À 1 h de Toulouse et 25 min de Lectoure, une ancienne commanderie templière,
un confortable logis restauré et un parc non attenant avec piscine
Lachapelle, TARN-ET-GARONNE midi-pyrenees 82120 FR

Situation

En région Occitanie, sur les terres aux accents toscans de Lomagne, riches d'un patrimoine historique et gastronomique incontestable, en limite du Gers et du Tarn-et-Garonne, le castelnau est édifié au centre d'un village pittoresque d'à peine 120 habitants qui domine la vallée de l'Arrats. En voiture, il faut compter 10 km pour accéder aux premiers commerces et 15 min pour l'ensemble des services, établissements scolaires et activités que propose la ville de Valence-d'Agen. La gare ferroviaire qui y est implantée permet de rejoindre Paris en 4 h. Toulouse et son aéroport international sont accessibles en 1 h de route. Le territoire bénéficie d'un fort attrait touristique grâce à l'église du 18e s. au décor baroque unique adossée à la propriété, ainsi qu'à la proximité de Lectoure – ville d'art et d'histoire située à 25 min – ou encore au chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, entre autres.

Description

Bâtie sur un éperon rocheux et ceinturée de murs fortifiés, la commanderie domine les quelques habitations qui l'entourent et bénéficie d'une vue à 360 degrés sur la campagne vallonnée environnante. À l'abri de tout vis-à-vis, la propriété jouit par ailleurs d'un calme particulier puisque le village n'est desservi que par une petite route.
Les bâtiments mitoyens les uns des autres qui composent l'ensemble architectural s'organisent en circonvolution autour d'un patio enherbé et de l'ancienne chapelle du « manoir des Chevaliers », devenue une église au 15e s.
Bien que formant un ensemble harmonieux, différents bâtiments se distinguent par l'appareillage de leurs façades, leurs toitures et autres éléments architecturaux propres aux époques successives de remaniement de la propriété tels que les terrasses ou les baies.
Autrefois couvent des Templiers, puis tour à tour chai et maison d’habitation, le bâtiment en forme de fer à cheval présente des traces de ses anciennes fonctions castrales à l’image des archères, des meurtrières et des stigmates qui découlent des modifications subies par les façades au fil des siècles. Les murs, composés d’un amalgame d’appareillages de moellons massifs et de pierres de taille bâtis sans joints, sont caractéristiques des constructions médiévales.
D’une surface d’environ 450 m², il s'élève sur sur deux niveaux sous combles coiffé d'une toiture à deux pans bordée d’un triple rang de génoises.
Ce n'est que récemment qu'un terrain arboré et paysagé en contre-bas du village a été annexé à la propriété. Il abrite aujourd'hui à l'abri des regards un espace piscine et pool house à rafraîchir.

Le logis aménagé dans les ailes remaniées au 18e s.

Élevé sur deux niveaux et bâti dans un appareil mêlant moellons et briquettes rehaussé de chaînages d'angle et d'encadrements de baie en pierre de taille, le logis d'environ 330 m² se compose de deux corps de bâtiments disposés en L. L'aile sud-ouest, flanquée d'une échauguette carrée et d'une étroite terrasse, est percée de nombreuses baies ordonnancées de façon régulière. Contigüe au clocher et qualifiée de château à la fin du 18e s., la seconde aile est bordée d'une vaste terrasse protégée par des balustrades, prolongement d'une haute muraille. À l'intersection, un donjon carré, édifié au 14e s. dans un appareil réglé de moellons de calcaire, se dresse sur la moitié de sa hauteur initiale.
Trois accès permettent de pénétrer dans l’enceinte de la bâtisse. La principale s'atteint par un haut escalier de pierres accessible depuis la rue. Les deux autres, de plain-pied, s'atteignent par un double porche et depuis un appentis qui protège l'entrée de l'église.


Le rez-de-chaussée
Depuis une double volée de marches en pierre, une lourde porte de bois surmontée d'une imposte vitrée cintrée s'ouvre sur un hall d'entrée et sur un accès à une première terrasse ombragée d'une glycine. Derrière les doubles portes vitrées datant du 19e s., le vestibule affiche un contraste flagrant avec les atours extérieurs de la bâtisse. Le hall qui abrite un remarquable escalier de bois à double quart tournant avec palier intermédiaire distribue les pièces de vie et de réception. Sur la droite, une cuisine équipée spacieuse dispose d'un piano de cuisson et d'un plan de travail en marbre. Elle est agrémentée d'une imposante cheminée au manteau de bois. Une porte vitrée s'ouvre sur un jardin intérieur. Une autre communique avec un dégagement aménagé en vestiaire, ainsi qu'avec la dépendance qui abrite une buanderie et un atelier, également ouverts sur l’extérieur. Un large escalier moderne permet d’accéder à un premier garage. De retour dans le vestibule, des portes-fenêtres accèdent à la salle-à-manger et s'inscrivent dans la perspective de celles qui donnent sur la terrasse panoramique, dévoilant une vue exceptionnelle sur la campagne environnante. Elle est caractérisée par une cheminée monumentale au linteau cintré en pierre, une alcôve au plafond voûté, des murs de pierres apparentes, un plafond à la française chaulé et un sol en carreaux de terre cuite. Dans le salon, une cheminée de marbre noir est surmontée d'un miroir en trumeau décoré d’élégantes moulures aux motifs floraux. Des baies garnies de fenêtres à petits carreaux et des boiseries d'appui composent le décor intérieur empreint des codes du 18e s. Les épais murs en pierre de près de 1,5 m de la tour abritent en leur sein une bibliothèque teintée du bleu pastel de Lectoure.
L'étage
Après une première volée de marches qui s’inscrit dans l’arrondi du mur, un premier palier dessert une salle de bains aménagée dans la tourelle, comme suspendue dans les airs. Une chambre principale aux teintes claires se découvre derrière une seconde porte du demi-palier. Tel un discret appartement, elle se compose d’un salon au parquet massif agrémenté d’une cheminée au trumeau stuqué et d’une alcôve. Une chambre se cache derrière une porte dérobée créée dans un placard. Au bout d’un long couloir, dont le sol est recouvert d’un parquet ancien aux lames larges, une fenêtre attire le regard et donne l’impression d’être perché dans un nid d’aigle. Une deuxième pièce de nuit s’ouvre au sud et se tient face à une salle d’eau. Une autre chambre principale au décor soigné est agencée à l'extrémité du palier. Elle propose un volume confortable et une large vue sur l’horizon. Les dalles de terre cuits qui parent le sol, le travertin de la salle de bains, les murs de pierres apparentes et la baignoire sur pieds viennent contraster avec la paroi de douche en verre de la vaste douche à l'italienne. L’ensemble crée ainsi une alliance réussie entre le moderne et l’ancien. La quatrième et dernière chambre à coucher, aménagée dans la tour médiévale, a été conçue de façon théâtrale, à la hauteur de sa singularité architecturale. Ainsi, une verrière installée dans un plafond intermédiaire laisse entrevoir une ancienne voûte remarquable qui donne à la pièce une ambiance assurément unique. Une salle d’eau personnelle complète l'espace. Depuis ce niveau, un étroit et discret escalier permet d’accéder aux combles et à la terrasse sommitale de l’ancien donjon.

La commanderie

Castelnau fortifié, siège d'une commanderie templière successivement rattachée au Nomdieu – village situé à 40 km qui comptait une commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem fondée en 1152 – puis à l'Ordre de Malte, les constructions actuelles ont été érigées autour de la forteresse pour former le village au 15e s. À cette époque, la chapelle Saint-Pierre, adossée au nord-est du château, est devenue l'église paroissiale. Tour à tour, depuis l'an 1254, le castel sera la propriété de nombreux et illustres seigneurs, parmi lesquels Aimard du Bouzet en 1254, les vicomtes de Lomagne, les comtes d'Armagnac et même le roi de France Philippe le Bel. Sauvé de la Révolution grâce à Jean-Louis Laclaverie, c'est Théodore Belloc de Labrousse, maire de Lachapelle à l'origine de travaux d'importance dans le village, qui en sera propriétaire jusqu'en 1847.


Le rez-de-chaussée
Situé au nord, il communique avec le garage du bâtiment mitoyen implanté au sud-ouest par de hautes voûtes. Le sol est en terre battue jusqu’à la dernière salle qui a une fonction de garage. Une double porte donne sur la rue du côté du haut du village, ce qui permet au bâtiment de profiter d'une accès indépendant.
L'étage
Accessible par quelques marches en pierre dont le départ se situe dans le patio, l'étage présente un sol en terre cuite. Au centre de la pièce, se trouve un ancien foyer. Le bâtiment n’est à ce jour pas raccordé à l’eau ou l’électricité. Il nécessite des travaux d’aménagements intérieurs dans son intégralité. Dans le prolongement de la pièce principale, une salle abrite les vestiges d’un pigeonnier.
Les combles
D’une hauteur sous faîtage de 4 m, le niveau repose sur un plancher et s’étire sur toute la longueur du bâtiment sous une charpente remarquable.

Les dépendances


L'atelier
Disposant d’une poutraison de caractère et d’une hauteur conséquente sous faîtage, de murs en pierre apparente, mais non isolé à ce jour, l’atelier se prête facilement à l’agrandissement du logis principal. Un espace cloisonné et isolé abrite la chaudière de l’habitation.
Accessible depuis le vestiaire qui jouxte la cuisine, une buanderie est parfaitement fonctionnelle. Elle bénéficie d’un accès direct par un escalier à quart tournant au garage situé au niveau inférieur, et au jardin, par l’atelier.
Les ecuries
Situées au niveau de la rue, d’une surface de 80 m² au sol, elles ont été édifiées sur deux niveaux sous une toiture à une pente contre la roche. Elles communiquent avec l’étage du second garage de la propriété implanté dans le prolongement du bâti. Cet édifice, aux éléments architecturaux notables comme la voûte en pierre de taille qui encadre la porte d’entrée et les façades à la chaux ocre patinée, nécessitera des travaux de restauration en fonction de sa destination future.
Le garage
Adossé aux remparts, le bâtiment se dresse sur deux niveaux à l’angle de la ruelle qui ceinture l’ancien castel. De nouveaux contreforts y ont été construits à l'arrière afin de renforcer la muraille sur laquelle la terrasse du château prend appui. Doté d’une dalle en béton et accessible par de hautes portes en bois surmontées d’un linteau de bois, le garage de 70 m² au sol dispose d’une toiture intégralement refaite il y a 15 ans et d’un plancher intermédiaire isolé et récent.

Le jardin clos et le parc non attenant

La propriété jouit de trois espaces extérieurs bien distincts. Le premier, tel un patio de 145 m² environ, est accessible depuis l’aile sud-ouest du logis et par un large porche qui s’ouvre du côté de l'église. Enherbé et paysagé avec de nombreuses essences fleuries, il bénéficie d’un décor unique, composé des différentes façades de l’église, de la commanderie et du château, véritablement empreint d’histoire d’où une indéniable quiétude se dégage. Un second, simple dégagement permettant d’accéder à trois caves troglodytes, est implanté au pied de l’escalier principal, en niveau de rue. Clos de murets, il est prétexte à accueillir vignes, rosiers, hortensias ou autres agrumes bucoliques. En contre-bas du village, un terrain d'approximativement 7 000 m² se rejoint à pied en quelques minutes par un petit chemin. Une piscine de 5 m par 10 m sous abri et un coin aménagé dédié à la détente requiert quelques rafraîchissements mais, comme les vergers, l’ensemble se tient à l’abri des regards derrière une haute végétation.

Ce que nous en pensons

L’édifice aux nombreuses facettes architecturales façonnées par une histoire multiséculaire se vit au rythme de l'évolution des tableaux que les paysages alentours dessinent. Équilibre parfait entre un logis confortable aux accents du 18e s. et la commanderie parfaitement sauvegardée du 14e, la propriété séduira tant les amateurs d’histoire et d’architecture que les porteurs de projets. Comme cadre de vie, des couchers de soleil qui baignent la terrasse du château sous un ballet d’hirondelles au rythme des cloches qui scandent le temps qui s'égrène, voilà ce qu’offrira à ses occupants ce nid d’aigle si singulier.

Vente en exclusivité

1 330 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 186968

Surface cadastrale 1 ha 31 a 83 ca
Surface du bâtiment principal 500 m2
Nombre de chambres 5
Surface des dépendances 750 m2



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Lomagne & Ténarèze Est

Gaëtan de Laugardière +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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