Dans le piémont cévenol, un ancien domaine agricole de 7 ha,
avec mas du 17e s, maison de maître, communs et chai du 19e s.
Quissac, GARD languedoc-roussillon 30260 FR

Situation

Bien que son piémont ait été le cœur de la sériciculture des Cévennes au 18ᵉ s. – un musée en témoigne encore à Quissac dans le Gard –, il a également connu une activité viticole importante sur ses coteaux les mieux orientés.
Aujourd’hui la région s’est reconvertie avec bonheur dans le tourisme vert, forte d'un patrimoine naturel remarquable, composé de quatre zones classées : les collines marneuses du Banassou, le barrage de la Rouvière, les plaines de Pompignan et du Vidourle, la vallée du Vidourle de Sauve aux étangs.
Toute proche de la propriété, la petite ville de Quissac, située à 35 km de Nîmes et 45 km de Montpellier, est reliée à leurs centres et leurs gares TGV par des bus réguliers. Dans le bourg même sont facilement accessibles une clinique, des centres médicaux, des écoles et tous les commerces de proximité.

Description

À peu de distance de Quissac, le domaine de 7 ha s’étend au levant et au couchant, de part et d’autre de quatre bâtiments groupés en un hameau privé : un chai, une vaste ferme dite « le grand mas », un pigeonnier et la demeure vigneronne.
L’accès à la propriété s’opère par la route qui dessert l’ancienne cour agricole. La maison de maître, qui se rejoint à travers la campagne, est située à l’opposé de cette départementale, face aux vignes et aux bois.
Témoignant fortement, par l'articulation de ses éléments, d’une activité viticole passée, la propriété a visiblement connu plusieurs destinées. Une activité de sériciculture artisanale a pu précéder la viticulture, avant que des démembrements fonciers n’y mettent un frein. Et d'autres usages leur ont fait suite – ainsi l’ancien chai a-t-il été transformé aujourd’hui en ateliers et salles de réception.
Sur les contreforts des Cévennes, l’édification des bâtiments, souvent austères, obéit aux seules lois que le labeur et l’habitat rural ont pu dicter au fil du temps. Les époques de construction différent d'un élément à l'autre et oscillent essentiellement entre le début et la fin du 19ᵉ s., des interventions architecturales ayant en sus visé à unifier l’ensemble aux 20ᵉ et 21ᵉ s.
La maison de maître, bâtie à la fin du 19ᵉ s., a adopté assez curieusement le modèle des magnaneries locales, sobres et largement ouvertes au sud. Le chai, de même époque, a été réaménagé après un effondrement de la toiture de la partie centrale. Le « grand mas », qui fut sans doute un logis rural avec ses quelques salles basses voûtées, fournit un évident exemple de construction réalisée sur des vestiges antérieurs, sans doute de la fin du 17ᵉ s. ou du début du 18ᵉ s.
Le pigeonnier, en briquettes rouges, édifié sur le toit de dépendances à usage de logis, date quant à lui du début du 20ᵉ s. et agrège autour de lui une série de petites maisons mitoyennes qui servent actuellement d'habitations locatives.
L’ensemble, dont l'attrait opère d’autant plus que l’environnement naturel a été préservé de divers dommages, offre un témoignage intéressant du quotidien de la viticulture cévenole. Sa réhabilitation contemporaine, non achevée par endroits, l'a gratifié d'une homogénéité certaine.

La maison de maître


Orientée sud-nord, la demeure, dont l’importante longueur est rompue par deux légers retraits des ailes sur sa façade orientale uniquement, a été construite à la fin du 19ᵉ s. Elle est élevée de deux étages sur rez-de-jardin au nord et d’un seul au sud, ce qui trahit un rattrapage du niveau sous combles. Elle occupe une superficie de près de 740 m². Contrairement à ceux des autres bâtiments de la propriété, les murs extérieurs du logis sont couverts d'un enduit blanc qui atteste sa noblesse, une maison de maître n’exposant jamais un appareil de pierres apparentes. L’étage de combles ouvre au nord par une série de fenêtres à l'allure trompeuse de chiens-assis alors qu’au sud, une seule lucarne, jacobine et en avancée de toiture, trône en façade. Le toit, en tuiles mécaniques plates de couleur brique, donne à la demeure un aspect industriel recherché par l’architecte qui l’a réhabilitée, en harmonie avec les grandes baies vitrées à encadrement métallique qui ont remplacé les anciennes fenêtres.

Le contraste est saisissant avec l’intérieur, qui conserve le caractère suranné des demeures familiales séculaires. Ses cheminées en marbre et ses stucs moulurés dans les salons, ses murs chaulés de teintes pastels, ses papiers peints, ses carreaux de ciment, ses parquets de chêne et son granito terrazzo, plus provençal que cévenol dans les chambres, ramènent le visiteur au siècle dernier. Au sud, une vaste terrasse surélevée sur une structure arcaturée à usage de bûcher domine le vignoble. Une piscine extérieure, de 8 x 4 m, borde la maison au sud-ouest.
Le rez-de-jardin
Un double escalier extérieur sur la façade nord permet un accès d’autant plus noble à la maison qu’il aboutit sur un porche couvert encadré d’un parement de pierre taillée à motif stylisé. Au porche succède un vestibule commandant un corridor qui dessert, au nord, deux chambres et une cuisine. Ouvrant sur la façade sud, se succèdent trois salons à usage de salle de séjour et de bibliothèque, deux salles de bains et deux toilettes. L’escalier, en ciment peint et ciré, qui mène aux étages est lui-même accessible par ce corridor central, à droite du vestibule. Toutes les fenêtres de ce niveau sont armées de contrevents en bois.

Le premier étage
La façade dispose de sept baies au nord et de neuf au sud, toutes à disposition régulière. La cage d’escalier, fermée à chaque étage par une porte vitrée, donne accès au deuxième niveau à un corridor jumeau de celui du rez-de-jardin. Il dessert, de part et d'autre, cinq chambres et un boudoir ponctué aux extrémités par deux salles de bain, des toilettes, et une seconde cuisine exactement au-dessus de celle du rez-de-jardin.

Cheminées de pierre ou de marbre et parquets à point de Hongrie donnent aux chambres une allure indéniablement proustienne.

Le second étage
Desservi par le même escalier que l'étage inférieur, il est pour l’instant composé de volumes sous combles au sol parqueté à lames fines et à usage de rangement. Il reste à aménager.

La ferme dite « le grand mas »


Élevée d’un étage sur rez-de-jardin, elle présente un grand intérêt architectural en ce qu’elle constitue sans doute le bâtiment le plus ancien du hameau. À l’extérieur, elle présente le même appareil régulier de pierres apparentes que le chai. Elle est assortie d’une petite aile en retour d’équerre d’ajout tardif, formant une petite cour.
À l’intérieur, les modénatures révèlent les époques de construction, certains éléments datant de la Renaissance, d'autres du 17ᵉ s. Les salles basses du rez-de-jardin alternent, avec une variété inusitée, des voûtes en tunnel et d'autres en « bonnet d’évêque », tantôt recouvertes d’enduit tantôt laissées dans le simple appareil apparent des blocs de pierres cévenoles. À noter la présence d’un coussiège, banc médiéval ménagé dans l'embrasure d'une fenêtre par un ressaut de la baie. Les sols en béton ciré noir ou en ciment, qui alternent avec des parefeuilles anciens, rehaussent l’aspect rustique des pièces d’une touche contemporaine. Une vaste salle de réception, une piscine intérieure de 7 x 4 m, une bibliothèque, deux pièces voûtées dont une avec cheminée et une cuisine attenante occupent ce vaisseau de pierres peu commun.

Le chai


D’une ampleur caractéristique des grands chais viticoles du 19ᵉ s. avec ses quelque 970 m², il a bénéficié d’une réhabilitation ultra-contemporaine. Non encore achevée, elle a été conçue dans l'ambition de le transformer en plusieurs ateliers disposés de part et d’autre d’un jardin central et d’un bassin semi-couvert. L'aménagement du bâtiment a été décidé suite à l’effondrement de la partie centrale de son toit.

Le verre et le métal rehaussent une construction d’origine très rustique, qui présente un appareil régulier de pierres locales soigneusement jointées sous une toiture en tuiles mécaniques. De grandes baies vitrées à châssis métallique recréent des façades latérales à l’intérieur même de ce qui fut un espace de stockage. Le sol en « calade », qui alterne avec de grandes surfaces de béton ciré, laisse entrevoir pour cet espace un avenir en prise avec son époque. Enfin, un portail en acier « corten » mat ouvre directement sur le jardin privé du chai.

Les dépendances et le pigeonnier


Les anciens « communs » destinés à loger la domesticité ou les ouvriers saisonniers ont été construits à la fin du 19ᵉ s. dans le même appareil que le reste des dépendances. Au 20ᵉ s., ils ont été surélevés d’un étage, surmonté d'une toiture à un pan de tuiles canal et d’une structure en brique qui forme une petite tour carrée à usage de pigeonnier.

Encadrant le corps central, quelques extensions mitoyennes de petite superficie ont pu être des écuries adossées à des clapiers désaffectés. Aujourd’hui rendues confortables, elles ont été aménagées à usage d‘habitations locatives et sont occupées comme telles.

Le domaine


Étendu sur 7 ha, il se divise aujourd’hui en 2 ha de forêts, 1,5 ha de vergers et 1 ha de vignes, sachant que celles-ci couvraient autrefois une superficie plus importante. En outre, les vestiges d’un petit potager en croix sont encore visibles en contrebas du pigeonnier.

Légèrement vallonné, l’ensemble du domaine offre des points de vue bucoliques sur les environs, au doux relief coloré, et des panoramas spectaculaires sur une partie peu connue des Cévennes.

Ce que nous en pensons

Parce qu’il est situé en zone touristique protégée, un important travail d’aménagement de l'ensemble bâti est mené dans la propriété depuis quelques années. Voilà qui accroît ses chances de s’ouvrir à un nouveau type d’activités en adéquation avec la fréquentation actuelle des Cévennes, tournée vers le tourisme vert. La propriété requiert désormais un projet précis et un nouveau maître d’œuvre aussi exigeant que le précédent pour achever les travaux commencés. Tirer un parti optimum de l’étonnante architecture vernaculaire des bâtiments et conserver à un ensemble hors du temps la part si déterminante de ses racines régionales, tel est son défi à venir. Pour amateurs d’aventures cévenoles et de vert horizon.

Vente en exclusivité

2 677 500 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 722503

Surface cadastrale 6 ha 99 a 37 ca
Surface du bâtiment principal 738 m²
Nombre de chambres +20
Surface des dépendances 2214 m²

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

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Nîmes et sa première couronne

Thierry Arlabosse +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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