Proche de Montpellier, une « folie » dans le goût néogothique du 19e s.,
sa dépendance aménagée, sa piscine et son parc boisé de 4 ha clos de murs
Junas, GARD languedoc-roussillon 30250 FR

Situation

Dans un village du sud du Gard, adossé aux paysages de garrigue et de vignes, la propriété est blottie au cœur de la Vaunage, tutoyant du regard la bourgade de Sommières et les carrières de Junas. C’est là une campagne qui vit toute l'année, animée par de multiples marchés hebdomadaires et des services de proximité.
L’accès par l’A9 offre des liaisons directes vers Nîmes, Montpellier et la vallée du Rhône, tandis que l’A54 facilite les connexions vers l’est (Arles et Marseille). La gare la plus proche, celle de Vergèze-Codognan, permet de rejoindre via un TER Occitanie les gares TGV de Nîmes et de Montpellier en 15 min environ.
À 30 min, les aéroports de Nîmes-Garons et de Montpellier-Méditerranée proposent un large choix de vols nationaux. Enfin, à 1 h 30, l’aéroport de Marseille-Provence demeure l’alternative idéale pour les liaisons internationales.

Description

La propriété, d'une surface d'environ 4,2 ha, est scindée en deux par un chemin qui sépare le parc boisé clos de murs et les jardins en restanques. La limite occidentale du domaine est tracée par un ruisseau qui serpente entre de majestueux platanes.
Le château, d'une surface habitable d'environ 750 m², a été édifié sur un léger relief, en surplomb d’un pré où paissent des chevaux et de jardins de buis taillés en topiaire. Une harde de daims a l'habitude de s’ébrouer dans la partie boisée et close du domaine.
Un portail en fer ouvragé, aux motifs de fers de lance, ouvre l’accès à la cour d’apparat. Celle-ci est parée d'une calade en galets ronds formant un tapis aux dessins géométriques. Elle précède une courte volée de marches qui mène à la terrasse.
Reconstruit vers 1825 sur les vestiges d’une gentilhommière du 16ᵉ s. détruit en 1792, le corps de logis principal – « Le château » – adopte un plan sobrement rectangulaire, qui contraste avec la sophistication de son décor presque oriental et de son surprenant fronton couronné. La toiture est en tuiles romaines traditionnelles.
Séparés du château au sud par une cour agricole recouverte de fin gravier, les anciens communs, élevés d’un étage sur rez-de-cour, ont été transformés au 20ᵉ s. en dépendances aménagées totalement autonomes. Étonnamment, ces communs ont bénéficié du même traitement décoratif néo-gothique et de la même recherche architecturale que le château – un soin tout à fait inusité pour des écuries. Ce parti pris témoigne d'une volonté d’harmonisation porteuse d'une grande homogénéité d'ensemble, qui autorise, ici et là, quelques variations de modénature.
Au nord, un oratoire voûté en tunnel et orné a fresco de volutes de lierre, symbolisant la fidélité et l’éternité, a été préservé à proximité du château. Une source privée assure l'irrigation de toute la propriété.
À noter que les façades et toitures du corps de logis, comme la façade nord des communs, sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 19 novembre 1985.

Le château

L’édifice, élevé de deux étages sur rez-de-jardin et caves, est exemplaire du style néo-gothique de la période romantique. À l’est, la façade principale présente un avant-corps central en légère saillie et surélévation. La porte d'entrée bénéficie d'un traitement décoratif inhabituel : une ogive surbaissée qui tend vers l’accolade, encadrée par deux pinacles à crochets et fleurons, puis surmontée d'une clef saillante en « goutte renversée ». Cette même clef orne les baies du premier étage.
Le dernier niveau est, quant à lui, souligné par une série d’oculi quadrilobés et cloisonnés à motif de trèfle à quatre feuilles.
La partie supérieure de l’avant-corps, en surélévation, est ornée d’un fronton curviligne monumental supporté par des faux mâchicoulis. Celui-ci figure une couronne comtale à onze perles au lieu des neuf habituelles en héraldique.

Les caves
Sur le côté de l’escalier du vestibule, derrière une porte presque dérobée, se dévoile un ensemble de caves voûtées, vestige probable du 17ᵉ s. Plusieurs espaces aux voûtes à la fois en tunnel et quadripartites, d'une superficie d'environ 30 m², constituent la partie la plus ancienne du château.

Le rez-de-jardin
À l'est, la porte principale, à deux vantaux de bois ouvragé peints en blanc et surmontée d’une imposte à motifs quadrilobés, commande un lumineux vestibule tout en fenêtres contournées qui évoquent la Sérénissime, avec moulures et fontaine d’angle en marbre. C’est l’écrin d’un escalier monumental à deux volées droites, qui dessert les étages.
Ce niveau de réception, aux décors très raffinés, s'organise autour de cinq pièces en enfilade : deux vastes salons de réception ornementés de plafonds à caissons de style Second Empire et de cheminées en marbre, une noble salle à manger aux fresques paysagères brillamment exécutées par Jean-Loup Daraux, une cuisine ultra-contemporaine ainsi qu'une bibliothèque aux plafonds à la française agrémentée d'une large cheminée en pierre de type « cantou ». Le sol est paré dans le hall, un salon et la salle à manger d’un « granito terrazzo » orné d'un décor de « pietra dura » ; les autres pièces sont carrelées.

Le premier étage
Changement radical d’atmosphère à l’étage noble, qui regroupe cinq chambres dont certaines en suites dans des décors d’inspiration 18ᵉ s. et néoclassique, à l’exact opposé du style orientalo-vénitien des façades. Ici, tout n’est que murs peints de cartouches en grisaille à sujets provençaux, médaillons de paysages champêtres, papiers peints anciens et frises en trompe-l’œil de draperies. Plusieurs sols sont recouverts de tomettes anciennes hexagonales, explorant toutes les nuances du rouge occitan, d’autres de parefeuilles anciens en réemploi, disposés en appareil irrégulier. Les plafonds, parfois moulurés, sont ornés de gypseries rechampies aux tons pastel, d’inspiration 17ᵉ et 18ᵉ s.
Chaque chambre dispose de sa propre salle de bain ou de douche.

Le second étage
Jadis destinées à la domesticité, les pièces à coucher du dernier niveau ont vu leur taille doublée voire triplée par rapport à leur superficie d’origine. Elles constituent aujourd’hui un ensemble de six chambres et salles de bains, décorées avec le même goût et la même élégance néoclassique qu'à l’étage inférieur.
Une mention spéciale toutefois pour la petite merveille que constitue la chambre aux oiseaux, avec son trompe-l’œil de pages de manuel ancien d’ornithologie réalisé d'après des planches de Buffon, retenues aux murs par des liens de bambou. Les plafonds, plus bas que ceux de l’étage noble, et les étranges motifs quadrilobés des oculi donnent une atmosphère singulière aux chambres, dont certaines ont conservé une émouvante sobriété. Le caractère encore « ancillaire » des sols – avec leurs carreaux de terre cuite mat et rude du milieu du 19ᵉ s. – ajoute à l’authenticité dépouillée de ces espaces.

Les communs

Élevés d’un étage et orientés nord-sud, les anciens communs – autrefois à usage d’écuries, comme l'atteste la présence de râteliers à foin et de mangeoires pour équidés – ont été réhabilités en une maison de réception de quelque 200 m².
Le salon de chasse est la pièce maîtresse, spectaculaire salle des trophées de 80 m² environ avec une charpente s'élevant à plus de 5 m ainsi que des sols en patchwork de parefeuilles et de pierres anciennes d’une grande originalité. Les soubassements en lambris de bois peint, les murs chaulés de terre de Sienne et les plafonds en voûtains parachèvent l’atmosphère de pavillon de chasse. L’étage rassemble une chambre et une pièce de réception avec cheminée.
Un second bâtiment de dépendances, à usage de buanderie et de stockage, clôt la cour au couchant et ouvre sur un petit jardin « médiéval » composé de buis et d’oliviers.

Le parc et la piscine

Au couchant, le château est bordé de jardins à la française et de buis en topiaire. Au septentrion, une série de restanques se déploie à la façon des jardins italiens de la Renaissance. L'utilisation de la pierre des carrières de Junas dans leurs éléments bâtis crée une pleine harmonie chromatique avec les ocres de la façade. Au sud-ouest, l'une des restanques est entièrement dominée par une petite oliveraie. En contrebas de la terrasse principale, accessible par un escalier de pierre, se dévoilent la piscine, son abri et un cabanon de jardin.
Une allée de platanes centenaires, des bassins d’agrément alimentés par des fontaines, des parterres de rosiers, un ancien poulailler, des daims et des chevaux à la présence gracieuse parachèvent le sentiment virgilien de ce parc hors du temps.

Ce que nous en pensons

Une « folie » néo-gothique réjouissante à regarder, illustration même de la singularité stylistique de la période romantique. Ses onze chambres et ses communs, réhabilités en habitation indépendante et en espace de réception, en font le lieu idéal pour des séjours éphémères dans le cadre d’un projet hôtelier à taille humaine, aussi bien qu’une résidence privée particulièrement originale.
Survivance de ce que le passé a pu produire de plus décalé et de plus nostalgique dans le domaine architectural, elle a été entretenue et bonifiée au fil des décennies. Elle n’a rien perdu de son humour originel ni de son âme, et a de surcroît gagné en élégance, en confort comme en modernité.
Une demeure singulière par essence, donc, dans chacun de ses volumes colorés, de ses revêtements ornementés ou de ses reliefs architecturés. La maison d’un coup de foudre.

Vente en exclusivité d'agence

2 250 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 451239

Surface du bâtiment principal 750 m²
Surface des dépendances 200 m²
Surface cadastrale 4 ha 17 a 96 ca
Nombre de pièces 18
Nombre de chambres 11

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Thierry Arlabosse +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.