À 25 min d'Avignon, sur l'île de l'Oiselay,
la maison du batelier, son domaine de 9 ha, sa piscine et son tennis
Avignon, VAUCLUSE paca 84000 FR

Situation

Proche voisine de Châteauneuf-du-Pape, celle qui s'est d'abord appelée "Île de l’Osier" puis "Oseraie" montre bien vite son utilité pour les cultures et la vannerie. S'étendant sur une superficie de 450 ha, c'est un bras du Rhône qui, dès 1612, sépare l'île de l'Oiselay, propriété du royaume de France, de Sorgues (20 000 habitants), alors territoire papal.
Le nom même de ce dernier signe la prééminence de l'eau sur le territoire : de nombreuses "Sorgues" sillonnent les terres vauclusiennes et rejoignent le Rhône en les façonnant.
En 1912, Picasso y loue la villa des Clochettes, Braque, la villa Bel-Air, et c’est ici qu'ils font l'expérience déterminante de leurs premières œuvres en papiers collés.
Ce sauvage îlot, à la faune et à la flore préservées, n'est qu'à 25 min de la ville d'Avignon, 30 min de sa gare TGV et 50 min de l'aéroport international de Marseille-Provence.

Description

C’est par un chemin privé goudronné à la lisière d’une clairière que se découvrent la maison du batelier, nommée "la traille de l’Oiselay", et son parc entretenu avec soin. Des allées de gravillons roulés ceignent la maison, dessinant de larges aires ombragées de platanes taillés en plateau. L'une, au nord, sert au stationnement, l'autre de terrasse d'agrément, où trônent acacias et frênes anciens.
Datant de la fin du 19ᵉ s. et d’orientation sud, le corps principal du bâtiment est de plan rectangulaire. Son toit, en tuiles romaines, comporte deux versants : sud et nord. Au levant, lui est contigu un bâtiment de plan presque carré, qui serait l’ancienne soue. Plus élevée que celle de la construction principale, sa toiture à un pan verse du côté est.
Dans les années 1970, le corps principal s’est vu doublé, au nord, d’une aile de plain-pied au toit à une seule pente. Quant à la soue, devenue cuisine, elle a été adjointe au nord d'une arrière-cuisine en 2018.
Depuis lors, la surface habitable totale représente près de 250 m². Le rez-chaussée rassemble, outre les pièces déjà citées, un hall, une salle à manger, un salon, une salle de billard, deux chambres, une salle de bain et un atelier, tandis que les cinq autres chambres occupent avec une salle de bain et des toilettes l'unique étage de l'habitation.
Revêtue d’un enduit récent au ton ocre clair, la façade sud est soulignée, de part et d’autre, par un chaînage d’angle en pierres calcaires. Une génoise à deux rangs de tuiles ferme l’avant-toit. L'élévation méridionale est percée selon un ordonnancement presque symétrique d’une série de sept baies, avec portes-fenêtres et fenêtres, au rez-de-chaussée et de sept fenêtres à l’étage, à la différence de la façade nord, qui n'en compte que quatre, de taille plus réduite. Les menuiseries sont en bois et à simple vitrage.

La traille de l'Oiselay

Historiquement, le batelier ou passeur manœuvrait le bac à traille qui reliait les deux rives, permettant le passage des personnes vers un petit monde insulaire, agricole et retiré. La traille (chaîne tendue entre deux piliers) lui permettait de contrer le courant tout en maintenant sa direction.
Depuis le 17ᵉ s., plusieurs générations se sont succédé, œuvrant salutairement à préserver les hommes de l'engloutissement par les eaux du fleuve, un peu à l'image d'un garde-barrière.
En 1926, le pont des Arméniers dépouilla notre batelier de son travail journalier. Sa maison, transformée, depuis, en villégiature de goût provençal, est parvenue jusqu'à aujourd'hui et offre la mémoire de cette activité de jadis. Le pont suspendu, d’architecture métallique, est inscrit au registre des monuments historiques et interdit à la circulation depuis 1975.

Le rez-de-chaussée
L'accès à la maison se fait au sud par un abord gravillonné, ombragé d'arbres de multiples essences locales. L'habitation est bordée au midi d'une terrasse carrelée circonscrite par un muret, qui accède à l'entrée de la demeure. Le rez-de-chaussée est structuré autour d’un hall sub-central dallé de carreaux de ciment d’origine, à motifs étoilés ocre rouge, organisés comme un tapis avec frise périphérique.
Il dessert la salle à manger, qui comporte une cheminée fonctionnelle, massive, probablement d’origine, aux imposants jambages de pierres en calcaire coquillier. La pièce communique avec la cuisine, équipée et carrelée, elle-même prolongée par l’arrière-cuisine.
L'entrée accède également aux autres pièces principales du niveau : salon, avec sol en carreaux de ciment et cheminée en briques à manteau en bois sculpté, et salle de billard. C’est cette dernière qui commande le reste du rez-de-chaussée : deux chambres, une salle de bain et une pièce faisant office d'atelier. L'ensemble des sols du niveau sont revêtus de carreaux de ciment ou de terre cuite dans des couleurs claires ou chaudes.

L'étage
Depuis le hall, un escalier deux quarts tournant ramène, par sa belle simplicité, les occupants et visiteurs à l’authenticité de la vie du batelier. Maçonné et revêtu de tomettes hexagonales, il présente divers éléments en bois : rampe, nez de marche vernis et pans des murs.
Il conduit à l’étage unique où cinq chambres, une salle de bain et des toilettes sont organisées le long d’un couloir principal qui s'étend au nord. Chaque chambre est éclairée par une fenêtre ; presque toutes sont revêtues au sol de carreaux hexagonaux en terre cuite et l'une d'elles bénéficie d'un parquet à point de Hongrie, dont la chaleureuse couleur contraste avec la clarté de la cheminée en pierre sculptée à motifs géométriques qui achève de la singulariser.
À ce niveau comme dans les pièces nobles du rez-de-chaussée, la hauteur sous plafond atteint les 2,90 m.

Le jardin et les terres

Le terrain foncier, clos de haies, est organisé comme suit :
- une partie ouest, tout en longueur, consacrée à la culture d’une soixantaine d’oliviers, qui produisent environ 35 l d’huile d’olive par an ;
- un jardin d’agrément côté sud, enherbé et planté d'arbres d’essences variées, de fruitiers, d’arbustes et de haies d’ornement adaptées à la région (les lauriers-roses, ainsi, y côtoient les oliviers), jardin où a été bâtie une piscine (10 x 5 m) entourée de plages dallées et bordée de grillages ;
- un ensemble de terres agricoles, en friche, formant un espace dégagé qui garantit à la propriété sa tranquillité ;
- un espace au nord, qui fait office d'aire de stationnement et se prolonge par un court de tennis ;
- une clairière à l'est, qui borde le chemin privé d'accès à la propriété.
Un forage assure les besoins d'arrosage du jardin.

Ce que nous en pensons

Enlacée par les bras du Rhône, l’île de l’Oiselay surgit à la vue comme un rivage de songe, né d’une crue ancienne et longtemps accessible par la seule traille du batelier. Figure silencieuse et presque mythologique, conduisant les voyageurs vers une terre préservée, il les faisait embarquer, à sa façon, pour une autre Cythère : à la recherche de fraîcheur, de liberté et d’un art de vivre oublié. Peut-être Picasso et Braque aussi, après avoir salué notre batelier, y trouvèrent-ils refuge et inspiration. Ici, le temps est suspendu entre l’eau, les feuillages baignés d'une lumière étincelante et les chants d'oiseaux qui, à coup sûr, raviront les cœurs bien mieux que celui des sirènes.
À quelques encâblures d’Avignon et quelques trailles des vignobles réputés, la propriété, aux allures sobres, garantit une retraite rare, secrète et profondément poétique.

Vente en exclusivité

880 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 499975

Surface cadastrale 9 ha 31 a 30 ca
Surface du bâtiment principal 250 m²
Nombre de chambres 7

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Valérie Micheaux +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus