À Montaren-et-Saint-Médiers, au cœur du village,
une demeure ancienne, sa cour intérieure et sa maison annexe
Uzès, GARD languedoc-roussillon 30700 FR

Situation

Dans le centre-est du Gard, aux portes de la cité ducale, la propriété se tient dans le cœur médiéval de Montaren-et-Saint-Médiers. Fortement éprouvé durant les guerres de Religion, l’ancien bourg castral fut reconstruit et remanié au cours des siècles suivants. Le château voisin, dont l’architecture porte notamment la marque du 16ᵉ s., et la tour sarrazine de Montaren-et-Saint-Médiers comptent aujourd’hui parmi les principaux témoins de cette histoire. La propriété s’inscrit précisément dans ce tissu ancien, entre la rue de la Tour sarrazine et celle des Acacias.
Plusieurs commerces et services (agence postale, écoles, médecins) se situent à un jet de pierre. Nîmes (avec sa gare TGV et son aéroport) est à 30 min et Avignon (avec sa gare TGV) à 45 min, tandis que les grands axes de circulation autoroutiers se rallient en moins de 20 min.

Description

La demeure, dont les différents corps de bâtiment sont presque entièrement soustraits aux regards depuis l’espace public, s’organise autour d’une cour intérieure. L’accès principal s’effectue depuis la rue de la Tour sarrazine par une porte percée dans le mur d’enceinte. Passé le seuil, la configuration resserrée des rues du village s’efface au profit d’un espace intime, arboré et protégé. Plusieurs corps de bâtiment, de hauteurs et de factures différentes, s’y imbriquent. Leurs élévations font alterner pierre apparente et enduits anciens à la chaux, tandis que les couvertures de tuiles canal, les menuiseries à petits-bois et les ouvrages de ferronnerie assurent l’unité esthétique de l’ensemble et donnent à deviner l'époque de construction de l'habitation (le 17ᵉ s.).
La façade sur la rue des Acacias est percée au rez-de-chaussée d’une large baie en arc et, au niveau supérieur, d’une autre ouverture, pleine d'une porte-fenêtre qui ouvre sur un balcon. Sa dalle de pierre repose sur de puissantes consoles tandis qu’un garde-corps en fer forgé, aux motifs simples et réguliers, en borde le pourtour.
À l’opposé, rue de la Tour sarrazine, l’expression du bâti est plus minérale. Une grande porte charretière et une porte piétonne, ménagées dans une maçonnerie de pierre, ne laissent guère deviner la cour et les différents volumes qui se développent derrière elles.
Si la maison principale atteint à elle seule les 230 m², avec ses pièces à vivre (salon, salle à manger et cuisine), ses cinq chambres, ses deux salles de douche et autres espaces aménagés, elle est utilement complétée par un logis annexe d'environ 55 m², que commande également la cour et qui comprend une pièce de séjour, une chambre et une salle de douche.

La cour intérieure

Passé l’enceinte depuis la rue de la Tour sarrazine, se dévoile la cour intérieure, qui forme le cœur de la propriété. Son sol en carreaux de terre cuite est bordé de façades anciennes et de murs en pierre gagnés par une abondante végétation grimpante. Quelques marches et escaliers de pierre absorbent les différences de niveaux entre les corps de bâtiment. Une treille métallique, largement végétalisée, ombrage une partie de la cour. Plusieurs dépendances y sont directement accessibles : une cave à usage de chaufferie, un ancien bureau doté d’une cheminée ainsi que l’atelier établi sous la petite maison, qui se tient à gauche et que dessert un escalier de pierre. Face à elle, enfin, quelques marches conduisent à l’habitation principale.

La maison principale

Elle se compose de plusieurs corps de bâtiment imbriqués, élevés pour la plupart de deux niveaux et vraisemblablement issus de campagnes de construction successives. À l’extérieur, un escalier en colimaçon est adossé à la façade et une échauguette en encorbellement accolée à l’un des angles de la maison, deux singularités qui animent la silhouette du bâtiment. L’épaisseur des maçonneries et les différences de niveaux témoignent également de son évolution. Sous les toitures de tuiles s'articule un riche vocabulaire ancien : voûtes, charpentes apparentes, cheminées et emmarchements en pierre de taille, sols en carreaux de terre cuite ou de ciment, portes moulurées et menuiseries à petits-bois.

Le rez-de-chaussée
Depuis la cour, un escalier droit conduit à une porte de bois vitrée à petits carreaux qui ouvre directement dans le salon. La pièce est surmontée par une voûte en berceau surbaissé et enduite, dont la courbe accompagne les épaisses maçonneries. Le sol est revêtu de carreaux en terre cuite. Au nord, une imposante cheminée en pierre de taille constitue l’un des principaux éléments de décor de la pièce. Ses jambages, son manteau et ses profils moulurés, comme les profondes embrasures des ouvertures, témoignent du caractère ancien de la construction.
Au sud, le salon communique avec la cuisine. De proportions plus contenues, cette dernière est aménagée de meubles de bois et d’un plan de travail couvert de petits carreaux vernissés verts. Une fenêtre à petits-bois tournée vers la cour l’éclaire tout en ménageant une vue sur la végétation.
Au nord du salon, quelques marches descendent vers une partie de la demeure établie en contrebas. Un hall dessert une pièce à usage de bureau, que longe la rue des Acacias. Boiseries, porte ancienne moulurée et sol ancien participent au caractère de cet espace. Sa situation, son accessibilité et sa relative indépendance vis-à-vis des autres pièces de l’habitation permettent d’envisager un usage autonome, éventuellement professionnel.
À l’est du salon, quelques degrés franchissent une nouvelle différence de niveau et conduisent à une vaste pièce d’un tout autre caractère.

Le demi-étage
À l’est du salon, quelques marches pratiquées dans l’épaisseur du bâtiment mènent à une vaste pièce d’un tout autre caractère. Son volume est marqué par une importante charpente ancienne laissée apparente, composée de poutres qui supportent un plafond rampant. Les murs, aux enduits irréguliers, et les profondes embrasures des fenêtres renforcent le caractère vernaculaire des lieux. Au sud, une porte mène à la première chambre de l'habitation, qui parachève le demi-niveau.

L'étage
L’escalier conduit au niveau supérieur, où les pièces sont distribuées par plusieurs dégagements qui suivent les irrégularités de la construction. Une deuxième chambre occupe la première partie de l’étage. Une salle d’eau lui succède, puis un boudoir assure la transition vers une troisième chambre. Les sols et portes anciens, les menuiseries de bois et les murs enduits aux surfaces irrégulières composent un décor sobre où prédominent des matériaux traditionnels.
Depuis certaines ouvertures, le regard dépasse les toitures de tuiles et la végétation des cours voisines pour atteindre les parties hautes du château. Encadré par les fenêtres à petits carreaux et leurs embrasures, le monument apparaît comme un tableau dans la composition intérieure.
Depuis le couloir, une porte accède à la quatrième chambre, la plus ample du niveau. Éclairée par plusieurs ouvertures, dont une porte-fenêtre donnant sur le balcon de la rue des Acacias, elle conserve une cheminée en pierre de taille aux lignes sobres. Sa hauteur a permis l’aménagement d’une mezzanine, à laquelle conduit un escalier hélicoïdal aux marches en bois. Ouverte sur la chambre, elle prolonge son volume sans en interrompre la lecture. Une salle d’eau avec toilettes et une garde-robe jouxtent la pièce à coucher.
À l’extérieur, le balcon, bordé par une ferronnerie ancienne, domine la rue des Acacias et ménage une perspective rapprochée sur les maisons et les toitures du village.

La petite maison

Accessible depuis la cour, elle occupe un corps de bâtiment indépendant. Dans l’angle sud-ouest, un escalier droit aux marches de pierre conduit à une vaste terrasse en terre cuite, largement ombragée par une treille qui en fait une véritable pièce extérieure. Une porte vitrée à petits carreaux livre accès à la maison. À droite se trouvent une salle d’eau et des toilettes indépendantes. La pièce principale réunit salon et cuisine ouverte ; elle a conservé une cheminée en pierre, un sol en terre cuite et un plafond à poutres apparentes. Un escalier de bois mène à une mezzanine où prend place la chambre. L’ensemble forme ainsi une habitation autonome, directement reliée à la cour. Sous la maison, l’atelier constitue un volume indépendant aux murs de pierre et enduits anciens, à la vocation utilitaire perpétuée.

Ce que nous en pensons

Dans les villages de l’Uzège, les murs racontent parfois mieux leur histoire par leurs irrégularités que par les dates gravées dans la pierre. Ici, rien ne se livre aux regards depuis la rue. Derrière une porte apparaît une cour ; un escalier se glisse contre un mur, une terrasse disparaît sous une treille, une salle se couvre d’une voûte quand une autre s’élève sous sa charpente. La demeure semble s’être constituée avec le village, empruntant à chaque époque une pierre, une porte ou une cheminée. Longtemps habitée par une famille de brocanteurs passionnés, elle a conservé l’empreinte d’une sensibilité attentive aux matières anciennes et à leur patine. Aux prochains occupants de préserver le désordre savant qui en fait le caractère : celui d’une maison qui ne saurait seulement se traverser, mais qui se découvre ; et d'en aviver l'éclat en l'assortissant au goût du jour.

Vente en exclusivité

625 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 110536

Surface du bâtiment principal 230 m²
Surface des dépendances 55 m²
Surface cadastrale 297 m²
Surface totale intérieure 295 m²

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Joël Rozier +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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