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Isolés au milieu des cultures comme un îlot en pleine mer, le manoir et ses dépendances dont on devine encore les origines agricoles forment un petit hameau dont l’un des bâtiments est désormais dédié aux locations saisonnières. Rénovée avec soin, la maison a cependant conservé toute son âme paysanne avec la mise en valeur des matériaux anciens et du savoir-faire des artisans percherons qui ont ici œuvré. L’ambiance intimiste favorisée par un éclairage tamisé, les espaces contenus et un mobilier de maison de famille séduiront à n’en pas douter les hôtes en mal de campagne et de tranquillité. Le jardin foisonnant, qui constitue à lui seul une pièce de verdure, abritera aux beaux jours les heures de nonchalance et les repas joyeux. À quelque deux heures de la capitale, la promesse est plus que belle…
Découvert presque par hasard en 1987, le Perche s’est imposé à moi comme une évidence. Rien, pourtant, ne m’y prédestinait. J'ai des racines drômoises par mon père et tourangelles par ma mère. Et puis un déjeuner, une rencontre, un paysage et tout bascule. Ici, la douceur des collines, la profondeur des forêts et la noblesse discrète des pierres composent un accord rare. Très vite, l’idée d’y ancrer ma vie s’impose. Le manoir, lui, relevait du songe d’enfance. Lorsque je le découvre, fatigué mais debout, son imperfection me séduit davantage encore. J’avais visité sans émoi, cherché sans conviction ; mais en franchissant cette cour, tout devient limpide. Ce lieu serait le mien. Un choix instinctif dicté par le seul langage du cœur.
Le manoir, dont les origines remontent au 16e siècle, conserve les traces d’un passé plus ancien encore : une tour que l’on dit du 12e siècle, sans certitude absolue. Plus qu’un véritable manoir, il s’apparente sans doute à une ferme noble : ces grandes exploitations rurales enrichies de signes d’apparat. Une fenêtre à meneaux, des cheminées des 15e et 16e siècles en témoignent. L’ensemble révèle une architecture vernaculaire où pans de bois et torchis composent un équilibre, dicté par les ressources locales et un savoir-faire ancestral.
Le manoir est une dépendance probable du château de Courcelles, jadis dressé sur la colline voisine et probablement démantelé à la Révolution. De cet ensemble disparu subsiste la métairie, dont les pierres de taille réemployées, découvertes lors des travaux en seraient les vestiges silencieux. Le lieu s’inscrit aussi dans l’imaginaire du Perche avec la légende de la Bourbonnaise : un seigneur épris d’une dame venue du Bourbonnais, séparé d’elle par l’appel des croisades. À cette mémoire s’ajoute celle d’un terroir voué à l’élevage des puissants chevaux percherons, dont on retrouve des traces dans les hautes portes et les mangeoires surélevées. Plus récemment, un propriétaire américain y a fait revivre des nuits en sons et lumières ; une vocation festive qui se prolonge désormais à travers réceptions, concerts et grandes tablées.
Le manoir offre une authenticité où chaque détail participe à une harmonie sensible : cuivres en cuisine, étains patinés, tapis d’Orient. L’hôte s’y sent comme chez lui, dans une demeure habitée plutôt que décorée. Les sols racontent le temps long, des tomettes anciennes posées il y a quatre siècles, simplement juxtaposées, sans artifice. Nulle concession au moderne ; même le barbecue, façonné par un ferronnier, prolonge cette exigence. Nous proposons un patrimoine respecté et partagé. Restaurer ici relève d’une responsabilité : transmettre sans trahir, faire vivre sans altérer.
Entre collines, bocages et forêts, le Parc naturel régional du Perche déploie une véritable échappée verte. À Nogent-le-Rotrou, le café-épicerie "De Peps" réunit cuisine simple, produits locaux et terrasse animée sur la place du marché. Les épiceries Andreline, à Coudray-au-Perche, mettent à l’honneur les spécialités locales. Le marché de producteurs locaux anime Arcisses chaque vendredi. Au cœur du golf du Perche, "Le Green" offre une halte gourmande dans un cadre verdoyant. La base de loisirs de la Borde et son plan d’eau de 21 hectares se découvrent à pied, à vélo, à cheval ou en canoë. Enfin, Percheval célèbre chaque année le cheval percheron durant le week-end de l’Ascension.
2100 € / semaine
600 € / week-end
Le gîte se compose au rez-de-chaussée d'une grande pièce principale et d'une cuisine équipée. Un escalier en pierre mène à l’étage, qui abrite quatre chambres dont trois chambres doubles avec leur salle de bains ou salle d'eau et une chambre composée de trois lits simples, reliée à la salle d’eau de l’une des chambres doubles.
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