Domme : une discrète maison et son logis indépendant avec jardin
arboré, petites cours intimes et ancienne étable convertie en garage
Domme, DORDOGNE aquitaine 24250 FR

Situation

Au cœur même du village de Domme, surplombant de 150 mètres le Cingle de Monfort, un important méandre de la Dordogne, site Natura 2000. Classé comme « plus beaux villages de France », Domme à 12km de Sarlat, s’enorgueillit d’une bastide royale à plan trapézoïdal construite en 1270, considérée comme l’un des joyaux du Périgord Noir.
La position de Domme à 210 mètres d’altitude, à flanc de falaise avec ses ruelles pentues, ses deux places publiques qui animent ville haute et ville basse et son célèbre panorama sur la vallée alentour attirent chaque été des touristes venus du monde entier.
Le sentier de grande Randonnée GR 64 traverse la commune d'ouest en est, sur environ sept kilomètres.
A un peu plus d’une heure de Brive-la-Gaillarde (aéroport, gare ferroviaire), 15 minutes de Sarlat et moins de 5 minutes de toutes les commodités à Cénac-et-Saint-Julien.

Description

La propriété est constituée d’une maison d’habitation principale, une annexe, et une ancienne étable convertie en garage située à l’écart, dans la même rue, à proximité de la Porte des Tours. L’ensemble se prête volontiers, à la faveur d’une encoignure, au jeu du rattrapage de pentes omniprésentes dans les ruelles très escarpées de ce village-falaise. Sur l’un de ses trois côtés, elle s’ouvre directement sur la Place de la Rode, l’une des deux places du village où s’exerçaient commerces et foires, avec privilège de battre monnaie. C’est dire à quel point elle se trouvait et se trouve toujours au cœur de la vie de la cité dont sa silhouette est indissociable. Hors l’accès sur la place, pas moins de cinq portes dont une large porte charretière desservent la circulation entre la propriété et les artères qui la bordent sur trois côtés.
Le caractère médiéval du bâti et son aspect fortifié est ici partout présent de la Porte des Tours aux remparts du 13e siècle, classés MH, qui ceignent une partie de la cité. La propriété construite aux alentours de 1280 puis constamment aménagée et agrandie jusqu’au 19e siècle, n’y fait pas exception, dégageant une forte impression de sécurité face aux épreuves du temps. Les façades en pierres blondes proviennent des carrières de Mauzens et de celles de Paussac. Solidement jointoyées, elles opposent appareil régulier de pierres taillées et appareil irrégulier présentant les reliefs naturels saillants des surfaces minérales. Sur ces façades, le bois fait souvent des apparitions très remarquées, à la faveur de poteaux corniers, potelets, aisseliers et sablières surtout aux abords du préau de la grande cour ouvrant sur la place. Les sols extérieurs des cours sont dallés d’un patchwork irrégulier de pierres anciennes du Périgord Montagnac.
Les toits fortement pentus sont pour la plupart recouverts de tuiles rectangulaires plates en terre cuite appelées à tort « tuiles de Bourgogne » alors qu’elles sont présentes du Quercy à l’Angleterre et l’Allemagne en passant par la région parisienne.
Certaines des huisseries du préau ont conservé leurs ferronneries et heurtoirs anciens dont la rouille a été figée sous un vernis protecteur, rehaussant ainsi chaque trace que le temps a imprimé dans la pierre et le bois de ce haut lieu d’Histoire. 

La maison principale

Élevée sur trois niveaux dont un de combles, elle présente des façades d’une grande diversité architecturale mêlant éléments médiévaux et ajouts ultérieurs. La façon de traiter les poutraisons noircies y est notamment très remarquable. A la fois d’un rez-de-chaussée sur cour et un rez-de-jardin, la maison offre un aspect composite, presque ludique, dû en partie aux fréquents changements commandés par ses habitants successifs. La cour du rez-de-chaussée, vestige probable d’un bâti préexistant, ouvre sur une salle de séjour avec évier en pierre et traces de pieds-droits de cheminée formant entrée. Un escalier menant à l’étage inférieur rappelle l’usage avant tout commercial des rez-de-chaussée dans toute cette région. Un corridor mène à deux chambres donnant sur un « bolet », ce perron couvert situé au premier niveau des « maisons blocs ». Ici, le bolet forme balcon dont l’escalier mène à la cour intérieure principale. Une salle de douche avec toilettes complète cette partie.
ici, des éléments de modénature ont été déplacés sans ménagement au fil du temps et selon l’usage que l’on pouvait en avoir. Ainsi une cheminée monumentale en pierre à l’imposant manteau de style Renaissance et le coussiège qui lui est adossé encadrent aujourd’hui une petite fenêtre ouverte à même l’âtre.
Côté rez-de-jardin : une cuisine ouvrant sur la cour principale semi-couverte et le jardin, une salle à manger ouvrant sur le jardin uniquement, une buanderie, des toilettes, et une cave. Partout, les murs en pierre blonde des carrières de Mauzens. Sols en carrelages hétéroclites ou parquet moderne. Faux plafonds en frisette peinte.
Les combles facilement aménageables pour qui voudra s’y atteler, affichent à l’extérieur leurs typiques lucarnes de versant ou leurs fenêtres pendantes alternant avec le même aimable désordre que tous les autres éléments architecturaux.

La maison d’amis

Edifiée au 19e siècle, sur trois niveaux dont un de combles aménagés, elle s’ouvre au rez-de-jardin sur une salle de séjour très lumineuse percée de grandes baies traversantes, donnant aussi sur la cour principale semi-couverte et sur une terrasse menant au jardin. Au sol, un damier de petits carreaux industriels noir et blanc des années 1950. Les murs en appareil irrégulier sont de la même pierre blonde de Mauzens que tout le reste du bâti. Les plafonds en tant-plein-que-vide sont peints en blanc.
Une volée d’escalier en pierre et bois autorise l’accès au 1er étage, dont les deux chambres, salle-de-bain avec toilettes. desservie par un couloir commun ouvrent sur la campagne environnante et les toits de la ville basse. Murs en pierre blondes, sols en parquet anciens, faux plafonds en frisette peinte en blanc. Un escalier métallique dépliant mène au grenier, aménagé en une chambre à usage de dortoir pour enfants.

Ancienne étable

Non attenante à la propriété, élevée sur deux niveaux dont le rez-de-chaussée a été réservé à usage de garage et dont l’étage pourrait bénéficier sans difficulté d’un changement d’affectation pour être aménagée en habitation supplémentaire et totalement indépendante du reste de la maison.

Ce que nous en pensons

Les cinq entrées différentes dont dispose la maison, de même que la polyvalence du bâti, adaptable à plusieurs usages, sont un des avantages majeurs de ce lieu. Tout est imaginable à partir de cette invitation à l’indépendance et à la liberté. La situation de la maison ancrée dans la mémoire collective de Domme, à la fois en plein cœur du village sur une de ses principales places publiques se prêterait particulièrement bien à un usage commercial dans ce village extrêmement touristique et très visité. Cependant, la configuration des bâtiments, leur distribution intelligente au gré de cours intérieures, du jardin et de patios, les isolent dans une véritable bulle, suffisamment en retrait du voisinage immédiat pour les rendre compatibles avec une utilisation résidentielle privée. Quantité d’aménagements sont envisageables, y compris la construction d’une piscine cachée mais en plein cœur de village. Les toitures récemment refaites, la solidité du bâti, son bon état général et sa luminosité amplifient le capital confiance que peut inspirer ce lieu singulier.

Vente en exclusivité

528 000 € Honoraires de négociation inclus
500 000 € Honoraires exclus
5.6% TTC à la charge de l'acquéreur


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Référence 758763

Surface cadastrale 700 m2
Surface du bâtiment principal 200 m2
Nombre de chambres 4
Surface des dépendances 110 m2

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Direction Régionale

Ilan Libert +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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