Situation
Implantée dans le nord-ouest de la Bourgogne-Franche Comté et le sud de l'Yonne, la propriété se trouve au sein du pays coulangeois. Bâtie au milieu des vignes, dans un ancien village de vigneron, elle est à quelque 20 km de la cité historique d'Auxerre. Une gare SNCF dessert Paris-Bercy en 2 h. Les commerces de la vie quotidienne sont à quelques minutes de la maison.
La petite cité se situe au fond de la vallée du Ru de Genotte. Elle est adossée à une haute colline autrefois couverte de vignes. Le bourg conserve, malgré la démolition de sa muraille d'enceinte fortifiée, construite en 1530, sa forme de "ville close". L'église est dominée par le clocher, haute tour carrée à larges contreforts qui date du 15ᵉ s. À proximité de l'édifice religieux se dresse une maison de la même époque, construite par les bénédictines de St-Julien-d'Auxerre, qui se sont réfugiées dans le village jusqu'en 1649.
Description
Dans le petit bourg, proche de l'église, où elle se trouve, la maison de maître se dresse avec majesté au sein de la cité. Un petit muret, rehaussé d'une grille en ferronnerie, longe le logis. Une porte piétonne, puis un double portail ouvrent sur une cour gravillonnée qui permet aux véhicules de stationner. Sur un côté se tient un bâtiment qui constituait jadis les écuries, à proximité d'un pigeonnier et de l'entrée du parc. Derrière les communs, un autre accès, indépendant, est marqué par un double portail.
Construit sur caves et élevé de deux niveaux, le bâtiment est formé de deux pavillons avec chacun une toiture en ardoise à quatre pans ponctuée de plusieurs souches de cheminée. La façade principale, orientée au nord, est rythmée par des baies armées de persiennes en bois, qui laissent présager une forte luminosité intérieure. Les cordons qui séparent les niveaux, en pierre blanche, courent le long du mur. Les chaînages d'angle et les encadrements de baie sont en pierre calcaire taillée. Côté cour, le lierre gagne les hauteurs et une fenêtre qui éclaire le grenier regarde les écuries. À la façade arrière, enfin, est adossé un auvent qui abrite une grande terrasse entièrement pavée et épouse les contours du logis à deux corps.
Si la maison comprend classiquement le trio salon-salle à manger-cuisine au rez-de-chaussée, elle totalise – fait plus rare – pas moins de six chambres dont une de plain-pied et une surface habitable de près de 210 m². Si sa décoration est à rafraîchir, elle présente de nombreux éléments architecturaux d'origine et d'intérêt, qui seront aisés à valoriser par une restauration ad hoc.
La maison principale
Le rez-de-chausséeL'entrée principale, entièrement carrelée, dessert un salon dont la cheminée, en marbre, est ornée d'un contrecœur en faïence turquoise. Des carreaux de ciment aux formes géométriques, qui rappellent l'époque de construction de la maison, donnent de l'éclat à la pièce. Le hall commande par ailleurs une salle de bains dans son jus suivie d'une chambre à coucher qui ouvre sur la terrasse, entièrement carrelée et semi-ouverte. Ici aussi, des carreaux de ciment à motif floral, d'origine, couvrent le sol. Non loin, un passage accède à la terrasse, qui pourrait être transformée en jardin d'hiver, au besoin. Là, un escalier en pierre mène directement à l'une des deux caves.
Un dégagement meublé d'une encoignure ancienne conduit à une salle à manger, où trône un âtre en marbre. Une porte rehaussée d'une imposte en verre accède à la cour intérieure. L'ouvrage de ferronnerie qui protège les deux vantaux vitrés s'harmonise avec le décor floral des carreaux de ciment de la pièce. Enfin, une cuisine, attenante, est aménagée de placards, avec son décor typique du 19ᵉ s – un papier peint d'origine au mur et un carrelage aux formes géométriques au sol.
De retour dans l'entrée principale, un escalier droit en pierre peinte conduit à l'étage. Une boule en cuivre orne le départ de la rampe.
L'étage
La montée vers le palier du second niveau accède à des toilettes. L'étage atteint, un corridor avec parquet droit en chêne conduit vers cinq chambres à coucher, au même sol. Chacune a sa propre couleur murale – verte, bleue, saumon, blanche ou rose –, comme il était d'usage dans les maisons bourgeoises au 19ᵉ s., et sauf exception une cheminée en marbre à foyer ouvert. Les radiateurs sont moulurés en fonte. Certaines chambres sont en sus aménagées de placards moulurés et ornées de rosaces centrales. Toutes se partagent une salle de douche avec des toilettes. À proximité, enfin, un second escalier d'origine, en bois, droit, descend directement dans la salle à manger.
Les anciennes écuries
Élevé de deux niveaux d'environ 100 m² chacun, le bâtiment annexe est couvert d'une toiture en ardoise à deux pans, comme la maison principale. La façade tournée vers la cour intérieure intègre une double porte en bois rehaussée d'impostes en verre, et deux fenêtres aveugles à l'étage. Les volumes sont généreux, encadrés de poutres apparentes et de murs en pierre. Autrefois un escalier, aujourd'hui remplacé par une échelle, desservait le second niveau.Le parc d'agrément
Sur ses plus de 2 000 m² finement aménagés, clos de murs, et sous ses hauts sujets remarquables, il affirme un style paysager typique du 19ᵉ s. : des allées soignées rythmées par des arbres vieux de plusieurs siècles, qui composent une collection unique de séquoias géants en bonne forme ; une abondante végétation qui fait songer à un grand jardin à l'anglaise, mode inspirée dès la fin du 19ᵉ s. par les Écossais ; une petite maison en ciment de Portland qui servait à abriter l'outillage du jardin, quelques tonnelles ornées de glycine, placées ça et là, ainsi qu'un banc en pierre, authentique, orienté vers une fontaine de style rocaille. Entièrement artificiel, l'enrochement forme de petites marches qui descendent vers le bassin et façonne un lieu à l'esthétique romantique caractéristique. Enfin, une double porte en métal forme un accès autonome à la dépendance.Ce que nous en pensons
Un village riche de ses habitations anciennes, pour certaines au caractère remarquable. Nulle nuisance et une tranquillité sans égale. En son sein, la maison a gardé son cachet d'autrefois : ses carreaux aux tonalités variées et aux motifs singuliers, ses parquets droits intacts et ses cheminées en marbre veiné. Un acquéreur amateur de patrimoine saura aisément réveiller l'éclat constitutif de l'aura de la villa, haute en couleurs.
La dépendance, avec ses grands volumes et son accès propre, pourra parallèlement se faire maison d'hôtes ou d'amis. Quant au parc, fort de ses multiples essences, il constitue – surtout en période estivale – un atout de taille et de style, avec ses aménagements typiques des jardins pittoresques et romantiques du 19ᵉ s. qui mimaient la nature sauvage et ménageaient des espaces de fraîcheur entièrement fabriqués. Un cadre encore enchanteur, vif de son passé et précieux d'avenir.
Référence 792398
| Surface du bâtiment principal | 208 m² |
| Surface des dépendances | 102 m² |
| Surface cadastrale | 2128 m² |
| Dont parc | 2128 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.