À 5 min d'Avignon, de l'autre côté du Rhône,
un petit immeuble historique rénové avec goût, ses deux étages et sa cour intérieure
Villeneuve-lès-Avignon, GARD languedoc-roussillon 30400 FR

Situation

Villeneuve-lès-Avignon regarde Avignon, sa voisine, sans lui appartenir. Séparée du Comtat Venaissin par le fleuve et par l'histoire, elle relevait du royaume de France quand la Cité des Papes était terre pontificale – ce que rappelle encore la tour Philippe-le-Bel, comme un poste de douane minéral.
La cité ancienne (véritablement constituée au 13ᵉ s.) se caractérise par un patrimoine médiéval habité et préservé, avec de ravissantes ruelles, des commerces de qualité, une atmosphère qui doit autant à la lumière provençale qu'à l'épaisseur de ses pierres calcaires multiséculaires. Elle offre, par ailleurs, une qualité de vie recherchée dans le secteur et dispose d'une économie résidentielle solide. À proximité, des écoles, deux collèges, un lycée, une médiathèque et un réseau de bus la reliant aux villes et villages voisins. Enfin, elle est à 20 min de la gare d'Avignon TGV et 1 h de l'aéroport Marseille-Provence.

Description

L'immeuble se situe au bord de la place Saint-Pons, construite entre 1230 et 1375 dans le quartier du Bourguet alors que la ville connaît un contexte d'expansion urbaine sans précédent lié à la construction du pont Saint-Bénézet et au développement d'un bourg royal autour de la tour Philippe-le-Bel. Ce nouveau quartier – la bastide royale ou Bourguet – se développe en contrebas du mont Andaon, et l'église Saint-Pons (qui abrite actuellement la médiathèque, située en face de l'immeuble) se retrouve au cœur de la vie quotidienne du quartier. Conservé dans l'une des pièces du rez-de-chaussée, comme un jalon historique majeur, un fragment de mur dont l'appareil est en épi (aussi appelé appareil en arête-de-poisson ou opus spicatum) atteste que le bâtiment fut construit au moment de cet essor particulier. Il présente une solution économique et pratique de construction : les pierres plates se prélèvent à fleur de sol, sans taille ni transport coûteux.
Le corps principal est un bâtiment élevé de deux étages sur rez-de-chaussée qui inclut en sus un entresol. Il comporte également le rez-de-chaussée de l'immeuble adjacent et deux tiers d'une petite cour en indivision. L'ensemble était initialement plus grand et traversant d'est en ouest entre les deux rues, comme en témoigne le cadastre napoléonien.
Les éléments remarquables d'origine ont été sciemment conservés et mis en valeur grâce à une restauration aussi respectueuse que judicieuse par l'agence d'architecture actuellement propriétaire, ce qui a permis de conjuguer habitat ancien et fonctionnalité du confort moderne.
La façade du logis, orientée plein est, illuminée d'un badigeon ocre rouge patiné, est composée d'une travée unique qui comporte trois baies alignées verticalement, aux encadrements clairs dont deux avec des contrevents ocre gris et garde-corps assortis. La dépassée de toiture, typiquement provençale, est une génoise à deux rangs de tuiles canal. Le toit à deux pans verse à l'orient et à l'occident.
Enfin, l'immeuble principal, qui abrite actuellement cinq bureaux, est accessible par le rez-de-chaussée du bâtiment voisin, où ont été aménagés un hall d'accueil, une salle de réunion, une cuisine et des toilettes.

L'immeuble principal

Il se compose de quatre niveaux.

Le sous-sol
Autrefois cave de la maison de ville que constituait alors cet immeuble, il a été ouvert de façon à bénéficier de la lumière naturelle de la porte-fenêtre du rez-de-chaussée et transformé en bureau. Les murs sont un appareillage de pierres apparentes jointoyées à la chaux tandis que le sol est en béton nu.

Le rez-de-chaussée
Baigné d'une lumière naturelle appréciable, un premier espace a été organisé en bureau. Son sol est constitué de panneaux d'OSB peints. Lui est contigu un dégagement qui communique avec la salle de réunion précédemment citée. Du dégagement s'élève vers le premier étage un escalier maçonné deux quarts tournant, dont les marches pavées d'intemporels carreaux de terrazzo sont soulignées de plinthes de faïence noire dans un style années 1950.
Un escalier en bois et métal, quant à lui, disparaît dans l'entresol, qui bénéficie de cette même lumière naturelle. L'ensemble est abrité sous une voûte d'arêtes plate à quatre quartiers, en pierres calcaires.

Le premier étage
Il est structuré autour de deux bureaux aux surfaces confortables et qui possèdent chacun leur caractère unique. Le premier est marqué par un plafond à solives apparentes, peint dans un ton ocre rouge, mat et profond. Son mur de rangements abrite en majorité la partie technique de l'édifice, notamment la connexion internet et les gaines tant électriques que de ventilation pour le fonctionnement du mini-VRV (système de chauffage plus performant qu'une pompe à chaleur). Le sol est un tapis de pure laine de haute qualité, fabriqué aux dimensions de la pièce. Il a bénéficié d'un lessivage complet une fois par an.
Le second bureau est quant à lui toute hauteur. Bordé d'un escalier quart tournant pavé de tomettes hexagonales d'origine et délimité par un garde-corps simple, en acier, il ouvre sur le second étage. La couleur des tomettes qui forment le pavement donne le la décoratif à la pièce tout entière.

Le second étage
Il comporte un bureau transformé actuellement en matériauthèque. D'importants espaces de rangement sont organisés identiquement à ceux du bureau principal du premier étage. Au niveau des rampants, la charpente – avec ferme massive, panne d'entrait et chevrons en décharge – donne à la pièce hauteur et caractère. La baie offre une vue imprenable sur la façade en pierres de l'ancienne église Saint-Pons, avec son oculus et son porche surmonté d'un chapiteau.

Le rez-de-chaussée d'accueil

L'entrée dans le bâtiment se fait par l'immeuble adjacent, l'actuel propriétaire en possédant le rez-de-chaussée. Le hall permet d'accéder à la vaste salle de réunion avec des rangements qui recouvrent deux des pans de murs, aux toilettes et à la cuisine équipée. Ces différentes pièces constituent la seconde partie de l'ensemble bâti ici en vente. Les sols du hall et de la cuisine sont en béton ciré teinté d'un gris chaud. La salle de réunion présente quant à elle un sol grand passage gris chiné.

La cour intérieure

Étendue sur plus de 30 m² et ménagée à l'abri des hauts murs de pierre des maisons voisines, elle constitue un espace de vie à part entière à l'abri des regards – pour déjeuner à l'ombre ou simplement laisser passer l'heure, en plein cœur de la vieille ville. Gravillonnée et bordée de murs enduits ou en pierres de taille jointoyées, elle est aisée à végétaliser en sus des plantes grimpantes qui la verdissent.

Ce que nous en pensons

Un immeuble à usage professionnel dans la vieille ville de Villeneuve-lès-Avignon, qui représente aujourd'hui un outil de travail précieux par sa situation géographique, son aménagement optimisé et fonctionnel ainsi que l'ampleur de ses espaces, restaurés dans un souci de confort.
La générosité des espaces communicants est très propice au travail en équipe et la réception du public aisée dans son hall en rez-de-chaussée. L'adresse est par ailleurs déjà pleinement inscrite dans le maillage relationnel particulièrement dynamique et porteur des commerçants du centre historique, se prêtant aussi à quelques expositions temporaires lors d'événements culturels.
Une maison de centre-ville qui serait ainsi un creuset idéal de créativité et de productivité pour une nouvelle agence de communication ou tout autre petite entreprise de cinq à neuf personnes soucieuse d'une localisation de choix.

595 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 618038

Surface du bâtiment principal 185 m²
Nombre de chambres 2

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Valérie Micheaux +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.