Dans les Vosges, à Liffol-le-Grand
une villa des années 20 et son jardin paysager
Liffol-le-Grand, VOSGES lorraine 88350 FR

Situation

Aux confins du Grand Est et aux portes de l'Ouest vosgien, le paysage, doucement ondulé par la vallée de la Saônelle, alterne entre la densité silencieuse des grandes forêts de hêtres et la clarté des terres agricoles.
Ce territoire tire cependant sa véritable noblesse de la main de l’homme. Depuis des siècles, les forêts environnantes ont donné naissance à un savoir-faire unique au monde : la haute-facture de sièges. Des humbles rouets du temps de Jeanne d'Arc aux carcasses de chaises Louis XIII, la région est devenue le secret le mieux gardé des grands éditeurs et des maisons de haute couture parisiennes.

Description

La propriété, entièrement close de murs en pierre sèche, se situe à proximité immédiate du centre du bourg. Elle est accessible par un portail électrique situé à proximité de la demeure. À l’arrière, le jardin s’étire le long de la rue, dont la présence se devine à peine, tant les murs et une végétation généreuse en préservent l’intimité.

La villa

Le corps principal, de plan rectangulaire, est couvert d’une toiture à quatre pans en tuiles mécaniques.
La façade enduite est rythmée par des baies en double vitrage en bois surmontées de linteaux cintrés.
À l’étage supérieur, un avant-corps en pignon vient rompre la ligne de la toiture. Il est précédé d’un large auvent à charpente apparente, dont les pièces de bois forment un décor particulièrement caractéristique, tandis que de petits panneaux décoratifs vernissés complètent la composition.
Sur le côté, une terrasse en surplomb, bordée d’un garde-corps en bois, prolonge les pièces de l’étage.

Le rez-de-chaussée
Quelques marches conduisent à la porte d’entrée en chêne, en partie vitrée et protégée d’une ferronnerie, surmontée d’une imposte vitrée. Elle ouvre sur un couloir dont le sol est revêtu de carreaux de ciment et les murs habillés de boiseries d’appui. Celui-ci distribue un double salon, un bureau dont le sol est couvert de carreaux de ciment, une salle à manger parquetée de chêne , une cuisine et des toilettes. Un dégagement conduit également à une entrée de service aménagée sur le pignon.
La cuisine, moderniste, est demeurée dans son état d’origine. Rare témoignage d’un aménagement domestique des années 1960 conservé dans une telle cohérence, il forme un véritable ensemble architectural, pensé jusque dans ses moindres détails.
Les façades en bois aux veinages réguliers se déploient en retour sur les murs, tandis que les bancs intégrés, conçus dans le prolongement du mobilier, témoignent d’une conception particulièrement aboutie de la cuisine comme lieu de vie et de convivialité. La porte capitonnée, détail aussi singulier qu'élégant, participe pleinement à l'identité de la pièce.
Le sol à motif géométrique, parfaitement accordé aux lignes du mobilier, apporte à l'ensemble une dimension graphique caractéristique des années 1960.
Le salon double s’organise autour d’une cheminée en briques peintes, dont le manteau et le trumeau s’inscrivent dans un décor richement mouluré. Une large ouverture, soulignée d’un encadrement travaillé, assure la continuité entre les deux espaces, tandis qu’au fond, l’avancée vitrée aménagée dans le pignon prolonge la pièce et accentue encore son caractère lumineux. Le parquet en chêne, les encadrements moulurés, les corniches et les rosaces de plafond ont été conservés.

Le premier étage
L'escalier en chêne qui prend naissance depuis le couloir du rez-de-chaussée débouche sur un palier qui distribue quatre chambres, une salle de bain et des toilettes. Entièrement parqueté de chêne, l'une des chambres possède une cheminée en marbre blanc et un accès à la terrasse.
La salle de bains présente un aménagement caractéristique d’une maison bourgeoise, avec un carrelage mural en petits carreaux noirs, prolongé par un sol en mosaïque ponctué de petits carreaux turquoise.
Elle conserve une baignoire encastrée dans un habillage carrelé, ainsi que deux lavabos sur pied en céramique turquoise, disposés face à un large miroir. Une niche abrite la douche tandis qu’une fenêtre à deux ouvrants apporte la lumière naturelle à la pièce.

Les combles
Ils représentent environ 100m2 supplémentaires qui pourraient être aménagés.

Le sous-sol
D'une surface d'environ 100m2, il comprend un garage, une cave à vin, un atelier, une chaufferie avec une chaudière au fuel.

Le jardin

Le jardin ne se distingue pas tant par la présence de végétaux exceptionnels que par la diversité et la complémentarité de ses plantations. Tilleuls, arbre à miel, charme-houblon, poivrier, magnolia et autres essences arborées structurent les différents espaces, tandis que des mixed-borders d’inspiration anglaise réunissent phlox, valériane, sédums et autres vivaces. Des couvre-sols tels que le lierre, la pervenche et l’ail des ours contribuent à limiter l’entretien, tandis que rosiers, seringats, lilas et autres arbustes à floraison étagée ponctuent le jardin au fil des saisons.
Une allée gravillonnée serpente à travers la propriété et dessert les différents espaces. À l’ombre des arbres, un banc en pierre d’inspiration Art nouveau constitue une halte discrète. Près de la maison, une fontaine en pierre attend simplement la remise en fonction de son mécanisme.
Initialement conçu dans un esprit plus classique, le jardin a progressivement évolué vers une composition plus souple, laissant davantage de place au vivant et aux saisons. Les plantations, aujourd’hui bien établies, composent un ensemble à la fois libre et structuré, où les volumes et les floraisons se renouvellent au fil de l’année.
Les différents espaces, tantôt ouverts, tantôt plus intimes, sont reliés par les cheminements et ménagent des vues successives sur le jardin et la maison. L’ensemble privilégie une gestion relativement simple, fondée sur des plantations bien installées et des couvre-sols qui permettent de limiter les interventions, sans renoncer à la diversité végétale.

Ce que nous en pensons

Liffol-le-Grand ne se résume pas à l'élégance de ses forêts et à la poésie de ses ateliers, c'est un bourg particulièrement autonome qui permet une qualité de vie pour qui cherche à s'y installer. Loin d'être un village-dortoir, la commune propose toutes les structures nécessaires au confort quotidien et conserve un tissu commercial dynamique et de proximité, la commune est desservie par des bus vers la Gare de Neufchâteau à dix minutes.
Quant à la villa, elle constitue un précieux témoin de l’architecture intérieure des Trente Glorieuses. Conservés avec une remarquable intégrité, sans avoir été remplacés ni banalisés par des aménagements contemporains, ses matériaux, équipements et décors composent aujourd’hui un ensemble particulièrement cohérent, rare témoignage des usages et du goût de cette période.

Vente en exclusivité

360 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 179694

Surface du bâtiment principal 200 m²
Surface cadastrale 2380 m²

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Guillaume du Fontbaré +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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