À Villeneuve-lès-Avignon, en pleine campagne, une maison de maître d'époque Directoire
à réveiller en totalité, avec orangerie, piscine et jardin
Avignon, GARD languedoc-roussillon 84000 FR

Situation

Dans l'est du Gard et la plaine de Villeneuve-lès-Avignon, avec en ligne de mire le fort Saint-André sur les hauteurs, l'emplacement allie les atouts de la proximité urbaine et d'une implantation en pleine campagne au calme absolu. Le bourg, qui a gagné la réputation d'être la banlieue résidentielle huppée d'Avignon, avec notamment son célèbre marché aux puces du samedi, est suffisamment proche pour pouvoir s'y rendre à pied et profiter des nombreux avantages commerciaux et culturels qu'il offre, sans même besoin de se rendre en ville.
À 20 min de la gare Avignon TGV, 90 min des aéroports internationaux et nationaux de Marseille, de Nîmes et de Montpellier, bénéficiant du riche réseau de transports en commun à la fois de la communauté de communes du Grand Avignon et de la région Occitanie.

Description

Élevée de deux étages sur rez-de-jardin, orientée au levant et légèrement en surplomb de la plaine, la demeure est caractéristique des maisons de maître érigées par la riche bourgeoisie de l'immédiate post-Révolution française. Régnant autrefois sur un vaste domaine largement morcelé depuis lors par le jeu des successions, elle a conservé sa majestueuse allée d'accès montante à deux rangées de sycomores, qu'elle partage aujourd'hui avec sa maison de gardien mitoyenne, située au couchant et exclue de la vente. Toutes les caractéristiques architecturales de l'époque de construction sont intactes. Les larges baies, au nombre de six par étages en façade et de deux sur les pignons (avec fenêtres à double vitrage), sont munies de contrevents à double paroi ou de persiennes en bois peint. Les façades, en pierre de taille, sont recouvertes d'un enduit beige dans la grande tradition des maisons bourgeoises, les pierres apparentes étant réservées aux mas ruraux. L'avant-toit et son élégante corniche sculptée supportent une couverture en tuiles romaines traditionnelles.Un peu plus de 1 100 m² de parc ont été conservés autour du bâtiment, dans un domaine originellement beaucoup plus vaste et dont le restant subsiste, entre d'autres mains, principalement à usage de prairies à pacages et de bosquets, qui amplifient l'indéniable sentiment de campagne aux portes du bourg.Le jardin, clos et très protégé, est accessible par une haute grille en fer forgé d'époque romantique, que soutiennent deux pilastres en pierre surmontés d'urnes sculptées, de la même période ; véritable tapis de verdure devant la maison, il assure sa jonction avec une piscine ancienne et fonctionnelle, de quelque 15 m², et l'orangerie, aux baies vitrées d'origine. Un perron de quelques marches rehausse l'accès au vestibule du rez-de-jardin surélevé. Il accède à une douzaine de pièces, dont deux vastes salles de séjour ou de réception, quatre chambres et trois salles de bain ou de douche.Un garage indépendant de 50 m² pour deux voitures a été aménagé sous le jardin en rattrapage de la légère pente de l'allée d'accès.L'ensemble du bâtiment, très sain, pourrait faire l'économie d'une restauration extérieure quoiqu'il serait aussi possible de restituer à cette façade tout son lustre d'antan. L'orangerie, elle, peut difficilement faire l'économie de quelques travaux.

La maison de maître

Habitée simultanément pendant quelques décennies par plusieurs membres d'une même famille, elle a été partagée au fil du temps en plusieurs appartements chacun avec ses propres commodités.Sans être monumentale, la volée qui dessert les étages et succède au vestibule se montre majestueuse et possède la particularité d'être éclairée à chaque niveau par une série d'admirables vitraux d'artistes des années 1970 en décalage avec l'architecture du 19ᵉ s. Si les volumes des pièces ont été peu ou prou conservés, de rares éléments architecturaux d'origine y sont encore visibles, une partie de la demeure ayant fait l'objet de réaménagements dans les années 1960. L'aspect intérieur est donc assez disparate, ce qui ajoute à son caractère et permet toutes sortes d'aménagements, y compris ultra-contemporains, sur une base ancienne.

Le rez-de-jardin
En tout point conforme au plan classique des maisons de son temps, qui visait à protéger l'intimité des habitants, le vestibule et son sas ne commandent aucun autre espace que la cage d'escalier et sa volée en pierre avec rampe en fer forgé et bois. C'est au pied de cette volée que s'ouvrent les accès vers les autres pièces du premier niveau : à droite, une vaste salle de séjour orientée au sud et à l'est ; à gauche, une salle à manger, une cuisine et une arrière-cuisine, tournés vers l'est et donnant dans le jardin.Les murs nord ne sont percés d'aucune baie, à l'exclusion de celles à vitraux épais d'artistes aux motifs abstraits, issus d'une commande passée dans les années 1960.La hauteur sous plafond n'a pas été abaissée. Certains sols ont conservé leurs tomettes d'origine.

Le premier étage
Le plan reconduit en tous points celui du rez-de-jardin à un ou deux détails de pièces près. Ainsi s'y trouvent, à droite du palier, un vaste volume à usage de salle de réception, ou de grande chambre puis, desservis à droite par un couloir commun, un boudoir, une chambre et sa salle de bain, une autre chambre, de grande taille et formant studio, ainsi que deux dégagements transformés en cuisine d'étage. Aménagement et décoration de années 1960 et 1970 y sont encore présents.

Le second étage
Même plan reconduit autour du palier pour le dernier niveau, qui totalise six chambres, plus ou moins grandes, deux salles de bain ou de douche, un dégagement et des placards faisant office de lingeries mais faciles à affecter, au besoin, à d'autres usages, ainsi que des toilettes, le tout relié par un très long couloir indépendant. Peu d'éléments d'origine ont été conservés à cet étage.

L'orangerie

Sa façade sud est entièrement percée de hautes baies vitrées qui en constituent le seul élément architectural, de façon à faire profiter les plantes au maximum du soleil de l'après-midi, surtout en hiver. La façade nord, aveugle comme il se doit, est entièrement en pierre de taille des carrières locales. Son importante hauteur sous plafond a été calculée de telle manière que les plus grands sujets (souvent des palmiers) puissent y séjourner en pots. Elle permettait aussi d'obtenir une régulation thermique optimale. Aujourd'hui à usage purement ornemental, elle servait jusqu'à il y a peu d'espace de réception été comme hiver, ses quelque 80 m² permettant d'y recevoir de nombreux invités. Une vocation qu'elle ne demande qu'à retrouver. Le petit bassin de nage en carreaux de céramique blancs la jouxte aimablement.

Le jardin

Aménagé en rattrapage de pente, en deux restanques reliées par quelques marches en pierre, il s'étend sur quelque 1 100 m² essentiellement à l'avant de la maison et devant l'orangerie, située à l'équerre. Clos de haies et de murs sur toute sa superficie, il isole la propriété du voisinage. Presque partout enherbé, il est planté de façon éparse, puis plus densément dans ses bordures, d'arbres et d'arbustes d'essences diverses telles arbre de Judée, olivier, cyprès, laurier-sauce et laurier-rose. Certaines de ces plantes comme une glycine ont gagné la façade de l'orangerie tandis que d'autres dont des iris forment çà et là de petits massifs. La restanque supérieure est occupée devant la maison par quelques bancs et une petite terrasse tous en pierre, à l'abri d'un vénérable châtaignier, puis par le bassin de nage, bâti à droite de l'orangerie et entouré de plages également dallées de pierres.

Ce que nous en pensons

Une demeure aux attraits indéniablement désuets, ancrée dans une campagne paisible d'un autre âge et qui pourrait être habitée telle quelle. Pour qui ne serait pas sensible à ses charmes d'un autre temps, une restauration partielle ou totale s'imposerait.
Les volumes généreux et l'emplacement de la maison, ses traits d'époque et ses singularités anachroniques, son orangerie au fond du jardin et l'extraordinaire espace de réception qu'elle offre se prêtent sans difficultés à toutes sortes d'aménagement, jusqu'aux plus contemporains.
La séparation en appartements indépendants à usage d'hôtel de caractère ou de résidence constitue une possibilité, mais d'aucuns peuvent se prendre à rêver également d'une famille qui investirait les lieux pour leur redonner la vie et les rires qu'ils méritent.

840 000 € Honoraires de négociation inclus
800 000 € Honoraires exclus
Forfait de 40 000 € TTC à la charge de l'acquéreur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 463998

Surface cadastrale 1464 m²
Surface du bâtiment principal 354 m²
Nombre de chambres 4
Surface des dépendances 80 m²

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Francis Rousseau +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.