Dans un village du pays de Fayence, à Montauroux,
une demeure de mémoire ouverte sur les paysages de Provence
Montauroux, VAR paca 83440 FR

Situation

Dans le Var, au sein du village perché de Montauroux, dont l'histoire se déploie entre patrimoine provençal et traditions agricoles, l’ancienne demeure familiale occupe une position singulière à flanc de colline. Dans ce territoire où la culture des fleurs à parfum a durablement façonné les paysages, la maison porte en filigrane la mémoire d'un paysage cultivé. Sa situation dominante embrasse un panorama d'une remarquable amplitude. De la Colle noire aux rivages de la Méditerranée, à l'est, le regard parcourt la chaîne de l'Estérel dans toute son étendue, avant de se prolonger vers les collines et les horizons de l'arrière-pays dracénois. Cannes, Saint-Raphaël et Grasse sont accessibles en environ 30 min de voiture, l'aéroport de Nice en 1 h.

Description

Depuis la rue, un passage privé longe la maison annexe de la propriété et mène à la demeure principale ainsi qu'au jardin. Passé le portail en fer, un chemin conduit à la porte d'entrée en bois sculpté à deux vantaux, au pied de la façade ouest. Protégée par les arbres, la demeure se révèle discrètement entre lumière filtrée, pierre et feuillage. Ainsi se découvre le « Jardin Bourgarel », une grande bâtisse construite entre 1890 et 1892. Bénie par l'évêque de Marseille en 1893, elle conserve sur sa façade est une plaque de marbre dont l'inscription latine atteste la cérémonie.
En position centrale sur la colline du village, la demeure familiale se distingue par sa silhouette élancée et sa façade claire. Élevée sur trois niveaux au-dessus des caves, elle présente des baies aux encadrements moulurés et des volets à persiennes bleu-gris. La toiture à deux versants, couverte de tuiles de terre cuite, est ponctuée d'une lucarne à deux pans, dont le fronton et les jouées enduites prolongent la composition ordonnancée de la façade. Un vaste terrain se déploie autour, en restanques successives qui épousent la pente naturelle de la colline. Murs de pierre, oliviers, végétation méditerranéenne et espaces autrefois cultivés composent un paysage étagé qui prolonge la propriété au-delà de ses abords immédiats.

La maison

Le rez-de-chaussée
Il s'organise autour d'une entrée qui distribue pièces de réception et espaces de service. Un salon indépendant côtoie une salle à manger, précédée d'un cellier. Un couloir dessert ensuite une chambre et des toilettes. La cuisine prend place dans le prolongement du couloir, qui mène au jardin et à l'entrée est de la maison. L'ensemble conserve plusieurs éléments caractéristiques de l'habitat ancien : sols en carreaux de terre cuite hexagonaux, hautes baies et plafonds soulignés de moulures. Une cage abrite un escalier tournant aux marches pavées de terre cuite, avec une rampe en fer forgé et une main courante en bois.

Le premier étage
Desservi par l'escalier tournant, il comprend quatre chambres, un bureau ainsi qu'une salle de bains avec toilettes et une salle d'eau. Les pièces s'organisent autour d'un dégagement central, qui assure la distribution des différents espaces. Plusieurs chambres comptent de portes-fenêtres ouvertes sur de petits balcons à garde-corps en fer forgé, d'où le regard se porte sur le panorama environnant. Les sols en tommettes de terre cuite se prolongent dans les chambres et les pièces de service, en continuité avec ceux du niveau inférieur. Les menuiseries anciennes, les portes à panneaux et les volets intérieurs affirment encore le caractère traditionnel de la demeure.

Le deuxième étage
Sous la toiture, il abritait autrefois un appartement indépendant. Son organisation, distincte des étages inférieurs, permet d'envisager un espace de vie autonome. Les pièces présentent des sols en carreaux hexagonaux de terre cuite et des menuiseries peintes. Une baie singulière retient l'attention : profondément inscrite dans l'épaisseur du mur, elle forme une embrasure évasée, couronnée intérieurement par un arc brisé. Elle correspond à la lucarne à deux pans qui anime la toiture et contribue à l'éclairage naturel de l’espace.

Les caves
Placées dans la partie basse de la maison, elles communiquent directement avec le jardin. Elles conservent des murs en pierre apparente et des plafonds constitués de voûtains de briques portés par des poutrelles de fer. Jadis affectées à la conservation du vin et à l'activité du pressoir, elles rappellent l'ancrage agricole de la propriété, marqué par les cultures de la vigne et de l'olivier. À côté, d’anciennes serres, aujourd'hui partiellement converties en buanderie et en séchoir, servaient à la multiplication des plants et au développement des boutures de fleurs à parfum avant leur transplantation dans le jardin.

« Le Cigalou »

Distincte de l’habitation principale, la maison dite « Le Cigalou » constitue une dépendance aménagée sur deux niveaux, d'une superficie d'environ 40 m². Au rez-de-chaussée, une cuisine ouverte sur le jardin dessert une pièce de vie avec poêle à bois. Elle précède une terrasse accessible par une porte-fenêtre coulissante. Une salle d'eau a été agencée en partie sous un escalier. À l'étage, une chambre en mezzanine est accessible par un escalier de meunier, bordé d'un garde-corps métallique. Une terrasse protégée par un garde-corps en ferronnerie prolonge les espaces intérieurs.

Le jardin

D'une superficie de plus de 4 200 m², le terrain se déploie en plusieurs espaces distincts. À l'arrière de la demeure, la partie haute conserve la mémoire de l'ancien potager. À l'ouest, à côté de l'entrée, les abords s'organisent autour de la piscine, au-delà de laquelle s'étend une prairie. En contrebas de la maison de maître, le jardin s'étage en restanques successives, soutenues par des murs de pierre. L'ensemble est ponctué d'une végétation méridionale variée avec oliviers, tilleuls, platanes, cyprès de Provence, fruitiers — arbousiers, jujubiers, orangers et citronniers — ainsi que des vignes et diverses plantations ornementales.

Ce que nous en pensons

À Montauroux, où la culture des fleurs à parfum a longtemps façonné le paysage et les savoir-faire, une demeure familiale qui a gardé les traces d'une histoire liée à la terre et au vivant, dans le souvenir des collines parfumées d'antan. Le jardin, les espaces de culture et les dépendances rappellent la propriété autrefois organisée au rythme des saisons et des floraisons. Cette mémoire discrète nourrit aujourd'hui de nouvelles perspectives, celles d'une grande maison familiale ou d'un projet professionnel à imaginer, dans la continuité d'un lieu dont l'identité demeure intimement liée à son territoire.

Vente en exclusivité

1 380 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 179323

Surface du bâtiment principal 265 m²
Surface cadastrale 4213 m²

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Stephanie Benoit +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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