Au pied du Luberon, à Ménerbes, l'un des «Plus Beaux Villages de France»,
une maison rurale entièrement restaurée dans un clos de 2 ha
Ménerbes, VAUCLUSE paca 84560 FR

Situation

Le parc naturel régional du Luberon, espace préservé s'il en est, s'étend sur 185 000 ha répartis entre 77 communes, situées principalement dans le Vaucluse et secondairement dans les Alpes-de-Haute-Provence. La montagne dominante en est le massif du Luberon, qui s'étire sur 75 km, de Cavaillon à Forcalquier, et culmine à 1 125 m au Mourre Nègre.
La propriété est située sur une hauteur, au milieu des chênes verts, entre deux des villages du parc du Luberon classés « Plus Beaux Villages de France », où plusieurs artistes célèbres ont séjourné – dont Picasso, Maar, Vasarely et de Staël. Elle est accessible par un chemin en surplomb de la vallée.
À 5 min du village de Ménerbes, 30 min du centre d’Apt, 1 h des gares d’Avignon TGV et d’Aix TGV, ainsi que de l’aéroport de Marseille Marignane.

Description

Le chemin qui conduit à la propriété aboutit au sud à un portail discret pour devenir vaste voie d’accès à la maison, une ancienne bergerie totalement réhabilitée et agrandie. Le sentiment d’être dans un ermitage saisit, alors que le site est à proximité de tout.
Entre chênes verts et blancs, la bergerie, véritable thébaïde émergée de la verdure, se découvre au détour d’une des deux « bories » de la propriété. Ces cabanes en pierre sèche à voûte d'encorbellement sur plan circulaire, caractéristiques de l’habitat rural du Luberon, ont remarquablement résisté au temps. Datant du 18e s., la première borie, non restaurée, se détache le long du chemin d’accès à la maison. La seconde, plus grande et rénovée avec soin, est devenue partie intégrante de la maison.
Les murs extérieurs de la bâtisse, façonnés dans un appareil de pierres jointoyées en provenance des carrières de Ménerbes, contrastent avec celui, en pierre sèche, qui a été utilisé pour les bories et les murets. Les baies sont de formes et de formats très divers, droites ou cintrées, à disposition asymétrique ; et les toitures en tuile canal à un ou deux pans.
Au levant, dans le prolongement d’une terrasse en calade, une piscine assure la jonction entre ces deux types d’architectures rustiques régionales. La borie qui la longe abrite le local technique de la piscine et lui prête sa silhouette de hutte minérale à ouverture unique. À partir de la terrasse, offerte à longueur d’années, une vue sur le village perché de Ménerbes a été dégagée à la faveur d’une trouée de verdure.
Au couchant, le muret en pierre sèche qui ceint la propriété et la sépare d’un chemin communal à usage restreint présente lui aussi des particularités locales ; s'en détache notamment un couronnement de lauzes en épi, ou « opus spicatum », un mode d’édification propre au sud de la France par lequel les lauzes sont posées sur chant, à l’oblique sur le mur, à la façon d’une rangée de livres sur une étagère.

La maison

Tournée vers le levant et élevée de deux niveaux, elle est prolongée d’une extension qui épouse la forme de la seconde borie et qui porte la surface d'habitation à environ 190 m². Après le passage à proximité d'un rucher, l'accès s'opère en traversant une terrasse créée autour d’un vénérable olivier et de sa suite de buis nains taillés.
Une dépendance accessible par un escalier extérieur, à usage de studio, rappelle les « cayrous » ou les « casettes », issus de l'épierrage des champs et parsemés, ici et là, au fil des siècles, sur les monts du Luberon.
Quand il ne s’agit pas des bories, les murs extérieurs sont en opus incertum jointoyés avec un liant clair. La couverture a été récemment refaite sur le modèle des toitures anciennes en tuile canal.


Le rez-de-chaussée
À gauche de l’entrée en forme de galerie traversante, se trouvent une cuisine équipée, une arrière-cuisine, une buanderie et une salle à manger avec cheminée. À droite, une chambre à coucher, une salle de douche et des toilettes.
Perpendiculaires à la galerie, en enfilade avec la salle à manger, enfin, un salon de télévision et un salon voûté à usage de bibliothèque. Ce dernier prend place dans la borie qui, restaurée, a été coupée verticalement et refermée par une verrière au levant.
Les diverses baies, élargies ou transformées pour y insérer des huisseries contemporaines, ouvrent sur la garrigue ou sur la piscine. Les sols jouent la diversité : dalles de travertin, parefeuilles, tomettes. Les murs sont recouverts d’un enduit lisse à la chaux. La poutraison est de même chaulée, sinon sablée ou teintée aux pigments naturels.
Le premier étage
Édifié contre un mur du salon de télévision, un escalier au dessin graphique en béton ciré blanc mène, en deux étapes palières, à l’unique étage de la maison.
La première étape dessert une chambre à coucher et sa salle d’eau, mansardées l'une et l'autre. La seconde étape palière aboutit, après quelques marches à angle droit de la première volée, à une deuxième chambre, avec salle de bains mansardée à baignoire contemporaine et douche à l’italienne. Presque partout, de grands lés de papiers peints panoramiques ou à motifs végétaux ornent les murs ; au sol, des parquets à lames larges font contraster entre elles les couleurs des revêtements et des huisseries. Et au plafond des pièces mansardées, les poutres apparentes sont couvertes de blanc.
Enfin, à partir du jardin, accessible au débouché de quelques vénérables marches en pierre, une petite chambre qui pourrait devenir celle d’un(e) adolescent(e) ou le bureau de charme secret d’un(e) écrivain(e).

Le jardin et le terrain

Un jardin clos d'environ 1,3 ha entoure la bergerie, pensé pour cultiver l’ombre et conserver la fraîcheur au cœur de la touffeur estivale. Les essences qui le constituent sont endémiques et donc peu gourmandes en eau. En majorité, il s‘agit de chênes verts, d'oliviers, de cyprès de Florence, de buis taillés ou à l’état sauvage, de lavandes, de pittosporum et de ciste, cet arbrisseau méditerranéen à fleurs blanches dont les pousses fournissent une résine aromatique tant appréciée des parfumeurs.
Dissocié du clos, un terrain d'environ 7 800 m² a été acquis principalement dans le but de dégager à travers les arbres des vues qui sont autant de plongées du regard dans le village de Ménerbes au lointain. Avec le jardin, il porte la superficie extérieure à plus de 2,1 ha.

Ce que nous en pensons

Une perle rare en Luberon. Non tant par l’importance du foncier bâti que par sa situation préservée au sein du massif. La région, jadis très sauvage, s'est peuplée au fil des décennies, par endroits jusqu'à l'excès. Pouvoir s’isoler dans une nature intacte, se promener à souhait dans la garrigue alentour, tout en résidant à quelques kilomètres des villages les plus appréciés, apparaît désormais comme un privilège.
Dans toute la maison prévaut la même qualité de dialogue imaginatif et harmonieux entre lignes, volumes, matériaux et objets. Pareille demeure, confortable, réhabilitée avec goût et sobriété, environnée par ce que la nature provençale a de meilleur, apparaît comme idéale pour une vie retirée à l’abri du monde, dans un contraste presque natif entre le vert et la pierre.

1 690 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 128132

Surface cadastrale 2 ha 11 a 88 ca
Surface du bâtiment principal 189 m2
Nombre de chambres 5



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Conseiller
Monts du Vaucluse & Luberon Ouest

Clément Rixte +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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