Sur un plateau du mont Lozère en pleine nature,
une ancienne ferme et son logis du 19e s. entièrement restaurés
Pont de Montvert - Sud Mont Lozère, LOZERE languedoc-roussillon 48220 FR

Situation

À la jonction entre la Lozère, le Gard et l'Ardèche, au cœur du parc national des Cévennes, dans un paysage vallonné de chaos granitiques et de genêts, la propriété domine la région jusqu'à l'horizon méditerranéen. Au bout d'une route se terminant en piste sur quelques kilomètres, cette ancienne ferme et son logis entièrement construits en granite se fondent dans la nature à plus de 1 200 m d'altitude. Le chemin est déjà un voyage sur le plateau du mont Lozère avec rencontre des troupeaux. Tout près, les sentiers de randonnée et les coins de baignade promettent des instants de détente dans une nature intacte. Inscrit depuis 2011 au patrimoine mondial de l’Unesco, le paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen des Causses et Cévennes donne à ce lieu un cadre de vie d’exception, au rythme des saisons.
À 1 h 30 de Mende ou d'Alès, en retrait de la vie urbaine, elle n'est pas pour autant déconnectée du monde moderne. La bonne couverture du réseau internet et mobile n'entache en rien le paysage, grâce à sa dissimulation dans le sol, permettant de se connecter également à son environnement. À pied ou en voiture, elle est à moins de 1 h des commerces, des établissements scolaires et de la gare de Génolhac.

Description

Ancienne dépendance prieurale dont la présence est attestée depuis le 14e s., la ferme a conservé en son sein plusieurs éléments lapidaires d'origine. Haut lieu du maquis pendant les guerres de Religion qui ont sévi du 16e s. au 18e s., elle accueillit de nombreux huguenots dans cette région hautement protestante. Ils trouvèrent alors refuge sur ces hauteurs pour organiser leur résistance, leur culte ou leur fuite sans renier leur foi, avant le grand départ souvent définitif pour Genève.
Au début du 20e s., la région va voir disparaître ses derniers toits de chaume, suite à divers incendies ou à l'abandon de la campagne au profit de la ville et de son confort plus moderne. Quelques ruines subsistent dans les alentours et témoignent d'un passé qui ne demande qu'à renaître de ses cendres. Certaines furent reconstruites dans les années 1960, recouvertes de lauzes, par des passionnés d'architecture paysanne et par le parc national des Cévennes, ce dernier les valorisant comme gîtes.
La propriété figure parmi les trois maisons d'un petit hameau principalement occupées de manière saisonnière. En raison de son éloignement et de sa protection étatique au titre de parc national, le territoire fut préservé car ses habitants ne furent pas incités à céder, par facilité, aux matériaux modernes et exogènes à la région. La typologie et la typicité du bâti n'ont pas été les seules à bénéficier d'une telle protection : le paysage a également été objet d'une attention durable grâce à laquelle aucune nuisance visuelle n'est venue perturber le bien-être des habitants, encore en harmonie avec leur environnement.
Les quelques voisins sont principalement des chevaux, ovins ou bovins et randonneurs dissimulés par une haie arborée. De l'autre côté de la propriété, une rivière, à la fois cours d'eau et bassin naturel privé, forme plusieurs petites cascades et lieux de jeux aquatiques, où se délasser sans attirer les regards, hiver comme été.

L'ancien logis du propriétaire

Orienté vers le sud comme la majorité des fermes cévenoles, il se caractérise par une organisation typique des bâtiments construits pour résister aux froids hivers ; la taille des baies laisse le soleil d'été éclairer les pièces sans trop les réchauffer et ses murs épais isolent le logis par tout temps.
Élevé de trois niveaux, le logis est couvert d'une toiture en lauze à deux pans avec faîtage en lignolet agrémenté de pierres protectrices. Ses menuiseries en bois avec double vitrage et ses robustes contrevents renforcent l'isolation.

Le rez-de-chaussée
Avec son imposante cheminée qui occupe tout le mur occidental, son ancien four à pain au nord et ses placards muraux, l'espace de réception qui occupe le premier niveau est entièrement dallé en schiste. Parallèlement, la cuisine repose sur un plancher en châtaignier, loin de celui des vaches, même si demeure encore à l'est la porte qui menait à leur logis. Contre le mur nord, dans le prolongement de la cheminée, un escalier en bois mène à l'espace nuit, à l'étage.

Le premier étage
Il est divisé par un long couloir qui dessert deux chambres à coucher, avec chacune une fenêtre au sud. Quelques marches en bois y annoncent la présence d'un autre étage. À l'instar du reste de la maison, chaque pièce allie le bois naturel au minéral de la pierre ou de l'enduit, qui apporte une chaleur particulière dans ce contexte. La dernière chambre, entièrement voûtée, est logée dans l'extension entre les deux corps de ferme. Elle ouvre sur une salle de bains et possède son propre accès par l'extérieur, agrémenté d'un petit balcon.

Le deuxième étage
Une grande chambre à coucher occupe le dernier niveau. Entièrement voûtée et enduite, cette pièce occupe, avec son vieux plancher en bois, toute la surface au sol de l'ancien logis. Telle une petite chapelle, l'espace est baigné de lumière par de petites baies ouvrant à l'est et à l'ouest, suffisantes pour faire rayonner les quartz de l'enduit, qui donnent un aspect céleste à la voûte.

L'ancienne ferme

En équerre par rapport au logis, elle a conservé de nombreux éléments qui révèlent ses usages passés, même si elle a depuis lors été adaptée aux us les plus modernes, équipée de sanitaires, d'une cuisine et d'un sauna, notamment.
D'une hauteur à peine supérieure à celle du bâtiment d'habitation principal et élevée sur deux niveaux, elle est couverte comme ce dernier d'une toiture en lauze avec faîtage en lignolet.

Le rez-de-chaussée
L'ancienne ferme est accessible soit via une porte charretière qui donne sur l'extérieur, soit depuis la cuisine du logis. Elle conserve son dallage de pierres de schiste qui permettait la surélévation du bétail, principalement des vaches allaitantes. Vaste espace de stockage qui occupe la partie nord du bâtiment, cette grande pièce abrite à l'est un sauna avec aménagements en bois ainsi qu'une salle d'eau avec douche à l'italienne et sanitaires. Ces lieux d'aisance sont liés à un espace de vie créé dans la partie méridionale. Ouverte jusqu'à la voûte qui protégeait initialement la fenière – la grange à foin qui surmontait l'étable –, l'ancienne ferme est composée d'un espace cuisine et d'un foyer autour d'une grande tablée. Grâce à une large baie, la lumière et la nature entrent dans le logis, formant un tableau bucolique et champêtre où l'on pourrait presque voir passer quelques nymphes.

Le premier étage
À ce niveau, la fenière a laissé place à une grande pièce, accessible par un escalier depuis l'espace de vie ou directement depuis l'extérieur via la terrasse nord. Sous une grande voûte en pierre enduite, le volume, dégagé et ainsi révélé, peut servir de grand dortoir, d'espace de méditation ou de yoga, aussi bien que de lieu de concert. L'espace de vie ouvre sur un petit balcon au sud du gîte.

Les espaces extérieurs

Protégés des vents dominants par le bâti, ils occupent un promontoire ouvert sur la canopée. Aménagé en pente douce et en petites terrasses, le jardin ressemble à un théâtre où la nature se donne à voir comme un spectacle permanent. Peu boisé, il peut à souhait être cultivé ou se faire espace d'agrément. Des arbres fruitiers dont des mirabelliers, des poiriers et des groseilliers, apportent une touche de plaisir en saison estivale.
Une abondante source jaillissante à la jonction des deux habitations abreuve par son débord du bassin les divers gradins du jardin avant de rejoindre le cours, plus important, de la rivière.

Les ruines à reconstruire

Une ancienne habitation se dessine encore avec quelques pans de murs qui laissent place à un projet de reconstruction pour les plus audacieux.

Ce que nous en pensons

Une propriété du bout du monde, qui forme un havre de paix et de repos, loin des agitations urbaines, dans l'intimité et l'immensité verdoyante d'un paysage des plus variés, de concert avec la nature. Sa restauration récente typique des Cévennes du mont Lozère a préservé l'harmonie qui la lie à son environnement. Mais, quoique tourné vers la contemplation du dehors, le lieu se montre propice au travail et à la vie active grâce aux moyens technologiques modernes. Les deux habitations offrent de nombreuses possibilités d'accueil pour des amateurs de nature. Au-dehors et au-dedans, dans la rivière ou le sauna, corps et esprit se régénèrent.
De surcroît, la propriété appartient à la Réserve internationale de ciel étoilé, qui garantit des nuits claires loin de toute pollution lumineuse, pour des soirées entières sous le clair de lune à observer les astres.

830 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 269314

Surface du bâtiment principal 150 m²
Surface des dépendances 200 m²
dont aménagées 156 m²
Surface cadastrale 6803 m²
Surface totale intérieure 306 m²

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Sidonie Schramm +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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