A Bar-le-Duc, à mi-chemin entre Paris et Strasbourg,
l'emblématique manoir Dyckhoff
Bar-le-Duc, MEUSE lorraine 55000 FR

Situation

En Lorraine champenoise, Bar-le-Duc s’étend dans la vallée de l’Ornain et sur les premiers reliefs du Barrois, dont elle fut la capitale historique. À l’écart des grandes métropoles françaises, elle se trouve pourtant au cœur d’un espace européen, à proximité de la Belgique, du Luxembourg et de l’Allemagne. La gare Meuse TGV, reliée à Bar-le-Duc par une navette, permet de rejoindre Paris-Est et Strasbourg en moins d'une heure.
Ville d’Art et d’Histoire, riche d’un remarquable patrimoine Renaissance, Bar-le-Duc conjugue au quotidien les agréments d’une petite ville vivante : commerces, restaurants, théâtre et vie culturelle, équipements sportifs et nombreuses possibilités de promenades dans les forêts et paysages environnants. Le golf de Combles-en-Barrois, parcours de 18 trous, se trouve à quelques minutes seulement.

Description

La propriété se découvre derrière un portail qui ménage, depuis la rue, une entrée discrète vers un vaste jardin d'un peu moins de 4000m2, clos de murs et arboré. Construit en 1886 pour Frédéric Dyckhoff par son beau-père, l’architecte Charles Demoget, le manoir s’élève en retrait, au milieu du jardin.
Elevé sur trois niveaux sur caves sous une couverture d'ardoise, le manoir présente des façades en pierre de Savonnières.
La façade principale est animée par un décor sculpté particulièrement riche. Les hautes baies à petits carreaux sont encadrées de moulures et surmontées de frises ajourées de rinceaux et de motifs végétaux. Sous l’une d’elles, un registre sculpté associe une roue dentée, pince et marteau, entourée de feuillages et de volutes, à une frise de petits motifs floraux, évoquant le monde industriel.
L’entrée, précédée d’un escalier en pierre est protégée par une longue marquise métallique qui court sur toute la façade, aujourd’hui très altérée et partiellement vitrée. La porte à deux vantaux, ornée de ferronneries, est surmontée d’une imposte décorative. Le soubassement conserve une porte de service en bois.
À gauche, la façade porte encore les traces dans la maçonnerie, d'un balcon filant disparu.
Adossée à l’élévation principale, une tourelle d'escalier est coiffée d’un toit d’ardoise à forte pente, dont la partie haute se distingue par des baies cintrées garnies de vitraux. Les ouvertures, soigneusement encadrées de pierre moulurée, sont accompagnées de corniches et de bandeaux qui rythment les différents niveaux.
Le jardin ménage un véritable espace d’intimité et développe une végétation devenue aujourd’hui particulièrement généreuse parmi lesquels subsistent notamment un ginkgo biloba, un hêtre pourpre, un tilleul et un noyer.
Propriété emblématique tant par son architecture que par son importance pour l'histoire industrielle locale, elle incarne la réussite de la famille Dyckhoff, majeure dans l'histoire de la région. C'est à Bar-le-Duc que Rudolf Diesel et Frédéric Dyckhoff, ingénieur et industriel proche du milieu de Gustave Eiffel ont conçu le tout premier moteur diesel fonctionnel en juillet 1894.

Le manoir

Edifié dans un langage architectural où la rigueur de la pierre de taille se conjugue à un décor particulièrement foisonnant, ses quelque 380 m² conservent de nombreux éléments d’origine : boiseries, menuiseries, décors sculptés, ferronneries, escaliers et autres détails qui témoignent encore du raffinement apporté à sa construction. Inhabité depuis de nombreuses années, le manoir nécessite une restauration intérieure complète. Celle-ci pourra toutefois être menée de manière relativement simple, les décors et nombreux éléments d’origine étant encore préservés et offrant une base remarquable pour restituer l’esprit de la demeure. La toiture a par ailleurs été refaite à neuf en ardoise de qualité, assurant désormais la protection de l’édifice.

Le rez-de-chaussée
Le hall d’entrée, revêtu de carreaux de ciment, conserve un placard formant vestiaire et des boiseries d’appui. Il communique avec un hall central, également traité de carreaux de ciment, séparé de la cage d’escalier par une double porte vitrée. Celui-ci dessert également l’escalier de cave et les toilettes, et ouvre sur le salon ainsi que sur la cuisine.
La cuisine a conservé sa pierre à eau, ses carreaux de ciment et sa hotte d’origine, encadrée de deux placards, auxquels s’ajoutent de grands rangements intégrés. Elle se poursuit par l'office, agrémenté de remarquables placards de boiserie, qui précède la salle à manger. Elle communique avec le jardin d'hiver. Très altéré mais encore sauvable, celui-ci conserve ses carreaux de ciment ainsi que quelques vitraux, témoins précieux de son décor d'origine.
Le salon qui vient à la suite de la salle à manger présente une cheminée en marbre rouge, des boiseries d’appui garnies de cadres intégrant du tissu tendu et tout comme la salle à manger, un parquet en point de Hongrie.
Enfin, un salon de musique, à la droite du hall d'entrée présente une cheminée en marbre rose, un parquet à panneaux et d’anciennes soieries murales à décors géométriques.
Toutes les baies sont équipées de fenêtres à châssis superposés formant une double épaisseur protectrice et arborent leurs crémones d'origine.

Le premier étage
L'escalier en chêne à balustres en fer forgé débouche sur un palier avec des toilettes, qui, tout comme au rez-de-chaussée, est isolé par une porte vitrée. Il se poursuit par un couloir quI distribue trois chambres, deux salles de bain, un bureau, deux anti-chambres, une salle d'eau et une garde-robe. Ce niveau conserve des boiseries d'appuis et des cheminées en marbre mais surtout un vestige singulier, dans une salle de bain, un socle en bois tapissé de zinc surmonté d’un caillebotis pouvant probablement accueillir une ancienne baignoire.

Le second étage
Ce niveau, inhabitable en l'état, comprend quatre chambres, un grenier et un accès à une partie des combles sous toiture.

Les caves
Accessibles depuis l'extérieur par une porte en bois située sur la façade principale ou par l'intérieur sous l'escalier, elle sont divisées en six pièces dont la cave à vin et l'ancienne chaufferie.

Maison de gardien

Placée à l'angle de la propriété, immédiatement à la droite du portail, sa surface au sol est d'environ 47m2.
Aujourd’hui à l’état de ruine et privée de sa couverture, elle conserve néanmoins d’intéressants vestiges de son état originel. Construite avec le même soin et dans des matériaux d’une qualité comparable à ceux employés pour la demeure principale, elle témoigne de l’attention portée à l’ensemble du domaine. Si le temps en a largement effacé les élévations, la disposition originelle du rez-de-chaussée demeure encore lisible, permettant d’en restituer l’organisation première.
Elle est complétée par un ancien chenil.

Ce que nous en pensons

Le rideau végétal qui dissimule la façade principale ne saurait masquer les délicats atours du versant opposé, figé dans une beauté singulière, mais un tel abandon n'a rien d'irréversible, et tout ce que ce touchant monument a d'historique ne demande qu'à revivre.
Si une restauration d’ampleur reste encore à entreprendre, une première étape essentielle vient d’être franchie : la toiture a été entièrement refaite par l’entreprise Lebras, connue notamment pour être intervenue sur la restauration de Notre-Dame de Paris. Le bâtiment est ainsi désormais mis à l’abri, laissant à son futur propriétaire le soin de poursuivre, avec le temps et l’attention nécessaires, la renaissance de ses espaces intérieurs.
Un lieu à la fois apaisant et mystérieux qui ne laissera aucun visiteur indifférent.

Vente en exclusivité

520 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 430490

Surface du bâtiment principal 380 m²
Surface des dépendances 47 m²
Surface cadastrale 3962 m²

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Guillaume du Fontbaré +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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