Situation
Dans les monts du Forez, dans le parc naturel régional du Livradois Forez, le château médiéval domine la haute vallée du Lignon. Édifié en position stratégique sur un promontoire naturel, il témoigne de son ancienne vocation de surveillance, en surplomb d'une voie de passage séculaire reliant les provinces du Forez et d’Auvergne. À proximité immédiate, la station de Chalmazel anime les saisons : sports d’hiver lorsque les pentes se couvrent de neige, randonnées, cyclotourisme et activités de pleine nature, aux beaux jours. La commune regroupe les commerces et services essentiels, dont les professionnels de santé. Saint-Étienne est à 1 h de voiture via l'autoroute A72, Clermont-Ferrand est à 1 h 15 par l’A 89, et Lyon à 1 h 30 via l’A72 et l’A89. La gare de Montbrison connecte la station à Saint-Étienne, Clermont-Ferrand et Lyon.
Description
Sous les toitures à deux pans couvertes de tuiles canal pour le logis principal, et les toits coniques des tours rondes, les façades, en moellon de granite et enduit clair, révèlent une composition où se côtoient fenêtres à meneaux, percements plus récents et éléments de fortification. Un chemin de ronde, porté par des mâchicoulis sur consoles, court au sommet d'une partie des murs, tandis qu’une porte Renaissance témoigne des transformations apportées lorsque la place forte fut transformée en demeure seigneuriale. L’ensemble raconte ainsi, dans la pierre, plusieurs siècles d’histoire et d’adaptations successives, sans perdre la noblesse de son caractère originel.
Le château
L'accès au logis s'effectue par le côté oriental, en franchissant un pont dormant qui mène à une vaste terrasse pavée de larges dalles de granite, soutenue par un haut mur renforcé de puissants contreforts. La terrasse dessert un atelier situé à l’est, ainsi qu'une tour. L'entrée de la demeure est marquée par un portail Renaissance à bossages, accessible via un escalier de pierre. Au-dessus de la porte, subsistent les vestiges des armes des Marcilly-Talaru, bûchées à la Révolution. Un vestibule conduit à la cour du château.Le premier niveau
Une porte aménagée en contrebas de la cour, conduit au palier qui dessert une cuisine, un salon dont le parquet posé à l’anglaise dialogue avec un plafond à la française, ainsi qu'un bureau. L'ancienne cuisine du 13e s., conservée dans son volume d'origine, comporte une cheminée de pierre dont le dessin se prolonge jusque dans le profil de la porte voisine, témoignant du soin apporté à l’unité décorative de l’ensemble. Au-delà, se trouve un salon voûté à l'atmosphère plus intime. Un pièce située dans la tour sud-ouest sert d'espace de rangement. Plus loin, une porte mène à une cuisine Renaissance ainsi qu'à une pièce installée dans la tour nord-est. Une tour d'escalier assure la distribution de l'édifice.
Le second niveau
Il comprend la salle de justice, vaste salle de réception inscrite MH en 1949. Elle a conservé son plancher d’origine, posé à l’anglaise, qui dialogue avec le plafond à la française, sa cheminée monumentale de la fin du gothique, avec manteau en pierre, ainsi qu'une corniche à moulures horizontales étagées en escalier. Plus loin se trouve la chapelle : sous sa voûte d’ogives à écusson héritée du Moyen-Âge, subsistent des peintures murales de différentes époques, protégées au titre des MH. Elles représentent la vie de saint Antoine, de saint Christophe, des anges musiciens, ou encore une église. Une cheminée et un bénitier en albâtre du 13e s. occupent un angle. Des vitraux du 20e s., signés de Théodore-Gérard Hanssen, auteur des vitraux du Sacré-Cœur de Montmartre et de l’église de Chalmazel, illustrent les vertus cardinales. À côté de la chapelle, a été créée une sacristie par les sœurs de saint Joseph.
Une porte mène à une chambre décorée d’une peinture aux motifs de clé. Une autre porte, Renaissance, rejoint un palier qui dessert deux chambres à coucher, orientées au sud, parquetées à l’anglaise, avec plafonds à la française, puis deux autres pièces de nuit, orientées à l'est, dont une aménagée dans une tour. Des colonnes avec chapiteaux corinthiens ou pointes de diamant, et les blasons des Talaru et des Marcilly, sont peints sur les murs. Chaque chambre est associée à une salle de bain privative.
Le troisième niveau
Il comprend deux chambres à coucher en enfilade, une salle de bain avec toilettes, un espace musée, puis la galerie Renaissance qui conduit à trois autres pièces de nuit, dont une avec décors en céramique, empruntés au château de la Batie d’Urfé, réalisés au 20e s., associée à une salle de bain et des toilettes privatives. Une chambre, un palier et une chambre supplémentaire située dans la tour, complètent l'étage.
Un escalier à balustre, situé à l'ouest du château, permet d’accéder à une partie du troisième niveau non aménagée : un vaste espace composé de deux grandes pièces, d’un couloir et de deux tours, qui prend place au-dessus de la salle de justice.
Le quatrième niveau
Il se compose de greniers et d'une partie des chemins de ronde sur les ailes situées au nord, à l'est et à l'ouest.
La cave
Accessible depuis la cour, attenante à un souterrain, elle constitue un discret témoignage de l'histoire défensive des lieux et permettait jadis de rejoindre la rivière voisine afin de s'approvisionner en eau en cas de siège.La cour
Elle est bordée d’une galerie Renaissance sculptée. Parmi les figures allégoriques représentées : une Vanité tenant dans sa main un crane, met en évidence la fragilité de la vie ; à sa droite, le Dieu Mercure. Au deuxième niveau, un portrait d’homme de la Renaissance regarde en direction du blason des Marcilly-Talaru, il rappelle le mariage de Béatrix de Marcilly avec Mathieu de Talaru en 1364, union qui fit entrer le domaine dans la maison des Talaru. Dans la cour, se trouve une fontaine antiquisante, composée d’un fronton triangulaire reposant sur deux pilastres cannelés. Une devise en latin du roi Henri II y est gravée : « donec totum impleat orbem », ce qui signifie "jusqu’à ce qu’elle remplisse le monde entier".Le jardin
Aménagé en terrasse, situé en contrebas du château, il est accessible depuis une tour carrée élevée au 19e s., qui s'appuie sur les anciennes fortifications.Le parking
Situé à l'arrière du château, il permet de stationner une vingtaine de véhicules environ.Un peu d'histoire
Rares sont les châteaux dont les origines sont aussi précisément documentées. Le 4 septembre 1231, Guy IV, comte de Forez, autorisa Armand de Marcilly à édifier cette forteresse. La propriété demeure entre les mains de la même lignée pendant six siècles. Lorsque la branche masculine des Marcilly s’éteint, Béatrix de Marcilly transmet le château à la famille des Talaru, à l’occasion de son mariage avec Mathieu de Talaru, en 1364. En 1850, le dernier représentant de la famille lègue le domaine en ruine aux religieuses de Saint Joseph, à la condition qu’elles y aménagent des lits destinés à l'hébergement des nécessiteux des communes du canton.Ce que nous en pensons
Un véritable morceau d'histoire et de patrimoine, avec des bâtiments au passé singulier, tour à tour château fort puis résidence seigneuriale. Un site exceptionnel et emblématique de la chronologie locale forézienne, préservé des outrages du temps et valorisé par son environnement, qui achève d'en faire un petit monde clos et complet. Un fief de caractère, d'envergure et à fort potentiel, qui peut se prêter à un projet familial ou professionnel et pourquoi pas aux deux conjugués. La localisation de la propriété, proche des commerces, commodités et services, avec autoroutes et gares à proximité, constitue un atout supplémentaire pour ses futurs occupants et leurs hôtes.
980 000 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 616727
| Surface du bâtiment principal | 1000 m² |
| Surface des dépendances | 50 m² |
| Surface cadastrale | 7300 m² |
| Dont parc | 3900 m² |
| Surface totale intérieure | 760 m² |
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.