Situation
Les premières traces du village où se trouve le bien sont gallo-romaines et de nombreux vestiges l'attestent encore. Situé aux confins de la Haute-Marne, des Vosges et de la Haute-Saône, il s’inscrit dans un paysage vallonné et boisé préservé à divers égards, avec de nombreux pâturages, cours d’eau et sources thermales.
Le petit bourg, installé entre les multiples boucles de la Saône naissante, compte un peu plus de 900 âmes et dispose de tous les commerces et services de la vie quotidienne.
Les gares de Contrexéville et Vittel sont respectivement à 21 et 28 km, Épinal est à 50 km et l’autoroute A31 se rejoint en 25 min. Les aéroports internationaux de Metz-Nancy et de Bâle-Mulhouse sont à 125 km environ.
Description
Édifié en 1809, le corps de logis, de plan rectangulaire, est élevé de quatre niveaux bâtis en moellons et pierres de taille. Sa façade remarquable et authentique domine la rue de son perron de grès, à double rampe en fer forgé. Les baies, réparties symétriquement, ont conservé leurs menuiseries d’origine pour la plupart. La toiture en croupe, percée de trois lucarnes, est en tuiles mécaniques plates. Les deux sonnettes qui encadrent la double porte à imposte vitrée et ouvragée indiquent son ancienne vocation, partagée entre habitation et exploitation commerciale. Les soubassements présentent trois accès de plain-pied aux caves de la demeure et un à une charretterie, dont la voûte en plein cintre arbore fièrement encore son inscription « bureau » en lettres capitales.
La façade sud, rythmée à l’identique, est parée d’une vigne et longée d’une terrasse à balustrade en fer forgé qui domine le jardin, clos de murs sur les côtés et bordé par la Saône sur toute sa longueur sans vis-à-vis, mais avec vue sur le paysage au loin.
Le bâtiment est prolongé par plusieurs dépendances couvertes de tuiles, comprenant un atelier, un garage ainsi qu’un ancien logement de service, un bûcher, une écurie et les vestiges d'un four à pain.
La demeure
Le premier niveau
Accessible depuis le perron, la porte à deux battants, qui a conservé toutes ses ferrures d’origine, ouvre sur un large vestibule. Traversant la bâtisse jusqu’au jardin, ce dernier met au passage en scène deux escaliers en pierre à balustres en fer forgé symétriques, qui s'élancent vers le premier étage.
À gauche, une première porte accède à une cuisine au dallage d’origine. Elle possède une pierre à eau, des placards de boiseries sur tout un pan de mur ainsi qu'une imposante cheminée en pierre. Elle communique avec une salle à manger tournée vers le jardin, où un parquet en point de Hongrie et des boiseries murales, qui intègrent une cheminée en marbre et une horloge, distillent l’ambiance surannée des maisons de famille. Une arrière-cuisine parquetée abrite un escalier de service qui mène à l'étage. Côté jardin, une pièce particulièrement lumineuse, avec parquet et cheminée en pierre, donne en retour sur une salle de bain avec des toilettes installées sous l’escalier de service.
À droite du vestibule, une première porte ouvre sur un office parqueté. Il comporte une pierre à eau surmontée de faïences murales bleu et blanc, une imposante cheminée en pierre ainsi qu’un pan de mur en boiseries peintes formant placards. Il distribue successivement un escalier de service, une bibliothèque et un salon. Ce dernier, aux caractéristiques proches de la salle à manger, donne accès à la terrasse via une porte-fenêtre flanquée de deux encoignures. À sa droite se trouve une bibliothèque, également parquetée. Autrefois bureau voué à l’activité professionnelle, celle-ci en a gardé la configuration. Ouverte sur la charretterie, qu’elle surplombe de son balcon en fer forgé, elle dispose d'un accès indépendant au rez-de-jardin par un escalier en bois en bel état de conservation.
Le deuxième niveau
Un palier dallé de pierre, avec vue sur le jardin, distribue harmonieusement de part et d’autre trois chambres. Chacune d'elles possède, outre un parquet droit en chêne à lames larges, un décor propre, formé de boiseries d’ornement, de placards, d'une cheminée ou d'une niche pour le poêle, ou encore d'une alcôve. Aux extrémités de l’étage sont installés une salle de bain et des toilettes accessibles des deux côtés ainsi que deux débarras et leurs escaliers de service respectifs, qui mènent aux greniers.
Un petit salon lumineux au-dessus de l’entrée fait le lien entre les deux parties.
Les combles
En bel état, ils présentent des planchers à lames larges et sont éclairés par de nombreuses baies avec vue sur le jardin, qui les rendent très lumineux et propices à de nouvelles interprétations. L’un d’eux est encore occupé par une chambre de bonne et des installations à usage domestique.
Les caves
Au nombre de cinq, elles sont accessibles soit par une trappe à l’arrière du vestibule, soit de plain-pied par la rue. Les fondations et diverses ouvertures témoignent d’une origine beaucoup plus ancienne. En outre, un système ingénieux les alimente en eau de source.
Les dépendances
Construites dans le prolongement de la demeure en moellons enduits et couvertes de tuiles, elles sont de taille importante. La première, haute de deux niveaux, abrite le garage, d'environ 30 m², l’écurie, d'environ 60 m², tous deux pavés, ainsi qu’une pièce anciennement à usage d’habitation comme l'attestent une cheminée et son poêle du 19ᵉ s. L’étage, au sol en plancher, fait montre d’un volume remarquable correspondant à celui de l’atelier d’artiste qu’il abritait dernièrement.À la suite de cette première dépendance, se trouvent le bûcher puis le four à pain, dont seules des traces subsistent.
Le jardin
Situé au sud, l’accès au jardin, en contrebas de la terrasse, se fait par deux escaliers en pierre. Avec son bassin rond et central, en grès, où poussent les nénuphars, son kiosque aux airs romantiques, en bord de Saône, ainsi que ses vestiges d’ornements en pierre formant chambres de verdure, il regorge d'attraits qui incitent au repos. Les rosiers grimpants, vignes et arbustes florifères y sont nombreux et variés. La vue au-delà de la rive, qui démultiplie la sensation d’espace, dévoile un paysage naturel parsemé de quelques lointaines habitations.Ce que nous en pensons
Rares aujourd’hui sont les biens qui ont résisté à l’épreuve du temps et aux caprices des générations successives. Celui-ci a gardé quasiment intacte sa configuration d’origine, dévolue à l’habitation et au commerce de divins breuvages. Les traces de son passé y sont touchantes de véracité et ses volumes généreux restent à taille humaine.
Pour les porteurs de projets ambitieux, il est possible d’acquérir le chai voisin, haut de deux niveaux, d'environ 440 m², contenant encore ses différentes cuves d’origine et autres tonneaux. De même pour un second bâtiment de deux niveaux, d’environ 330 m², dont l'étage aux allures de loft, particulièrement lumineux, abritait un atelier d'artiste avec un petit jardin attenant.
Un ensemble pittoresque aux matériaux vernaculaires, tourné vers la nature et à l’écart du tumulte.
Référence 504211
| Surface cadastrale | 1146 m² |
| Surface du bâtiment principal | 450 m² |
| Nombre de chambres | 8 |
| Surface des dépendances | 268 m² |
| Nombre de lots | 1 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.