Situation
La demeure est érigée comme un clos sis dans le centre historique d'un bourg gardois de moins de 4 000 habitants. La petite commune, au riche patrimoine historique et architectural, compte quatre édifices protégés au titre des monuments historiques : un château, une église, un hôtel particulier et une ancienne commanderie de Templiers.
Préservant et cultivant jalousement son authenticité hors des circuits touristiques habituels, elle s'enorgueillit aussi d'un patrimoine paysager remarquable avec un site Natura 2000 (Costières de Nîmes) et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les terroirs viticoles des AOC Lirac et Tavel sont proches. En outre, l'accès à la mer est à moins de 40 min en voiture.
Les gares d'Avignon TGV et de Nîmes TGV se rejoignent en moins de 25 min. Les aéroports de Nîmes, Montpellier et Marseille, accessibles en 30 à 1 h 15, desservent la région et au-delà.
Description
Attestée, dans ses majestueuses caves voûtées, comme datant de l'an 1411, cette ancienne dépendance de la commanderie des Templiers qui la jouxte a fait l'objet d'ajouts constant jusqu'au 19ᵉ s. Sa façade principale conserve la sobriété monacale des élévations gardoises par contraste avec l'exubérance du style Renaissance qu'arborent les vestiges de la riche commanderie voisine.
Avec le château, le clocher de l'église et la campagne environnante comme seuls vis-à-vis, la demeure a fait l'objet d'une restauration ultra-contemporaine, respectueuse de l'architecture d'origine aussi bien que de la noblesse des matériaux anciens. Ses 300 m² environ, en excellent état d'entretien, sont répartis, grâce à un système de circulations internes à la fois fonctionnel et ludique, en une vaste salle de séjour cathédrale avec cheminée et mezzanine à usage de bibliothèque suspendue, une cuisine très contemporaine ouverte sur la salle à manger, six chambres spacieuses avec bains, un bureau et une salle de sport. Le réseau de caves en enfilade et ses hautes voûtes quadripartites témoignent de l'existence de communs médiévaux sans soute alors habités mais aujourd'hui exclus des superficies habitables.
À l'intérieur de la maison, aux murs chaulés de blanc, aux parquets anciens et aux sols en pare-feuilles et briques vernissées anciennes, aussi bien qu'à l'extérieur, où les appareils de pierre ont été restaurés à l'identique du modèle gardois original, chaque fragment de la riche histoire contenu dans chaque pierre a été conservé. Et ici, elle exulte partout.
La maison
Les caves au rez-de-chausséeVoûtées et constituant actuellement les deux garages à voitures et motos du logis, elles totalisent une surface de près de 150 m². Au nombre de cinq, elles forment la véritable ossature et la base médiévale de la demeure.
Ouvrant, pour deux d'entre elles, directement sur une ruelle très peu passante par d'anciennes portes charretières transformées en portes de garage, elles pourraient être aisément affectées à un autre usage par exemple de type atelier d'artiste.
Le premier étage sur rue
L'entrée par la cour-jardin, cachée dans le secret de l'étroite rue montante, dévoile trois cours successives dont deux séparées par un large porche en plein cintre, vestige d'une ancienne porte défensive du village. Les cours donnent aujourd'hui un accès privilégié aux pièces de vie communes dont la cuisine, ouverte sur la salle à manger, la vaste salle de séjour cathédrale avec cheminée et mezzanine, les salles de sport et de jeu ou, plus intimes, une chambre et sa salle d'eau.
Rattrapage de pente oblige, ces pièces ont la particularité de se trouver au premier étage sur rue d'un côté et au rez-de-chaussée sur la cour-jardin de l'autre.
Les sols mêlent carreaux de ciment anciens à motifs de losange, pare-feuilles vernissés et parquets à larges lames selon les espaces. Les plafonds des pièces les plus nobles sont à la française.
Le second étage sur rue
Quatre chambres, une salle de bain et deux toilettes l'occupent, de même que la bibliothèque en mezzanine qui surplombe une partie de la salle de séjour et où une baie géminée en plein cintre atteste un possible passé d'oratoire ou de chapelle.
La plus grande des chambres possède son propre balcon-terrasse sur la cour-jardin. Les circulations, simples et fonctionnelles, accèdent aux autres chambres dont les vues embrassent, par-delà les toits anciens des maisons du village en contrebas, la campagne gardoise environnante. Les murs simplement chaulés de blanc, les tomettes et les parquets anciens à larges lames donnent à ce niveau l'allure aimable d'une habitation facile à vivre – ce qu'elle est indéniablement.
Les trois cours-jardins et la piscine
Le simple fait de végétaliser les appareils pierreux qui bordent la maison au nord a permis de créer, dans ce qui était autrefois une succession de petites cours sans esprit, une menue suite de jardins à la fois orientalisants et minimalistes, qui apaisent le souvenir des tumultueuses batailles entre Sarrasins et Templiers, encore présents dans tout le village.Un étroit escalier de pierre, accroché à la muraille, monte vers le sommet de ce qui fut un rempart et son chemin de ronde pour déboucher sur un espace qui surplombe non seulement les cours-jardins de la maison mais le village entier. Ceci sous le regard discret du château qui, ici, exceptionnellement, domine symboliquement l'église. Sur ces remparts, une piscine en longueur a été bâtie en position perchée : invisible de la maison, elle est suspendue au-dessus des toits et constitue l'un des éléments les plus surprenants de la demeure. D'un côté de ses margelles en pierre de taille, elle est longée d'une étroite plage en bois que borde une rambarde métallique.
Ce que nous en pensons
Une maison secrète comme seuls les villages de Provence savent en inventer, à l'écart de l'agitation des foules et du brouhaha des réjouissances estivales. La particularité de celle-ci est qu'elle semble suspendue aux remparts sur lesquelles elle est accrochée depuis de nombreux siècles. Sa piscine, établie en position dominante suivant une idée peu banale, dit tout du soin et de l'amour apporté à la restauration des lieux. Aux cris des Sarrasins et des Templiers qui se disputèrent la place dans les temps anciens ont succédé les siestes dans le patio, les soupirs au bord de la piscine et les repos mérités des esprits comme des corps. Maison de famille ? Elle l'est déjà. Maison de halte ? Elle le fut pour les preux chevaliers du passé et ne demande qu'à l'être à nouveau pour tous ceux du présent et du futur qui sauront la comprendre, l'aimer et la faire leur.
950 000 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 539097
| Surface cadastrale | 768 m² |
| Surface du bâtiment principal | 303 m² |
| Nombre de chambres | 6 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.