Situation
Entouré d'un parc de 4 ha, le château est implanté à 1 km au sud de l'hyper-centre de la capitale valentinoise, à la frontière occidentale du département de la Drôme, limitrophe de l'Ardèche, dans le cœur de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
L'emplacement garantit services et commerces à proximité, parcs naturels aux abords (en premier lieu ceux du Vercors à l'est et des Monts d'Ardèche à l'ouest), enfin liaisons ferroviaires et autoroutières multiples. En TGV, Lyon se rejoint en 30 min depuis la gare de Valence TGV, Marseille en 1 h 05 et Paris en 2 h 15. Le domaine se situe à 1 km de la sortie Valence-Sud de l'autoroute A7, qui relie Paris à la Côte d'Azur, et de la voie rapide menant à l'autoroute A49, qui raccorde Valence à Grenoble et Genève.
Description
Le château
Marqué au début du 20e s. par l'arrivée de l'Art nouveau, l'architecte Pierre Blein propose au propriétaire l'édification d'un bâtiment émancipé de la symétrie traditionnelle qui avait prévalu aux époques classique et néoclassique quoique subsiste une grande régularité dans l'ordonnancement horizontal et vertical des baies. De ce fait, la porte d'entrée, ornée d'un mascaron, n'est pas centrée mais se situe dans l'axe de l'allée de platanes qui relie la demeure au portail, situé à l'entrée du domaine.La façade principale du château est orientée au sud. Les consoles qui maintiennent les balcons du premier étage, aux deux angles du corps central, sont finement sculptées. Les niveaux sont organisés en travées et séparés par des bandeaux d'étage. Ainsi singularisé par rapport aux autres parties de l'édifice, plus basses, le haut de la rotonde est décoré de sgraffitos. Les sous-faces de la toiture sont peintes en bleu et les poutrelles en marron. Les autres façades sont, quant à elles, majoritairement symétriques, plus simples en matière ornementale, et rythmées par des baies droites à encadrement mouluré, dont certaines avec impostes, ainsi que par des cordons.Le sous-sol
Avec son très vaste dégagement et ses huit caves (dont une à vin), ses sols bétonnés, ses plafonds en partie voûtés et ses fenestrons hauts, le niveau inférieur pourrait faire l'objet d'un aménagement qui profite de sa grande surface (d'environ 320 m²). Il est accessible depuis le rez-de-chaussée par l'escalier d'honneur qui dessert tous les niveaux et par un escalier en vis.
Le rez-de-chaussée
Le porche d'entrée débouche dans un vaste hall au sol recouvert d'une mosaïque. L’escalier d'honneur qui y prend naissance, bâti en pierre et longé d'une rampe en fer ouvragé, est éclairé à travers un vitrail exceptionnel réalisé par le maître-verrier Thomas de Valence, d'après l'œuvre de l'artiste Louis Ollier. Les murs sont décorés par des peintures naturalistes de Guillermain et Mangier, artistes lyonnais. Une cage d'ascenseur avait même été prévue, à gauche de l'escalier.Situées dans la partie droite du château, les salles d'apparat ont, elles aussi, été ornées par ces peintres dans des tons divers, donnant un aspect Renaissance à la bâtisse. Au sol, un parquet Versailles singularise le grand salon, dominé par des teintes rouge et jaune, ainsi que le petit salon, rose et vert, alors que les lames de bois sont posées en chevron dans la salle de billard, aux couleurs bleu et chêne clair. Chaque pièce est agrémentée d'une cheminée en marbre richement ornementée.À gauche du porche, se trouve une salle à manger au sol recouvert d'un parquet en chevron et aux murs décorés de boiseries et de peintures, avec une cheminée en bois à trumeau, entièrement sculptée et rehaussée d'une nature morte. La jouxtent une office puis une cuisine carrelée au sol comme aux murs et équipée d'un antique piano de cuisson.
Le premier étage
En haut de l'escalier d'honneur, un vaste hall mène aux chambres conçues dès l'origine pour la famille occupante. La plus grande, celle de Madame, décorée dans un style Louis XVI, avec des finitions inspirées de l'Antiquité, se situe dans la rotonde, au-dessus du grand salon. Elle a sa propre salle de bain, recouverte aux murs d'une faïence provenant de l'usine Hippolyte Boulenger de Choisy-le-Roi. Le décor représente des scènes de chasse, des flamants roses et des allégories féminines. Le sol est recouvert d'un carrelage de la manufacture de Paray-le-Monial. La chambre du maître des lieux, plus petite, est beaucoup plus simple avec son style Henri II néo-Renaissance. Elle est également accompagnée d'une salle de bain privative.Les autres pièces à coucher, d'aspect plus sobre, sont réparties de part et d'autre du hall, et assorties chacune d'une salle de bain ou de douche. Les sols des chambres sont recouverts de parquets droits à lames fines en chêne, ou à points-de-Hongrie pour celles de Madame et de Monsieur.
Le second étage
Le dernier niveau est accessible par l'escalier de service en colimaçon situé dans une tour ronde, à l'arrière du bâtiment. Il dessert les quatre chambres du personnel de maison et les cinq greniers, dont un plus vaste surmonte l'escalier et pourrait être aménagé.Le couloir qui mène à ces différents espaces conduit ensuite à une vaste rotonde avec vue panoramique sur le parc et la ville. Des baies permettent d'accéder à de petites terrasses de part et d'autre de la pièce.Les sols sont, ici aussi, recouverts de parquets à lames droites et la charpente, en bon état, apparaît uniquement dans les greniers.
La maison de gardien
Le bâtiment, comme son nom le laisse deviner, a été édifié à l'entrée du domaine pour sa bonne surveillance. Il bénéficie d'un accès indépendant et présente de sobres façades en pierres enduites sous une toiture à quatre pans de tuiles mécaniques plates. D'une superficie de près de 125 m², il est composé d'un sous-sol avec cave, d'un rez-de-chaussée avec les pièces à vivre ainsi que d'un étage avec chambres et bureau.L'ancienne centrale hydro-électrique
Construite entre 1900 et 1904 comme les autres bâtiments, l'usine, implantée à distance des habitations, s'inscrivait dans un projet novateur qui visait à fournir toute l'énergie électrique nécessaire au domaine. Elle fonctionnait grâce aux eaux de l'Épervière, qui alimentaient également des canaux et une série de bassins dans le parc paysager.La centrale est aujourd'hui inutilisable et pourrait ainsi être transformée en lieu d'habitation aussi bien qu'en locaux où organiser des réceptions ou des séminaires.Le parc, sa rivière et son pigeonnier
Le vaste parc est planté d'arbres et d'arbustes d'une grande richesse variétale, dont des tilleuls, des magnolias et d'autres essences, avec certains sujets centenaires. Son aménagement avait été confié aux paysagistes Luizet et Barret. Malheureusement, le parc n'a pas bénéficié des soins nécessaires à son plein entretien et la nature y a peu à peu repris ses droits.Une allée de platanes y a été dessinée pour mener le visiteur du portail à l'entrée du château. Deux grandes serres étaient chauffées à l'origine. Elles ont été endommagées lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale et n'ont pas été reconstruites. Des installations hydrauliques permettaient de capter les sources du parc et d'en tirer profit pour l'arrosage, notamment.Non loin des sources, à proximité de l'ancienne centrale hydro-électrique, se trouve un petit pigeonnier aux murs en pierres et en briques, avec un toit en tuiles vernissées, en pavillon et à coyaux, ainsi qu’un ancien lavoir.Ce que nous en pensons
Une fastueuse demeure construite à l'aube du 20ᵉ s. pour une famille d'industriels fortunés, entourée d'un parc de 4 ha riche en plantations et installations, au centre de la ville. Quoiqu'elle nécessite des restaurations intérieures et extérieures pour regagner tout son éclat et s'ouvrir à de nouveaux usages, la propriété, bien connue des Valentinois, qui l'ont anoblie par l'appellation "château de Valence", regorge de joyaux décoratifs et de singularités architecturales typiques de l'Art nouveau.
Si une famille pourrait à nouveau en occuper les multiples espaces, un professionnel de l'hôtellerie y trouvera matière à un projet d'envergure, d'autant qu'une étude a été réalisée pour transformer l'édifice en palace. Un permis de construire a d'ailleurs été déposé à cet effet et, puisqu'il s'agit d'un monument historique, une subvention conséquente a été obtenue par l'actuel propriétaire.
2 130 000 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 302261
| Surface cadastrale | 4 ha 31 a |
| Surface du bâtiment principal | 1485 m² |
| Nombre de chambres | 11 |
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.