Dans un village normand entouré de forêts, à moins de 2 h de Paris,
une maison de maître du 19e s., sa maison d'amis et son parc paysager de 6000 m²
Bernay, EURE haute-normandie 27300 FR

Situation

La propriété est implantée à la lisière d'un village de l'Eure, au sein du pays d'Ouche, entre bois et bocage. Tous les commerces et services de proximité, sont facilement accessibles à pied. Le bourg est bordé par la forêt de Conches, l'une des plus vastes de Normandie, connue pour ses majestueuses hêtraies, sa faune abondante et ses sentiers de randonnée. À la croisée de Conches-en-Ouche, Verneuil-sur-Avre et Bernay, son emplacement permet de profiter tant des plaisirs simples de la campagne que des attraits de ces trois petites cités de caractère. Elles concentrent de multiples activités économiques et culturelles et se distinguent par la qualité de leur patrimoine bâti. La côte normande est accessible en un peu plus d'1 h. Paris se rejoint en moins de 2 h par la route ou en 1 h 30 par le train, au départ des gares de Conches-en-Ouche, Évreux ou Verneuil-sur-Avre.

Description

En retrait de la rue, un portail plein en ferronnerie, encadré de deux piliers en brique, ouvre sur la propriété. Entièrement préservée des regards grâce à des haies, des arbres de haute tige et, par endroits, des murs en bauge, elle déploie son parc richement arboré et paysager autour de deux bâtiments principaux.
Depuis l'entrée, deux larges allées gravillonnées contournent une vaste roseraie avant de se rejoindre au pied de l'escalier en pierre qui conduit au perron de la maison de maître. Édifiée en 1875, celle-ci occupe le centre de la propriété. De plan presque carré, élevée de quatre niveaux, dont un de soubassement et un sous combles, elle développe plus de 270 m² habitables. Elle présente toutes les caractéristiques de l'architecture bourgeoise de la fin du 19e s. Les façades, en moellons enduits, sont rythmées par des chaînages d'angle, bandeaux, encadrements de baies et corniches en brique. Le niveau de soubassement est percé de deux baies. Le rez-de-chaussée est animé par une porte d'entrée surmontée d'une marquise, encadrée de deux grandes baies en arc surbaissé munies de contrevents. Trois fenêtres de même ordonnance éclairent l'étage noble, tandis que trois lucarnes à fronton cintré émergent de la toiture à la Mansart en ardoise et sommée de deux épis de faîtage et quatre chapeaux de cheminée.
À une vingtaine de mètres, implantée en retour d'équerre et orientée au sud, une maison d'amis de près de 120 m² fait face à la demeure principale. Construite vraisemblablement au début du 19e s., en brique sous toiture en ardoise, elle est édifiée sur deux niveaux et prolongée par plusieurs dépendances, qui abritent notamment une buanderie, des espaces de rangement et un garage.
Côté est, une vaste terrasse en bois prolonge la maison principale et conduit à une piscine couverte, discrètement implantée au sein du jardin. Le parc, largement engazonné, est ponctué de grands sujets d'essences variées, de massifs fleuris et d'une importante roseraie qui soulignent les perspectives entre les deux bâtiments et confèrent à l'ensemble le caractère d'une élégante propriété de villégiature.

La maison de maître

La bâtisse a conservé la distribution caractéristique des demeures bourgeoises de la fin du 19e s. Les pièces de réception prennent place au rez-de-chaussée surélevé, tandis que l'ancien niveau de service abrite une cuisine et une salle à manger. Les deux niveaux supérieurs sont consacrés aux espaces de nuit. Cheminées, boiseries, moulures, corniches et parquets témoignent du soin apporté à la conservation des dispositions d'origine. Chaque niveau occupe une surface d'environ 70 m².

Le rez-de-chaussée
Depuis le perron, auquel conduit un escalier en pierre d'une dizaine de marches bordé de rampes en fer forgé, une haute porte à deux vantaux, ornée de vitraux protégés par une ferronnerie ouvragée, mène à une vaste entrée. Le sol est revêtu de carreaux de ciment d'origine, tandis que les murs, peints d'un bleu soutenu, mettent en valeur les volumes. La pièce est encadrée, d'un côté, par un vestiaire et, de l'autre, par deux départs d'escalier : le principal dessert les étages supérieurs ; un second, plus discret, conduit au niveau de soubassement. Entre les deux, une porte dérobée, intégrée aux boiseries, dissimule des toilettes.
Dans l'axe de l'entrée, de hautes portes en bois ouvrent sur un double salon traversant. Le premier, plus intime, est rythmé de lambris d'appui à grands panneaux moulurés, peints dans un gris bleuté. La pièce a conservé son poêle en faïence émaillée d'origine, orné de médaillons et coiffé d'un plateau en marbre Rouge Royal. Une très large porte à deux vantaux la relie au grand salon, aux murs blancs, largement éclairé par des baies à l'est et au sud. Les deux pièces partagent un parquet à points-de-Hongrie, tandis que les plafonds, hauts de plus de 3 m, sont ornés de moulures et de corniches.

Le niveau de soubassement
Quelques marches conduisent à une pièce de plus de 40 m² qui réunit la cuisine et la salle à manger. Installée dans l'ancien niveau de service, conformément à la distribution des maisons bourgeoises de l'époque, elle est ouverte sur le jardin par plusieurs baies percées sur ses différentes façades. Un escalier extérieur permet également d'y accéder directement depuis le jardin. Les plafonds, aux poutres apparentes peintes en blanc, répondent au sol parqueté en bois blond. Entièrement équipée, la cuisine est aménagée avec des meubles en chêne massif peints en noir, avec des poignées en cuivre et des plans de travail en granite du Zimbabwe. Isolées de la pièce principale, une buanderie et une chaufferie sont desservies par un dégagement.

Le premier étage
L'escalier d'origine, en bois et ferronnerie, mène à un palier où deux baies donnent sur le jardin, à l'ouest. Il distribue deux chambres, une salle de bains avec toilettes, orientées à l'est, ainsi qu'une garde-robe. L'une des chambres jouxte une salle de douche privative avec toilettes. Les sols sont parquetés de chêne en pose droite ou à l'anglaise. Les plafonds, hauts de près de 3 m, sont ornés de moulures et de corniches, tandis que les murs, peints dans des tonalités qui répondent à celles des pièces de réception du rez-de-chaussée, sont souvent doublés de hauts placards intégrés. Les deux chambres ainsi que la garde-robe conservent chacune une cheminée parisienne en marbre, noir ou rose.

Le second étage
Le palier, identique à celui du premier étage, distribue deux chambres placées sous les combles. La première, traversante, s'étend sou un plafond cathédrale qui laisse apparaître la charpente. Elle est associée à une vaste salle de bains ouverte et des toilettes séparées. La seconde chambre sert actuellement de bureau. Les murs sont peints d'une teinte bronze. La pièce voisine une salle de douche attenante et des toilettes séparées. L'ensemble de l'étage est parqueté de chêne.

La maison d'amis

Élevée de deux niveaux, elle développe une surface habitable d'environ 120 m². Entièrement indépendante, elle comprend au rez-de-jardin des pièces de vie, organisées autour d'un salon et d'une cuisine ouverte, tandis que l'étage, sous combles, est réservé aux espaces de nuit. Le logement compte aussi plusieurs pièces de service.

Le rez-de-jardin
Depuis une terrasse pavée, une porte d'entrée contemporaine mène à un salon, orienté au sud, est aujourd'hui aménagé en salle de sport. Le sol est carrelé, les murs sont peints en blanc et un poêle à bois cylindrique en acier noir prend place sur un côté. La pièce se prolonge par une cuisine ouverte équipée. Un vestibule, accessible depuis celle-ci, distribue une salle de douche et une buanderie, situées dans la dépendance attenante. Un escalier en bois à quart tournant conduit à l'étage. À l'opposé de la cuisine, une porte ouvre sur un espace qui peut servir de bureau ou d'entrée. Une porte vitrée permet d'accéder directement à la terrasse. Un second escalier, en bois peint en blanc, dessert également l'étage.

L'étage
Accessible par deux escaliers, il s'étend sous les combles et comprend une pièce palière, trois chambres ainsi qu'une salle de bains avec douche et toilettes. Les sols sont recouverts de sisal, les murs sont peints en blanc et les plafonds cathédrale laissent apparaître certains éléments de la charpente.

Les dépendances et la piscine

Plusieurs bâtiments prolongent la maison d'amis. En partie accessibles depuis celle-ci, ils développent une surface d'environ 60 m² et comprennent une buanderie, un abri de jardin, un atelier ainsi que différents espaces de rangement.
Dans la continuité de la terrasse en bois qui borde la maison de maître à l'est, une piscine est abritée sous une structure en bois et polycarbonate. Elle est associée à une douche extérieure.

Le clos paysager et arboré

À l'abri des regards, le parc est entièrement clos de haies et en partie de murs de bauge, sur lesquels est palissée une vigne ancienne. Elle est accompagnée de pommiers, pruniers, cerisiers, actinidias, framboisiers, groseilliers, fraisiers, mûriers, rhubarbes, le tout en un généreux verger. De nombreux arbres de haute tige, multicentenaires pour certains, d'une quinzaine d'essences différentes, ainsi que de multiples massifs fleuris et aromatiques complètent le jardin nourricier. Ils sont plantés sur des surfaces engazonnées, entrecoupées d'allées gravillonnées. Une roseraie de plus de soixante sujets, ponctuée de buis, forme une rose des vents, devant la façade principale.
Un puits est accessible aux abords de la façade nord de la maison de maître.

Ce que nous en pensons

Rien, depuis la rue, ne laisse imaginer ce qui se découvre derrière le portail. Que faut-il admirer le plus ? Un modèle d’architecture bourgeoise de la fin du 19e s. ou bien le bon goût de ceux qui ont pris en main ses destinées et délicatement réussi à emmener cet univers provincial paisible dans la modernité ? Le dialogue de pierre entre la maison de maître et la maison d’amis ou le jardin foisonnant, où les oiseaux animent mille tableaux végétaux ? Depuis les étages, les points de vue varient sur la majestueuse roseraie en forme de rose des vents. Le symbole fait surgir de nouvelles questions. Faut-il partir à l’aventure, vers la forêt proche, la côte normande, la capitale ? Ou bien s’ancrer ici et y goûter longtemps et intensément à tous les plaisirs des heures ordinaires : lire, écrire, cuisiner, rêver, se baigner, aimer, festoyer ? Il est facile de trancher.

Vente en exclusivité

698 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 947056

Surface du bâtiment principal 282 m²
Surface des dépendances 176 m²
dont aménagées 122 m²
Surface cadastrale 5830 m²
Dont parc 5830 m²

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Valérie Rossellini +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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