Dans la Dombes, à 60 km de Lyon, dans un village,
une demeure du 18e s. partiellement inscrite MH, ses dépendances et son parc de 1 ha
Bourg-en-Bresse, AIN rhones-alpes 01000 FR

Situation

En région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de l'Ain, aux confins de la Dombes et de la Bresse, dans un pays de bocage, d'étangs et de maisons à galeries de bois. Le village, dont les origines remontent au Moyen Âge, doit son nom à un chapitre de chanoines qui y installa sa résidence canoniale, un passé dont la place centrale porte encore le souvenir. La propriété est établie dans un emplacement central et calme du bourg, à portée de marche des commerces. Lyon est à 45 min en voiture ; les villes de Bourg-en-Bresse et Mâcon, toutes deux situées à environ 20 min de route, rassemblent l'ensemble des services et commodités nécessaires au quotidien. Depuis Bourg-en-Bresse, le TGV rallie Paris en 1 h 50. L'accès aux autoroutes A40 et A6 s'effectue en une quinzaine de minutes.

Description

La propriété est établie dans un terrain de près de 8 850 m². Elle est accessible à l'avant depuis la place de l'église, à la manière des grandes demeures canoniales qui se voulaient à la fois présentes et représentatives dans l'espace villageois. À l'arrière, une vaste cour gravillonnée, ordonnée autour d'un parterre central engazonné et fleuri, dessert la façade côté parc et permet le stationnement des véhicules. Au-delà, s'étend le parc d'environ 1 ha, dont la composition associe, au plus près du logis, une allée gravillonnée rythmée d'un parterre géométrique avec pièce d'eau centrale, puis, plus loin, une futaie de grands arbres aux essences variées, dont certains de belle venue, qui ferment la perspective. Le parc est clos. Sur son flanc droit, la maison annexe, dont les murs sont recouverts de vigne vierge, est entourée de buis taillés. L'édifice principal, construit au 18e s., est élevé de trois niveaux sur un sous-sol total. Il est bâti suivant un plan rectangulaire allongé. Ses murs sont enduits d'un crépi ocre clair. Les encadrements des baies sont en pierre de taille calcaire. La façade sur parc, développe sept travées régulières. Le rez-de-chaussée est percé de larges baies à doubles vantaux, certaines en plein cintre, équipées de contrevents peints en blanc. L'entrée, soulignée par quelques marches en pierre, est marquée en son axe central par un balconnet en fer forgé qui la surplombe. Les fenêtres à petits bois du premier étage, également munies de volets, s'inscrivent dans la continuité des baies inférieures. La toiture, à forte pente et à deux pans, est couverte de tuiles plates de teinte sombre. Elle est percée d'une rangée régulière de lucarnes à fronton, à petits bois. Plusieurs souches de cheminées en pierre émergent de la couverture. À l'une des extrémités du bâtiment, une tour coiffée d'un toit en poivrière d'ardoise singularise la silhouette de l'édifice. Deux façades, un salon du rez-de-chaussée, ainsi que l'escalier en bois, sont inscrits au titre des MH.

Niveau de service

Il est accessible via une porte en bois massif à deux vantaux, dont la ferronnerie est d'origine, encadrée d'une arche en plein cintre et surmontée d'une imposte en éventail à petits bois. Le sol de l'entrée est carrelé de tomettes anciennes à motifs géométriques et fleurs de lys. Les murs sont habillés d'un papier peint à motifs sur lambris bas. Un dégagement distribue les pièces de service situées en partie nord du bâtiment : deux cuisines et une buanderie accessible depuis la cour. Une salle de bain et deux toilettes complètent le niveau.

Le rez-de-chaussée
Les murs du salon inscrit MH sont habillés de boiseries à panneaux moulurés, peintes sur toute leur hauteur. Un trumeau à décor doré rocaille surmonte une cheminée en marbre rouge sculpté. Le sol est en parquet ancien à point de Hongrie. Le second salon arbore une cheminée en fonte noire avec carrelage de faïence verte à fleurs de lys, surmontée d'un trumeau doré. Le sol de la salle à manger est en parquet à chevrons et les murs sont encadrés d'une corniche moulurée en plâtre. Des baies à petits bois communiquent avec le parc. La pièce, desservie par une double porte à panneaux, est équipée d'un radiateur en fonte ancienne à décor feuillagé. L'escalier, également inscrit MH, prend naissance dans le couloir de service. Il est en bois massif, à marches larges et limon plein. Un bureau et un vestibule, ainsi qu'une salle de douche, complètent le niveau.

Le premier étage

Desservi par l'escalier d'honneur en pierre depuis le vestibule, et par l'escalier en bois inscrit au titre des MH depuis le couloir de service, il développe une surface habitable de quelque 175 m². Un long palier distribue sept chambres à coucher, dont les surfaces s'échelonnent entre 13 m² pour la plus modeste, et 29 m² pour la plus vaste. Plusieurs d'entre elles ont conservé des éléments de décor d'origine - cheminées en marbre, trumeaux dorés, papiers peints, parquets à larges lames - et bénéficient d'une vue sur le parc, via des doubles vantaux à petits bois. La salle de bain est carrelée de mosaïques hexagonales et conserve une armoire encastrée à pan coupé. Deux pièces munies de lavabo et des sanitaires, complètent le niveau.

Le second étage

Accessible par un escalier secondaire depuis le premier étage, il développe environ 240 m² de superficie, distribués par un long couloir enduit à la chaux. Il comprend six espaces, dont les surfaces varient de 17 m² à 32 m². Des lucarnes à fronton pointu, d'où la vue porte sur le parc et le bourg, apportent la lumière naturelle. Le grenier de la tour révèle une charpente ancienne apparente et des murs en pisé et galets, dans leur état originel. L'ensemble du niveau est à rénover et ne dispose pas de système de chauffage ; il n'est pas considéré comme habitable mais constitue une importante surface à aménager.

Le sous-sol

Accessible depuis le rez-de-chaussée, il se compose de dix caves d'une surface totale d'environ 230 m², distribuées par deux dégagements et communicant par des arcades en brique en plein cintre. Les murs sont en pierre et galets liés à la chaux. Parmi les éléments notables, figure une ancienne cuisine de service avec four à pain en brique, ainsi qu'une pièce qui a conservé un décor stuqué à coquille, vestige d'un usage plus représentatif. La chaufferie contient la chaudière gaz. La surface, la hauteur sous plafond et la qualité de la construction des pièces, sont les témoignages de l'importance accordée à la gestion domestique dans grande maison canoniale.

Les annexes et dépendances

La maison annexe, implantée en limite de parc, élevée de deux niveaux, est accessible depuis la cour gravillonnée. Sa façade enduite est en partie habillée de vigne vierge. Elle comprend, au rez-de-chaussée, une salle de séjour parquetée en point de Hongrie, équipée d'une cheminée en marbre, une cuisine, des toilettes et deux garages attenants à portes en bois. Le premier étage dessert quatre chambres à coucher, une salle de bain et un grenier. Un appentis ouvert à structure bois, adossé au mur de clôture, fait office d'abri à bois et de remise. Un chalet de jardin en bois, avec fenêtre à petits bois et toiture végétalisée, est implanté en limite de propriété.

Un peu d'histoire

Construite dans la Bresse Dombes, la demeure s’inscrit dans une histoire millénaire, intimement liée au Chapitre du bourg, dont l’origine remonte à un prieuré féminin attesté dès 1009, dépendant de l’abbaye de Saint-Claude. Centre à la fois spirituel et seigneurial, il structura durablement le village, jusqu’à lui donner son nom. Transformé en 1755, par bulle pontificale et lettres royales, en chapitre de chanoinesses séculières, il vit s’élever autour de l’église des maisons canoniques, dont l’actuel château de Chevigney, édifié vers 1730. Résidence de la chanoinesse prieure, il constitua le centre de la vie du chapitre, jusqu’à la Révolution. Depuis 1795, après le mariage de la dernière prieure, la propriété est demeurée dans la même lignée, dont les actuels occupants sont les héritiers.

Ce que nous en pensons

Au-delà de sa qualité patrimoniale, la demeure se caractérise par l'harmonie de ses proportions, la noblesse de ses volumes et l’émotion singulière qu’elle dégage. Elle a conservé l’âme des grandes maisons canoniales, avec des pièces de réception lumineuses, des parquets anciens, des cheminées, des boiseries et une circulation fluide qui donne à l’ensemble une remarquable tenue. Le rez-de-chaussée et le premier étage proposent un confort déjà très abouti, tandis que le second étage, à rénover, laisse entrevoir de belles possibilités de mise en valeur, dans le respect de son caractère historique. Les sous-sols, les dépendances et le parc, complètent un ensemble rare, établi dans un village chargé d’histoire, à la fois discret et central, où se perpétue un véritable art de vivre.

925 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 565975

Surface cadastrale 8850 m²
Surface du bâtiment principal 520 m²
Nombre de chambres 12
Surface des dépendances 593 m²
dont aménagées 120 m²

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Souad Philippon +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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