se démarquant de nombre de leurs contemporains , les Joyeuse inscrivent leur marque dans des carrières militaires (maréchaux de France et lieutenants généraux des armées du roi) et gravitent auprès de Louis XIV . C'est au cours des années 1685 que des travaux d'importance ont lieu (grands appartements, écuries...) et financés grâce aux titres et charges fièrement acquis par les Joyeuse suite aux succès militaires qu'ils connurent pendant les guerres de succession d'Espagne vers 1700. Les alliances matrimoniales avec les grandes familles de Champagne faisant le reste. Au 18ème siècle, et malgré un patrimoine foncier bien ancré, les stratégies lignagères furent trop fragiles et n'empêchèrent pas un morcellement progressif du domaine. D'ailleurs, peu avant la chute de la monarchie en 1792 le domaine est peu habité. Il est réquisitionné par le général Dumouriez, célèbre héros républicain de la Victoire de Valmy contre les Autrichiens. Il y installe son quartier général avant que celui-ci ne devienne un hôpital improvisé pour les armées révolutionnaires. Malgré un semblant de renouveau sous l'Empire et la restauration, le manque d'entretien constant provoque un départ de feu dans la salle des gardes puis la destruction du château en 1834, seul un pavillon est restauré, qui forme le château actuel.
Un remarquable ensemble de dépendances s'ordonne le long de la rue montant vers la colline.
Au centre, dans un renfoncement, un pavillon monumental donne accès à la cour des communs.
L'accès au château et son parc s'effectue ensuite en passant sous la maison de gardien par un porche en plein cintre.

Le château

Édifié sur deux niveaux sur cave, en pierre de taille locale à la belle couleur jaune-ocre dite "pierre du soleil", il est couvert par une haute toiture d'ardoise.
Le corps de logis est encadré par deux pavillons en saillie dont les lucarnes sont couronnées de frontons brisés et de boules.


Rez-de-chaussée
Le hall d'entrée est dallé de pierre à cabochons noirs, il possède des boiseries d'appui et des corniches ouvragées, il s'ouvre de tous côtés vers la salle à manger, l'office qui précède la cuisine et le grand salon. La salle à manger, où trône une cheminée en pierre monumentale, est habillée de hautes boiseries assemblées en petits panneaux carrés. Le sol, dans la continuité du hall diffère par des cabochons noirs et rouges. Le plafond est à la française. L'office dispose de hauts placards intégrés, au sol, un damier de carreaux de ciment rouge et ivoire se prolonge jusque dans la cuisine. Aménagée très simplement avec de grands placards, elle possède une porte qui s'ouvre vers le parc. Le grand salon, élégant avec sa cheminée galbée en pierre s'ouvre par deux portes-fenêtres sur une petite terrasse qui ménage une magnifique vue dominante sur la campagne. Le sol est en pierre à cabochons noirs et orangés. A sa suite, un bureau avec une cheminée en marbre noir sur un plancher en chêne posé à l'anglaise tout comme la chambre qui vient à sa suite avec comme simple décor une cheminée en marbre rose. Elle s'ouvre sur un couloir qui distribue une petite salle de bain et des toilettes avant de rejoindre l'office.
Premier étage
L'escalier en chêne prend naissance depuis le couloir en Aménagé de façon plus contemporaine, ce niveau comporte une salle de jeux de 51m2, cinq chambres de 13 à 28m2 ainsi que deux salles de douche et des toilettes. Le grenier qui le surmonte pourrait être aménagé en espace de vie supplémentaire.
Les caves
Elles sont divisées en plusieurs pièces et pourraient facilement accueillir une chaudière, le château étant dépourvu de sytème de chauffage central.

La maison des gardes

Construite en brique et pierre sous une toiture d'ardoise, elle est traversée par un porche en plein cintre. D'une surface de 143m2 elle se compose d'une cuisine équipée en chêne ouverte sur un petit salon. Un couloir étroit mène à trois chambres avec des cheminées en bois peintes. Un grenier au-dessus.
Ce logis possède un chauffage central au fuel et deux pièces à usage de débarras.

Les communs

C'est un remarquable ensemble daté de 1618 qui s'ordonne le long de la rue réalisé en brique et pierre. Dans un renfoncement, le pavillon monumental donne accès à la propriété par une arcade charretière en plein cintre encadrée par des colonnes torses placées sur des bases sculptées, enrichies de feuillages enroulés et de chapiteaux composites. A la naissance du comble à la française se détachent trois grandes bretèches couronnées d'un fronton brisé rehaussé de modillons, boules et volutes.
Les pavillons qui font saillie de part et d'autre possèdent des échauguettes carrées reposant sur de vigoureuses moulures.
Cet ensemble abrite deux appartements de 68 et 121m2 à restaurer ainsi qu'une vaste grange de 312m2.

Ce que nous en pensons

De son séjour au logis en pleine tourmente révolutionnaire, le Général Dumouriez a marqué de son empreinte ce haut lieu de l'Histoire ; arborant fièrement drapeau républicain claquant au vent des victoires contre les autrichiens et les monarchistes, le célèbre vainqueur de Valmy n'a pas manqué de comparer l'exceptionnelle situation géographique du château à la "trouée des Thermopyles", du nom de la bataille qui sauva les grecques de l'invasion perse en 480 av. J.-C.
Un tel site, exceptionnel, aux débouchées de la mystérieuse Argonne, incarne à lui seul la renommée du "châtel" dont les premières pierres furent posées au 15ème siècle.
L'élévation de la puissante "Porte de la Justice" par Louis de Joyeuse puis les vicissitudes de l'histoire du bâtiment justifient largement son classement et sa protection aux titres des Monuments Historiques.

Vente en exclusivité

640 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 525204

Surface cadastrale 6 ha 82 a 14 ca
Surface du bâtiment principal 398 m2
Nombre de chambres 7
Surface des dépendances 523 m2

Conseiller
Nord & Ouest Marne et Est de l'Aube


Florence Fornara +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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